La lettre désespérée
La lettre désespérée
Je t'aime, mon fol amour aux renoncements vains, aux espérances zébrées de déchirures, toi qui.
Ma main dans ta main n'y pouvait rien, abandonnée à sa lassitude de ne plus savoir caresser tendrement, perdue dans ta paume attentive et glaciale déjà.
Il est des regards qui percent l'horizon des amours impossibles, pour se perdre dans les adieux anticipés, inévitables et sans réponse.
Je t'aime, mon fol amour faon, comme on peut aimer sans pouvoir davantage, comme on peut aimer en sachant que la soif ne s'en ira pas malgré.
Je t'aime.
Et les silences n'y pourront rien, ni les biffures, ni la rage, ni l'ailleurs, ni l’après, ni l’autrement.
Les mots ont perdu leur sens depuis des siècles à multi fonds, entre framboise et le feu d'un whisky sans qu'ils aient jamais pu noyer leur indicible.
Il y aura l'aube encore, un peu plus terne, un peu plus lourde, un peu comme une nuit qui ne voudrait plus mourir. L’aube douce amère en larmes roulées à charrier la pierre fatidique.
Et puis le battement fou d'un coeur qui accroche de ses forces restantes l'échancrure du ciel, envoyant dans l'immobilité soudaine du temps son déploiement presque inaudible, comme un dernier S.O.S lancé à l'aveuglette. Sans attente.
Chaos du monde.
Entre l'écorce de leurs doigts tendus vers l'étoile, la sève encore.
Je t'aime toi. Nous.
Tous les pardons du monde, après le séisme sans nom, ravageur de beauté, élans fusillés. Au pied d'un poteau d'exécution, dans les décombres de deux vies, un foulard. Blanc.
Colombe.
Aux amours tragiques, aux amours trahies par l'inaptitude et la crainte irréversible d'un ciel bleu qui ne se lèvera jamais.
Je t'aime, mon fol amour aux renoncements vains, aux espérances zébrées de déchirures, toi qui.
Ma main dans ta main n'y pouvait rien, abandonnée à sa lassitude de ne plus savoir caresser tendrement, perdue dans ta paume attentive et glaciale déjà.
Il est des regards qui percent l'horizon des amours impossibles, pour se perdre dans les adieux anticipés, inévitables et sans réponse.
Je t'aime, mon fol amour faon, comme on peut aimer sans pouvoir davantage, comme on peut aimer en sachant que la soif ne s'en ira pas malgré.
Je t'aime.
Et les silences n'y pourront rien, ni les biffures, ni la rage, ni l'ailleurs, ni l’après, ni l’autrement.
Les mots ont perdu leur sens depuis des siècles à multi fonds, entre framboise et le feu d'un whisky sans qu'ils aient jamais pu noyer leur indicible.
Il y aura l'aube encore, un peu plus terne, un peu plus lourde, un peu comme une nuit qui ne voudrait plus mourir. L’aube douce amère en larmes roulées à charrier la pierre fatidique.
Et puis le battement fou d'un coeur qui accroche de ses forces restantes l'échancrure du ciel, envoyant dans l'immobilité soudaine du temps son déploiement presque inaudible, comme un dernier S.O.S lancé à l'aveuglette. Sans attente.
Chaos du monde.
Entre l'écorce de leurs doigts tendus vers l'étoile, la sève encore.
Je t'aime toi. Nous.
Tous les pardons du monde, après le séisme sans nom, ravageur de beauté, élans fusillés. Au pied d'un poteau d'exécution, dans les décombres de deux vies, un foulard. Blanc.
Colombe.
Aux amours tragiques, aux amours trahies par l'inaptitude et la crainte irréversible d'un ciel bleu qui ne se lèvera jamais.