[vers janvier 1877]
Mon cher Pissarro,
J'ai appris avec plaisir que Monsieur Caillebotte vous avait acheté des tableaux, ce qui vous donnait quelque temps pour vous retourner [Cette lettre complète la précédente. Caillebotte écrit à Pissarro, le 24 janvier 1877, « qu'il lui prend son grand tableau » (Louveciennes, P.V.123), « malheureusement, je ne peux rien donner pour le petit, les fins d'année et commencements sont embêtants pour tout le monde… » (M. Berhaut, Caillebotte, Paris, 1978, p. 243). D'autre part, le projet de faïence prendra corps sans devenir une source de rapport pour Pissarro pour autant (cf.]. Bailly-Herzberg, op. Cit. pp. 118-119). Quant à Piette, il est maintenant assuré de faire sa future et dernière vente.]. Si la somme était un peu juste et que vous ayez besoin d'un billet de cent francs, vous pourriez me le dire, je vous l'enverrai. Votre idée de faïence puisse-t-elle vous réussir sans trop d'emmagasinage et sans trop faire l'affaire du fabricant, car là aussi, je vois, il ne suffit pas de produire : il faut trouver des amateurs. Mais je ne doute pas qu'il y ait plus de convoitise pour un vase que pour un tableau. Le tableau est abhorré.
Je vais faire une vente, vers février, elle sera mauvaise dit Martin, mais il me conseille de la risquer pour que je ne meure pas d'oubli. J'essaierai. Pourriez-vous m'envoyer de chez notre papetier une main de ce papier buvard rose pâle que nous avions acheté ensemble. Je ne puis en trouver ici que de rouge trop sombre.
Bien à vous,
Piette.
Ma femme envoie ses amitiés ainsi qu'à Madame Pissarro. Nous embrassons les enfants.
J'ai appris avec plaisir que Monsieur Caillebotte vous avait acheté des tableaux, ce qui vous donnait quelque temps pour vous retourner [Cette lettre complète la précédente. Caillebotte écrit à Pissarro, le 24 janvier 1877, « qu'il lui prend son grand tableau » (Louveciennes, P.V.123), « malheureusement, je ne peux rien donner pour le petit, les fins d'année et commencements sont embêtants pour tout le monde… » (M. Berhaut, Caillebotte, Paris, 1978, p. 243). D'autre part, le projet de faïence prendra corps sans devenir une source de rapport pour Pissarro pour autant (cf.]. Bailly-Herzberg, op. Cit. pp. 118-119). Quant à Piette, il est maintenant assuré de faire sa future et dernière vente.]. Si la somme était un peu juste et que vous ayez besoin d'un billet de cent francs, vous pourriez me le dire, je vous l'enverrai. Votre idée de faïence puisse-t-elle vous réussir sans trop d'emmagasinage et sans trop faire l'affaire du fabricant, car là aussi, je vois, il ne suffit pas de produire : il faut trouver des amateurs. Mais je ne doute pas qu'il y ait plus de convoitise pour un vase que pour un tableau. Le tableau est abhorré.
Je vais faire une vente, vers février, elle sera mauvaise dit Martin, mais il me conseille de la risquer pour que je ne meure pas d'oubli. J'essaierai. Pourriez-vous m'envoyer de chez notre papetier une main de ce papier buvard rose pâle que nous avions acheté ensemble. Je ne puis en trouver ici que de rouge trop sombre.
Bien à vous,
Piette.
Ma femme envoie ses amitiés ainsi qu'à Madame Pissarro. Nous embrassons les enfants.
Chapitre suivant : Paris, 24 mars 1877