[1874]
Mon cher Pissarro,
J'ai reçu votre lettre d'arrivée à Paris, et suis heureux que vous soyez arrivés à bon port, seulement je persiste à croire que le train ordinaire était le meilleur. Je vous remercie des renseignements que vous me donnez, ils sont conformes à nos craintes formées à Montfoucault.
Je travaille néanmoins avec rage, les motifs de marché sont épatants, j'en abats : je viens de recevoir une lettre du photographe de Fougères, il me fait quatre cents francs sa voiture, il faut maintenant que j'aille la voir, je vais m'exécuter au premier jour.
Grâce au travail enragé que je mène à Lassay, nous n'avons pas eu l'ennui qu'on a toujours dans une maison vide après le départ d'amis. Nous sommes tous à Lassay, même chose.
Je souhaite que vos amateurs se dégèlent [Cette lettre a été écrite vers la fin de l'été, après le séjour des Pissarro à Montfoucault. Les amateurs attendus ne se présenteront pas, Durand-Ruel est toujours aussi gêné et suspend toujours son aide : toutes les tentatives de Pissarro échouant, il repartira à Montfoucault avec sa famille, de la fin octobre 1874 à février 1875.]. Quant à Durand, s'il en a vendu une ou deux [aquarelles], il faudra bien que je le sache quand il me rendra ma collection. Nous vous embrassons Madame Piette et moi tous et vous prions de croire à notre affection.
Veuillez remercier Madame votre mère de ses sympathiques salutations et l'assurer de notre respect. Poignée de main pour votre dame et vous.
Piette.
Je pars pour Fougères.
J'ai reçu votre lettre d'arrivée à Paris, et suis heureux que vous soyez arrivés à bon port, seulement je persiste à croire que le train ordinaire était le meilleur. Je vous remercie des renseignements que vous me donnez, ils sont conformes à nos craintes formées à Montfoucault.
Je travaille néanmoins avec rage, les motifs de marché sont épatants, j'en abats : je viens de recevoir une lettre du photographe de Fougères, il me fait quatre cents francs sa voiture, il faut maintenant que j'aille la voir, je vais m'exécuter au premier jour.
Grâce au travail enragé que je mène à Lassay, nous n'avons pas eu l'ennui qu'on a toujours dans une maison vide après le départ d'amis. Nous sommes tous à Lassay, même chose.
Je souhaite que vos amateurs se dégèlent [Cette lettre a été écrite vers la fin de l'été, après le séjour des Pissarro à Montfoucault. Les amateurs attendus ne se présenteront pas, Durand-Ruel est toujours aussi gêné et suspend toujours son aide : toutes les tentatives de Pissarro échouant, il repartira à Montfoucault avec sa famille, de la fin octobre 1874 à février 1875.]. Quant à Durand, s'il en a vendu une ou deux [aquarelles], il faudra bien que je le sache quand il me rendra ma collection. Nous vous embrassons Madame Piette et moi tous et vous prions de croire à notre affection.
Veuillez remercier Madame votre mère de ses sympathiques salutations et l'assurer de notre respect. Poignée de main pour votre dame et vous.
Piette.
Je pars pour Fougères.
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