Ludovic Piette - Mon cher Pissarro - Lettres de Ludovic Piette à Camille Pissarro - Extraits - In Libro Veritas

In Libro Veritas

Mon cher Pissarro - Lettres de Ludovic Piette à Camille Pissarro

Par Ludovic Piette

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Table des matières
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[1864]

Mon cher Pissarro,
J'ai su avec plaisir que le voyage de votre dame et de votre enfant s'était fait sans autre accident que fatigues inévitables. Tout cela doit avoir disparu depuis longtemps [Il est sûrement question ici du retour des Pissarro de Montfoucault à Paris, après le premier séjour chez Piette. On voit que seul Lucien était né.].
J'ai écrit à votre marchand de couleurs directement de m'envoyer des couleurs afin de ne vous déranger pas ( ?) pour ces bagatelles. Merci de la pièce de ganse puisque vous avez eu la bonté d'envoyer à ma femme. Le prix n'était pas marqué, mais ma femme croit le connaître. J'avais [illisible] pour faire nos comptes. Madame Pissarro m'a dit de donner un franc au domestique qui a porté vos effets à Lassay, le messager de Lassay à Alençon a pris un franc vingt-cinq, total deux francs vingt-cinq. C'est juste la somme que ma femme vous doit selon elle pour votre envoi de ganse.
Je vous dois sauf erreur :
Deux tubes de blanc    0,50
Huit tubes " "    2 ( ?)
Douze id. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …3
Bleu minéral 3    0,60
Chrome un    0,25
Vert émeraude, deux, un    0,10
Laque fine, trois    1,05
Outremer, six tubes    2,10
plus deux que j'avais pris précédemment ……0,70
Sienne brûlée, trois    .0,45
Id. naturelle, huit . . . . . . . . . . . . . . . . . . …….1,20
Brun rouge …………………………………..0,60
Ocre jaune, deux    .0,30
13,85 [Ces chiffres sont intéressants car ils donnent un aperçu de la gamme des couleurs employées par Piette et le prix qu'elles coûtaient à l'époque. Nous ne trouvons pas le même total que Piette, mais cette lettre, où l'encre s'est effacée en passant au travers du papier, est la plus difficile à interpréter du lot, y compris dans ses chiffres. Nous remercions spécialement Madame Vatinel (musée de Pontoise) qui, avec beaucoup de patience, est arrivée à la déchiffrer presque entièrement.]
Vous seriez bien aimable, quand vous passerez dans le quartier de mon correspondant, Monsieur Drouelle, 44, rue de Constantine à la Chapelle Saint-Denis, de lui demander cette somme pour éviter le voyage de Lassay (...). La rue Constantine donne près du Château Rouge, au bas de Montmartre, du côté de La Chapelle.
J'espère que vous allez bien et travaillez. Moi, j'en abats toujours. J'ai reçu une lettre hier (seulement ?) d' Italie [Probablement une lettre du frère de Piette.]. J'ai été joué. Adieu cher ami. Cet hiver, car je vais louer un atelier. Peut-être aurai-je recours à votre obligeance pour me trouver cela. Nous verrons. Je vous serre la main. On attend ma lettre pour la porter à Lassay. Adieu.
Piette.
Mes compliments de moi et de ma femme pour vous et votre dame. Baiser au petiot.
A vous,
Piette.

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