24 août 1863
Mon Cher Pissarro,
Je trouve votre lettre qui m'attend chez moi depuis longtemps pendant mon absence. Je vois avec plaisir que vous vous êtes décidés [Il s'agit certainement du premier projet de séjour de la famille Pissarro à Montfoucault (Lucien, l'aîné des enfants, était né le 23 février 1863) mais la lettre suivante nous apprend qu'il est reporté. Pissarro passera les mois suivants dans une maison « au bord de l'eau », sur la Marne, à La VarenneSaint-Maur.]. Il en sera fait à votre gré touchant le petit contingent que vous désirez apporter dans les dépenses de mon intérieur, puisque vous vous sentirez plus à l'aise par ce moyen, et que vous prolongerez votre séjour.
Seulement ne sachant au juste si vous viendrez ni quand vous viendrez, j'attends des chasseurs pour la première huitaine de septembre et j'ai vocalement promis d'aller chez un ami ensuite : je crois toutefois que le 15 septembre je serai rentré : je ferai tout au monde pour rentrer plus tôt si je puis, vers le 15 septembre donc ; nous conviendrons du jour auquel vous prendrez le train pour aller vous chercher ; je vous écrirai à cet effet dans une douzaine de jours d'ici.
Si vous ne répugnez pas à rester ici quelques temps, prenez bien tout ce qui vous est nécessaire. Mettez cela d'avance vers huit ou dix jours à la petite vitesse au chemin de fer (de l'Ouest, gare Montparnasse, mais à la gare de la petite vitesse à Vaugirard).
Adressez cela (envoi du ..., date lisible, petite vitesse. M. Mottin, messager à Alençon, pour remettre à M. Piette, à Lassay (Mayenne), Alençon, restant en gare. J'avertirai le messager.
Je ne sais si j'irai à Paris, j'y compte mais je resterais bien volontiers ici avec vous.
Je trouve votre lettre qui m'attend chez moi depuis longtemps pendant mon absence. Je vois avec plaisir que vous vous êtes décidés [Il s'agit certainement du premier projet de séjour de la famille Pissarro à Montfoucault (Lucien, l'aîné des enfants, était né le 23 février 1863) mais la lettre suivante nous apprend qu'il est reporté. Pissarro passera les mois suivants dans une maison « au bord de l'eau », sur la Marne, à La VarenneSaint-Maur.]. Il en sera fait à votre gré touchant le petit contingent que vous désirez apporter dans les dépenses de mon intérieur, puisque vous vous sentirez plus à l'aise par ce moyen, et que vous prolongerez votre séjour.
Seulement ne sachant au juste si vous viendrez ni quand vous viendrez, j'attends des chasseurs pour la première huitaine de septembre et j'ai vocalement promis d'aller chez un ami ensuite : je crois toutefois que le 15 septembre je serai rentré : je ferai tout au monde pour rentrer plus tôt si je puis, vers le 15 septembre donc ; nous conviendrons du jour auquel vous prendrez le train pour aller vous chercher ; je vous écrirai à cet effet dans une douzaine de jours d'ici.
Si vous ne répugnez pas à rester ici quelques temps, prenez bien tout ce qui vous est nécessaire. Mettez cela d'avance vers huit ou dix jours à la petite vitesse au chemin de fer (de l'Ouest, gare Montparnasse, mais à la gare de la petite vitesse à Vaugirard).
Adressez cela (envoi du ..., date lisible, petite vitesse. M. Mottin, messager à Alençon, pour remettre à M. Piette, à Lassay (Mayenne), Alençon, restant en gare. J'avertirai le messager.
Je ne sais si j'irai à Paris, j'y compte mais je resterais bien volontiers ici avec vous.
Je n'irai que plus tard, nous en reparlerons.
A vous,
Piette.
Ma femme vous salue.
A vous,
Piette.
Ma femme vous salue.
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