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Faisant quelque pas sur la terrasse, je regardai de toute part : Personne !
Du côté de la maison de notre voisine Hajja Rabiâa, il n’y avait personne aussi. Un instant mon attention fut attiré par le panorama s’étalant sous mes yeux, la succession des maisons carrées jusqu'à la place de la Mosquée Ketchaoua, le littoral et la surface scintillante de la mer bleue. Peut-être que ma sœur en avait fini et était redescendue en bas, je descendis les marches avec appréhension. En bas, j’appelai encore :
- Safiya, où es-tu ?
- Safiya, où es-tu ?
J’attendis, pas de réponse, je visitai toute la maison. Rien ! Me précipitant dans la ruelle, j’eu la sensation de vivre un cauchemar : de nouveau, c’était désert ! Cette fois je paniquai. Je ne savais que faire. Revenant à l’intérieur, je m’adossai à un mur et j’attendis, priant pour que tout cela prenne fin et que je me réveille pour de bon. En vérité
je croyais que j’étais une fois de plus la proie d’un rêve, les yeux ouverts, je sentais soudain un désir fou de m’assoupir. J’allai m’asseoir sur le rebord de la fontaine. Brusquement une voix masculine cria tout prêt de moi. Sursautant je me redressai, j’étais sur la banquette arrière d’un taxi et le chauffeur tourné vers moi me répétait l’air énervé :
- Mais voyons madame répondez à votre portable, qu’est ce qui vous prend ?
je croyais que j’étais une fois de plus la proie d’un rêve, les yeux ouverts, je sentais soudain un désir fou de m’assoupir. J’allai m’asseoir sur le rebord de la fontaine. Brusquement une voix masculine cria tout prêt de moi. Sursautant je me redressai, j’étais sur la banquette arrière d’un taxi et le chauffeur tourné vers moi me répétait l’air énervé :
- Mais voyons madame répondez à votre portable, qu’est ce qui vous prend ?
-Mon portable ? Fit-je, l’air assommée.
- Oui, votre portable sonne depuis une dizaine de minute et vous, vous regardez droit devant vous, on aurait dit hypnotisée par je ne sais quoi ou qui ?
Je prenais mon sac, l’ouvris et je saisis le cellulaire :
- Oui ?
- Oui ?
- Où es-tu Jamila ?
C’était la voix de Safiya. Je répondis spontanément :
- Je ne sais pas, je suis dans un taxi et toi où es-tu ?
- Je ne sais pas, je suis dans un taxi et toi où es-tu ?
- Eh bien as-tu oubliée notre rendez-vous à Dar Albanat ?
- Oh non, mais je croyais que nous avons été au rendez-vous, attends une minute Safiya…
Baissant le portable, j’interrogeais le chauffeur :- Quelle adresse je vous ai donnée en montant ?
L’homme me dévisagea avec suspicion dans le rétroviseur :
- Je devrais vous conduire à Bab Jedid et nous en sommes à cinq minutes madame, fit-il.
Je regarde la montre, il était deux heures et quart, à nouveau je demandai :
- D’où m’avez-vous prise je vous prie ?
- D’où m’avez-vous prise je vous prie ?
- A Al-abiar Madame, qu’avez-vous ? Êtes-vous devenue amnésique ?
- Je ne le sais pas, puis à l’adresse de Safiya je dis :
- Je serais arrivée, avec l’aide de Dieu dans dix minutes.
- Je serais arrivée, avec l’aide de Dieu dans dix minutes.
La voiture s’était rangée tout au long du trottoir, la grande muraille de la Casbah s’élevait derrière nous :
- Dites moi monsieur n’avez-vous rien remarqué d’anormal aujourd’hui ?
- Dites moi monsieur n’avez-vous rien remarqué d’anormal aujourd’hui ?
- Comme quoi ? Fit le ton méfiant le chauffeur.
- N’avez-vous pas eu l’impression tout à coup que Alger s’est vidée de ses habitants ?
Me rendant la monnaie, il leva un regard stupéfait :
- Je crois madame que vous êtes malade, vous devez avoir des hallucinations.
- Je crois madame que vous êtes malade, vous devez avoir des hallucinations.
L’air effarée je répétai :
- Ce sont donc des hallucinations et non pas des rêves, Oh Mon Dieu Votre Miséricorde !
- Ce sont donc des hallucinations et non pas des rêves, Oh Mon Dieu Votre Miséricorde !
Un moment je restai sur le trottoir perdue puis avisant une petite fille, je lui demandai :
- Connais-tu Dar Albanat ?
- Connais-tu Dar Albanat ?
Elle acquiesça volontiers :
- Eh bien ! Conduis moi là-bas s’il te plait.
- Eh bien ! Conduis moi là-bas s’il te plait.
La petite accepta et me précédant, elle s’engagea dans le dédale des rues ou plutôt des escaliers, je la suivais résolument, faisant le vœu de ne pas me retrouver à nouveau aux prises avec ces hallucinations.