Rat tissage et pêche en eau douce
Des noms, des oeuvres, un travail : extraire le meilleur. Sans a priori, sans impasse, sans compromis. Cette mission, si vous l'acceptez, sauvera le navire.
Tel le rat virtuel de bibliothèque, je me suis donc attaqué à toutes ces pages html. Pages sans encre, mais pas spécialement sans âme.
Là où j'allais jusqu'alors en dilettante, je pris des notes pour ne pas perdre tout l'intérêt du chemin parcouru. Je m'éloignai alors de mes amis fidèles, avec leurs qualités, leurs défauts aussi, nul n'est parfait. Je tentais l'aventure, non pas une fois ou deux par jour, mais systématiquement.
Je retombai alors dans les statistiques, et compris mieux les pessimistes. Car après une bonne centaine de tests, je constatai que je ne diversifierai pas beaucoup mes lectures. Déjà, même si un auteur est bon, on peut ne pas raffoler de son genre, son style, voire de ce qu'il raconte.
Mais alors, quand il est mauvais... Car, n'en déplaise à certains, ce n'est pas l'absence de fautes d'orthographe qui fait toute la qualité d'une oeuvre.Franchement, il ne se passe rien dans la vie de beaucoup. Même pas de véritable amour, avec ensuite son lot de drame, de désillusion, qui pousserait à rechercher à nouveau un bonheur qu'on a pu croire atteindre. Pas de colère, pas de joie, pas d'histoire extraordinaire. A croire qu'ils vivent dans un monde sans sentiment, sans réflexion, sans désir autre que pour le cul ou le fric, et encore, le facile.
A croire aussi qu'ils ne lisent que des auteurs aussi peu inspirés qu'eux. Leur ennui est palpable, pesant et même l'écriture qui devrait les libérer en devient pénible. Les mots se traînent. Les phrases n'ont pas besoin d'être longues pour s'éterniser. Les personnages sont englués dans un brouillard qui leur sert de quotidien. Leur vie tient en quelques phrases, qui comme les horoscopes, couvrent quatre-vingt dix neuf pour cent des cas. Le nombre d'oeuvre n'est même pas un critère. Deux, trois pages, ou douze, ou deux cents : c'est pareil pour le lecteur : il n'y a rien au bout.
Et si encore, il y avait les bons, et les mauvais : ce serait simple. Mais non, y'a des mauvais qui ont au moins des côtés sympas. Ils aiment écrire n'importe quoi, mal construit, banal, super...ficiel. Y'a aussi les présomptueux, qui eux n'hésitent pas à nous asséner le maximum de détails qui ne servent à rien, à part à casser l'ambiance qu'ils sont censés créer. Y'a ceux qui ont des morales « convenues », tellement « déconvenues » d'ailleurs dans le monde d'aujourd'hui. Y'a les illuminés qui plongent dans la religion, le paranormal ou le bain de pieds régénérant. Et puis, faut pas en rire. Le rire ! Même là, ça peut être triste. On ne sait pas quel monument du rire peut finalement représenter le célèbre almanach Vermot (Jamais lu d'ailleurs, mais une réputation faite par Frédéric Dard himself) synonyme de blague qui tombe à plat ou de rire facile pour décérébré congénital quand certains prétendent faire rire (il est dans quelle catégorie, au fait ce recueil ?).
Que reste t-il alors ? Les envolées lyriques de pétales de pâquerettes n'ayant quitté qu'un bref instant le plancher des vaches ? Les histoires tortueuses d'un détective parti à la recherche de son nombril et qui n'aura même pas besoin de contourner une paire de couilles pour s'abîmer dans son trou du cul ? L'horreur saignante d'un morceau de viande qui n'aura même pas réussi à quitter son assiette. Et si encore, il y avait les bons, et les mauvais : ce serait simple. Mais non, y'a des mauvais qui ont au moins des côtés sympas. Ils aiment écrire n'importe quoi, mal construit, banal, super...ficiel. Y'a aussi les présomptueux, qui eux n'hésitent pas à nous asséner le maximum de détails qui ne servent à rien, à part à casser l'ambiance qu'ils sont censés créer. Y'a ceux qui ont des morales « convenues », tellement « déconvenues » d'ailleurs dans le monde d'aujourd'hui. Y'a les illuminés qui plongent dans la religion, le paranormal ou le bain de pieds régénérant. Et puis, faut pas en rire. Le rire ! Même là, ça peut être triste. On ne sait pas quel monument du rire peut finalement représenter le célèbre almanach Vermot (Jamais lu d'ailleurs, mais une réputation faite par Frédéric Dard himself) synonyme de blague qui tombe à plat ou de rire facile pour décérébré congénital quand certains prétendent faire rire (il est dans quelle catégorie, au fait ce recueil ?).
Des histoires d'amour qui n'ont jamais commencé et finissent on ne sait comment ?
Ou alors, une énième découverte de la bêtise des autres qu'on prétend théoriser pour attirer quelques mouches autour d'un consensus facile ? Une béatification de la nature ou des dialogues avec son chien ? Rien, allez vous répondre, bande de dégénérés ?Comment ?
Venez devant, j'entends mal. C'est vrai, je cumule aussi. Vous disiez, vous l'avorton planqué au quinzième rang ? OUI !
Il reste les bons. Ceux qu'on oublie parce que finalement, quand ils ont deux trois copains, cela suffit à leur bonheur. Ils abandonnent leur oeuvres « cannes à pêche » et ils vont deviser plus loin.Viens là, camarade. Ne reste pas dans le public. Kessta avec toi ? Pas grand chose ? Ca vaut rien ? Montre quand même. Tu sais, j'en ai vu...
Bon là, pour ce gars là, ça peut aller du simple au centuple, jusqu'au sublime. Et pourquoi ? Parce qu'il ne perd pas le nord, ne se laisse pas mener, croit que ça peut aller mieux, n'hésite pas finalement à oser, non pas n'importe quoi, mais le bon mot au bon moment. Et surtout, il a envie. Il ne se laisse pas démoraliser, aime le mieux, en fait son objectif, s'en donne les moyens... Mais finalement, je le hais aussi. Il trouve son groupe, pose ses cannes en place, et laisse les mêmes pour surveiller la surface de l'étang.
Les lecteurs eux-mêmes sont des poissons. (Suis sympa, d'autres les prennent pour des pigeons). Déjà, il y a beaucoup de carpes. Qu'elles soient communes ou à grosse tête, ce ne sont pas les commentaires qui les étouffent, même si les carpettes s'étendent plus volontiers ou que les argentées prennent plusieurs livres en silence. Y'a des brochets qui aiment bien briser des lignes. Y'a des silures qui boufferont l'appât mais dont l'auteur se passerait. Y'a des anguilles qui s'échapperont et de grandes aloses qui feintent tandis que des tanches, des mulets sales et aboyeurs, qui n'auront rien compris mordront même les bouts de papier jetés par des gosses... Il y a des brèmes à problème, des épimoches, des loches plus ou moins franches, souvent épineuses, qui s'accrocheront en emmelant tout, des loups ou bars qui rodent, des barbeaux qui la ramènent, des chabots et des poissons-chats pas beaux qui prennent la mouche, des sandres au goût amer... Mais quelle petite ablette, truite, ou épinochouette me tendra la perche et mordra à mon âme sontimentale. Quelle vandoise ou chevaine me fera oublier la bouvière ou la pis lote qui m'ont trompé ? Quel amour blanc sommeille en ces eaux ? Des ombles planent, vilains gardons et goujons serrés veillent, des ables tiennent le cap, (les vairons pas toujours), des aprons n'apprennent rien, des hotus itou s'exclament, des blageons et les carassins font de mauvais homonymes tandis que l'ide met la note haut placée pour le plus grand plaisir de l'auteur toujours un peu tête de boule.Lecteur, auteur, dénicheur... finalement, tout le monde va à la pêche sur ILV et ne rentre pas bredouille s'il sait s'y prendre.