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MARYSE

- Par syhemalik

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 24 octobre 2007 à 7h20
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Texte hommage pour une soeur partie trop vite, trop brutalement.
Ma façon de lutter contre la leucodystrophie métachromatique.
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297 lectures |
2 pages
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pas de commentaire pou...
pas de commentaire pour ces maladies de merde, qui commencent avant que tout commence, qui finissent toujours trop tôt ou trop tard. Ces maladies que l'on ne mérite même pas, à coup de clopes ou de pinard, parce que déjà programmé à tuer. Ces maladies qui, souvent, sont appelées orphelines parce que pas assez pompe à fric pour les labos. Pourtant elles sont portés par un nom comme Maryse ou Olivia ou Amandine et plein d'autres que je nous ne connaissons pas......
Triste
Triste poème.
C'est trop triste et ...
C'est trop triste et plus encore quand on reste impuissant face à une telle maladie.
Je te souhaite du courage frangin et suis su^re que là haut elle est fière d' avoir un frère qui l'aime autant.Je salue tes bons sentiments.
L'important c'est le...
L'important c'est le poème et pas de pleurer sur la maladie, puisque l'auteur a écrit le poème pour ne pas en rester aux larmes.
Il est important de remarquer comment le poème se tient, et par conséquent le poète, qui est tenu par ce qu'il écrit, et tenu à écrire.
Le poème de Syhemalik est une réponse à la maladie, et il n'y a pas de haine, ici, ni contre le sort, ni contre la malédiction de la biologie, ni même contre la mort.
Si on lit le poème, on voit "la soeur", bien vivante, dans ses boucles blondes, et on ne sait que dire : allait-elle vers les amants insipides ou irrespectueux, à cause de la maladie? Etait-ce la maladie qui la poussait vers les mauvaises rencontres, ou bien ces rencontres que nous jugerions peu sages, étaient-elle à leur façon une réponse à la maladie, la vie malgré tout en somme, à sa façon à elle ?
C'est pourquoi le poème est fait de pudeur, qui est, pourrait-on dire, sa forme, alors que dedans, tout de même, on entend à peine la plainte, S nous parle de la vie de sa soeur, de ce qu'elle vivait avec lui, de ce... qu'elle était bien vivante, et la description des boucles d'or nous laisse entendre que, peut-être, elle était plus vivante qu'une autre, empâtée dans sa névrose. Et S. ne nous dit pas que la maldie était la cause de cette façon de vivre très dangereuse, il ne nous dit pas que la maladie poussait sa soeur vers le pire.
On le devine, mais a-t-on raison, puisque ce n'est pas ce que dit le poème.
Ce texte est un modèle de "tenue" : un être affronte le sort, et il ne se contente pas de décrire, il dépasse la description et les larmes vers les pleurs, vers le langage, mais il s'agit ici d'un langage qui répond à l'émotion, et pourrait-on dire la transcrit, ou bien la "dépasse" sans la détruire.
De fait il est des événements et des émotions que l'on ne "dépasse" pas.
En outre dans le poème la soeur revit, pas seulement dans la mémoire de l'auteur, mais dans le poème. Ce dernier n'est pas seulement une communication avec un "au-delà", mais un canal qui irrigue en même temps qu'il contient, ravive et restitue les épisodes d'une vie, que d'autres s'arrêteront à dire qu'elle a été malheureuse.
La tristesse provient du fait que la vie qui est évoquée, est en même temps dites disparue, ou disparaissante, comme si la fatalité de la disparition des fonctions atteignait, à la fin, la vie elle-même, et la poussait à disparaître.
Cette derniere fatalité est pourtant à peine ébauchée, et le poème ravive la vie disparaissante, se venge de la biologie, parce que, la pensée de la disparition, le souvenir de cette disparition progressive, repris par le poème, transfigurent le souvenir à tel point, que la soeur, nous la voyons là, comme magnifiée, éternellement vivante.
C'est pourquoi je me permets de dire que le poème a transfiguré le chagrin.
Vous m'excuserez, si j'ai osé en dire quelque chose.
Vous n'avez pas à vous excuser,
Sonia.
C'est une lecture extra-lucide du texte que j'ai écrit. Ma soeur en aurait été ravie. :-)
voilà un texte agréabl...
voilà un texte agréable à lire, l'émotion transparaît sans être pesante.
bouleversant ce poème ...
bouleversant ce poème syhemalik !!!
En retenue. En force. ...
En retenue. En force.
La vie a fait une brève trêve afin de faire taire la mort. Dans le ciel vers lequel ta tête s élève, Maryse dort. Elle tend son or.