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COQUILLAGE

- Par syhemalik

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- Date de publication sur In Libro Veritas : 25 septembre 2007 à 11h41
- La plage. Les vacances. La tentation. L'amour. La pénombre. Les ébats. Le ressac.
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- Mot clés :
- adultere, vacances, coquillage
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168 lectures |
2 pages
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Très beau !
J'ai l'impression d'entendre les vagues aller et venir en lisant ce poème !
ATTENTION
Poésie à lire plutôt deux fois qu'une.
Le rythme est superbe, l'idée est belle et les mots sont bien choisis.
A bientôt sur d'autres vers
ça commence un peu com...
ça commence un peu comme "Le Cid" : "Nous partîmes cinq cent et par un prompt renfort..." et puis ça se dé-dramatise dans l'ironie de l'amour pris par deux êtres qui se manquent, puisqu'au fond le désir appellent un tiers parti.
Ce qu'il y a de réussi dans le poème, c'est cette union de l'ironie et des vagues, où la nature est presque une métaphore, un effet de réel dans le texte qui a la primeur. On devine que les amants viennent d'ailleurs, d'un espace urbain, et on les retrouve là, probablement sur une plage du Nord, l'une de ces plages à l'hôtel proche, où l'on s'échoue l'espace d'un week-end, un monde à contre-courant en somme, où la nature est un "plus", qui apparaît à l'horizon de la route.
Elle ne fait que se mêler au discours amoureux, mais pas seulement comme métaphore, on devine tout de même la mer, la plage grise sous un ciel voilé, qui n'est pas celui du sud, bref une plage qui rentre bien dans une histoire d'aujourd'hui, entre amants.
Elle apparaît pourtant, cette plage, cette mer, elle ose, il est vrai, casser un peu cette histoire amoureuse, elle lui rentre dedans, et au fond, c'est peut-être cette nature qui pénètre l'histoire pour lui donner le sel de l'ironie.
Ce n'est pas que l'amour soit (vraiment) mensonge, mais que serait le désir sans une histoire que l'on se raconte, et sans les petites histoires que l'on se raconte pour fabiquer du sens? - l'espace d'un week-end.
C'est peut être la plage, et la nature absurde qui enlève d'emblée le drame amoureux, un peu comme les vagues enlèvent le sable, histoire de dire, qu'il n'est pas besoin pour aimer de se charger de sens jusqu'au drame, et au fond, pas besoin de Cid, ni de bierre.
Ce qui est réussi, c'est que la plage et la mer sont bien réelles, érodent le sérieux du sens, brisent la calembredaine possible que pourraient se raconter des amants échappés du sérieux des familles qui gisent inertes dans la ville.
On voit presque avec les corbeaux réels sur la plage le sabat des sorcières, on voit bien les corbeaux sur le sable, et les amants qui pourraient bien être des corbeaux.
Bref il y a une image, dans laquelle s'inscrit l'histoire, qui évite ainsi de décrire les lieux de la mer. L'auteur évite ainsi le récit et le cynisme facile.
Cette histoire pour ainsi dire placée en arrière (on imagine les amants avant même qu'ils soient arrivés, on aperçoit leur parcours en voiture, depuis la ville jusqu'à la plage du nord)serait celle, selon moi, de deux amants qui se rencontrent et qui trompent on ne sait qui, là-bas, en ville, je ne sais quel mari ou femme pourtant restés fidèles dans leur amour, et qui ne savent pas qu'ils sont trompés par les corps qui sont là, complices avec la plage et la mer.
Ce n'est pas que ces corps aient besoin du mensonge pour jouir, mais peut-être d'un peu de liberté, et ils ne se font guère d'illusion sur la réalité de leur amour.
Mais l'ironie n'empêche pas un certain bonheur de passage, qui passera comme les vagues sur les châteaux de sable abandonnés par les vacances d'été.
Cependant je ne vois pas très bien l'intérêt de l'appendice caudal de la fin du poème, bien que cet organe soit intéressant, il ressemble à l'un de ces animaux qui traînent sur la plage, abandonné par les vagues, on ne sait quel serpent. On devine aussi comme un reste d'histoire de famille, et on ne sait plus trop, si les corps de la plage sont ceux d'amants d'un jour, ou tout simplement d'une famille en week-end. Mais au fond, le mari et la femme peuvent tromper le couple en redevenant amants, et les sinistres histoires de famille venir crever sur la plage comme un serpent mort.
j'adore
superbe, merveilleux, l'infidélité décrite avec tant de pudeur et de talent, encore bravo
Ravie de cet accueil positif de ton poême...
j'aime beaucoup, comme d'habitude...
très très bon, écrit avec une grande pudeur...
C est superbe.
Je me dois de transgresser la regle de "ne pas mettre de note". En effet, nous sommes loin de l'ecole des fans et de Jacques Martin. Mais le trouble ineffable qu'a provoque en moi ton poeme ne se raccroche a aucun mot. Une note barbare le pourra donc peut etre. Neanmoins, elle n'est pas sur l echelle. Je te l ecris donc, en toute lettre c est plus joli...
onze sur dix.
je m'associe aux élog...
je m'associe aux éloges, ce poème est magnifique.
Une vague, deux vagues...
... qui vont et viennent sur un tempo qui emporte.
...
[Commentaire rétracté]
Coucou de Castelle à Merlin.
Ton poème me fait toujours vibrer, même 4 ans après la 1ere lecture...