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Aujourd'hui, il fait beau

- Catégorie : Romans / Nouvelles
- Par JOST VINCENT
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- Date de publication originale : 23/09/2007
- Date de publication sur In Libro Veritas : 23 septembre 2007 à 21h51
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C'est peut être mieux de rester chez moi.
Couverture de l'édition audio sur le site: audiocite.net
Ecoutez ce texte ici:
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Un vrai texte pour de vrais sentiments, pour de vraies journées à la ville. On oublie tellement qu'on a des jambes.
à l'origine de ce texte, ce poème qui n'en est pas...
Dès que j'arrive en ville, aux abords des parkings
Commence le combat du boxeur dans un ring.
Je recherche un endroit d'où je pourrai sortir,
Je sens en moi la bile atteindre mon sourire.
La ville avait prévu un coin où m'arrêter
Mais l'homme bien portant voulant se préserver
S'y gara des instants; après tout il payait!
De colère repu, deux places je prenais.
Péniblement je traîne au milieu des trottoirs
Je les monte à l'effort mais renonçant parfois,
Quand la ville hait mon corps et ne s'adapte pas,
Je monte dans la haine en mon piteux état.
Faut-il rester chez soi, entouré de tourments,
Se cacher de la ville et cacher aux vivants
Combien peut être vil d'être trop différent
Lorsqu'on ne se mouvoit qu'en un fauteuil roulant.
à bientôt sur d'autres vers
Regards indifférents... ? Ou qui se sentent coupables ? D'être eux, différents.
De ne pouvoir être autre chose que qu'un regard qui passe, soi disant indifférent, mais qui a seulement peur d'être trop pesant, du regard, du geste ? Ou indiscret ?
A bientôt, sur d'autres vers.
Il est vrai que la ville est le lieu le plus pesant qui soit(pour ma part), il est aussi celui où nous avons le moins de liberté puisqu'il y a tout ces regards qui nous jugent et l'on doit s'adapter à eux... Mais ces regards sont parfois bénéfiques car on aperçoit un sourire, un scintillement qui fait que nous faisons partie intégrante de ce monde, qui fait que nous existons.
Ce texte m'a touché. Avant d'en lire la fin, j'ai pensé à mon ami, atteinte de polio dès l'âge de trois ans ; aujourd'hui elle en a cinquante-neuf. Ce texte, donc m'a touché, de part ces mots émouvants et la fin qui relève très bien l'ensemble.