In Libro Veritas

Autres Chroniques

Par Vincent Jourdan

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

L'été de mes 27 baisers

    Un film de Nana Djordjadze

    Si vous aimez l’ambiance des comédies d’Europe de l’est, Chat noir, chat blanc, La corne d’Anara ou Au feu les pompiers, L’été de mes 27 baisers est pour vous. Vous ne serez pas surpris mais vous ne serez pas déçu. Le ton est enlevé, la mise en scène leste, les hommes y boivent beaucoup et sont maladroits et gauches face à des femmes très belles et pleines de vie qui ne pensent qu’à l’amour. Le film de Nana Djordjadze à qui l’ont doit Les 1001 recettes du cuisinier amoureux, tourne autour de Sibille, nymphette de 14 ans à la ravissante poitrine, qui est amoureuse du père du garçon qui est amoureux d’elle. Le père en question est un bel astronome qui, pour être un chaud lapin, n’entend pas céder aux avances insistantes de la Lolita Géorgienne. Pour explosive qu’elle soit, la situation est traitée légèrement.

    Nana Djordjadze se refuse à réellement aborder ce qui semble naturellement être le sujet de son film : l’éveil du sentiment amoureux et du sexe chez la jeune fille. Le réalisateur multiplie autour d’elle personnages et intrigues secondaires, comme celle du vieux capitaine français joué par Pierre Richard (grande vedette à l’est), qui trimballe son bateau à travers la campagne à la recherche d’une mer.

    Autre scène marquante que j’ai trouvée très fellinienne dans son ambiance comme dans son traitement, celle de la projection, dans cette petite ville de province, du film Emmanuelle et l’étude de l’influence de galipettes de Sylvia Kristel sur le comportement érotique de plusieurs habitants. C’est énorme, c’est drôle, c’est truculent et un poil vulgaire, c’et un moment d’anthologie. C’est un peu gratuit, mais pour ce long passage, le film vaut tout à fait le coup.

Chapitre suivant : La répétition