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Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812

- Catégorie : Biographies / Témoignages
- Par Pierre De Lacretelle
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 23 août 2007 à 2h37
- Pas de résumé...
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225 pages
Les Origines et la Jeunesse de Lamartine 1790-1812
CHAPITRE II - L'INSTITUTION PUPPIER
(2 mars 1801-17 septembre 1803)
L'abbé Dumont donna à Lamartine ses premières leçons de français et de latin ; mais au début de 1801, soit que ses allures aient fini par inquiéter la famille, soit que l'enfant devenant, comme il l'a dit, de plus en plus impétueux et avide de liberté, les siens aient décidé de mettre fin à cette existence demi vagabonde et paysanne, on résolut à Milly de le mettre en pension.
La mère, inquiète de s'en séparer, objecta ses dix ans, sa constitution délicate ; il lui fallut pourtant s'incliner comme toujours devant les volontés de son beau-frère qui lui opposa, paraît-il, «le bien» de son fils.
Il existe un petit portrait de Lamartine à dix ans [Appartient à Mme Fournier, née de Belleroche, petite-nièce de Lamartine. Il a été reproduit par M. Lex dans son album Lamartine, souvenirs et documents (Mâcon, 1890).] : c'est un bel enfant joufflu et solide, ébouriffé par ses courses dans la montagne, et qui respire la santé ; il paraît évident que l'existence au grand air lui a pleinement réussi, et les craintes maternelles ne semblent pas très justifiées.
Il fallut alors s'occuper de lui trouver une pension. Les maisons d'éducation ne manquaient pas à Mâcon, et l'enfant n'y aurait guère été dépaysé ; mais les Lamartine tenaient sans doute à modifier complètement le système adopté jusqu'ici par sa mère, puisqu'ils firent choix d'une institution à Lyon, et d'ordre tout à fait secondaire. Mme de Lamartine, triste d'abord de voir son fils si loin d'elle, se consola en pensant qu'il serait surveillé de près, car elle comptait à Lyon de nombreux parents et amis, entre autres Mme de Roquemont, sa cousine germaine, qui devint la correspondante du petit Alphonse et se chargea de faire régulièrement parvenir de ses nouvelles à Milly.
L'abbé Dumont donna à Lamartine ses premières leçons de français et de latin ; mais au début de 1801, soit que ses allures aient fini par inquiéter la famille, soit que l'enfant devenant, comme il l'a dit, de plus en plus impétueux et avide de liberté, les siens aient décidé de mettre fin à cette existence demi vagabonde et paysanne, on résolut à Milly de le mettre en pension.
La mère, inquiète de s'en séparer, objecta ses dix ans, sa constitution délicate ; il lui fallut pourtant s'incliner comme toujours devant les volontés de son beau-frère qui lui opposa, paraît-il, «le bien» de son fils.
Il existe un petit portrait de Lamartine à dix ans [Appartient à Mme Fournier, née de Belleroche, petite-nièce de Lamartine. Il a été reproduit par M. Lex dans son album Lamartine, souvenirs et documents (Mâcon, 1890).] : c'est un bel enfant joufflu et solide, ébouriffé par ses courses dans la montagne, et qui respire la santé ; il paraît évident que l'existence au grand air lui a pleinement réussi, et les craintes maternelles ne semblent pas très justifiées.
Il fallut alors s'occuper de lui trouver une pension. Les maisons d'éducation ne manquaient pas à Mâcon, et l'enfant n'y aurait guère été dépaysé ; mais les Lamartine tenaient sans doute à modifier complètement le système adopté jusqu'ici par sa mère, puisqu'ils firent choix d'une institution à Lyon, et d'ordre tout à fait secondaire. Mme de Lamartine, triste d'abord de voir son fils si loin d'elle, se consola en pensant qu'il serait surveillé de près, car elle comptait à Lyon de nombreux parents et amis, entre autres Mme de Roquemont, sa cousine germaine, qui devint la correspondante du petit Alphonse et se chargea de faire régulièrement parvenir de ses nouvelles à Milly.
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