La vie tourne des pages
Dans dix jours Florence part pour les USA et je ne sais pas encore où elle va aller, le Wep n'ayant pas encore de famille pour elle . C'est pas rassurant de la voir partir ainsi dans l'inconnu. C'est son choix, mais elle aussi commence à flipper à cause de cet inconvénient.En attendant, on la logera sans doute chez un des responsables du Wep là-bas... Il faut que je remette le téléphone pour la joindre, car je ne sais si "gsm et net" , elle aura là-bas : tout dépend de la famille. Son "gsm" à elle, comment l'utiliser ? Quant au prix, je vais me renseigner demain aussi.
Le temps passe si vite et son projet lointain est là, presque effectif.
Avec tout ce qu'on a vécu, les étapes ont passé trop vite et elle a grandi trop vite aussi. Elle part et je n'ai pas eu le temps de l'aimer comme il faut. J'ai peur, j'ai mal... Mais je ne puis la brider dans ses rêves, juste essayer de l'accompagner du mieux que je peux.
Je me souviens d'elle quand elle était petite, si fragile et si forte à la fois. De sa force, sa fierté lors de nos épreuves, de son soutien envers moi... Mais à présent je vois ses manques, ses blessures ; on se prend souvent la tête et j'en suis peinée.
Être parents n'est pas facile ; mais maman, dans notre combat, dans notre calvaire, comment rattraper tout ? Ce n'est pas possible et ça me tue. J'ai pas toujours tout fait parfaitement, j'ai commis des erreurs...
Mais qui n'en fait pas ?
Chapitre suivant : Le 15 août