Pensées
Tant d'enfants torturés, déniés, gommés, utilisés comme des jouets que les pervers désarticulent. Tant d'adultes blessés encore. Certains sains, d'autres pas. Mais même ces victimes à leur tour manipulatrices... Que je voudrais les serrer dans mes bras et les bercer ! Tout simplement ; comme des enfants qu'ils n'ont pas pu être.Nul désir en moi de les harceler (que ce terme est facilement utilisé par eux, même de manière incongrue, même de façon injuste !)
Non, je veux juste les forcer à accepter, à dépasser mais c'est un combat de Titan et je dois accepter mes limites, nonobstant le fait que je suis aussi victime, je n'ai plus la force d'être leur pare-feu parfois si virulent.
Toi qui me fuis, je voudrais te tendre la main, malgré le mal que tu me fais ; mais je n'ai pas le droit de te forcer. Alors, le coeur en sang, je te laisse et je pense à cet enfant dans le noir, seul et affamé, mal aimé.
Ne me condamne pas ! Je ne suis pas condamnable mais respectable... si je veux forcer la porte des déviances dues à ton enfance. À ton tour ce désir de pouvoir... Pour te prouver quoi ? Que tu es quelqu'un de bien ? Pour moi, tu es quelqu'un de bien si tu restes toi sans chercher à dominer ; mais sais tu seulement qui tu es ?
Même moi, victime entre bourreau et victimes, j'ai mis tellement de temps à me reconstruire, à me trouver ; qui suis-je ?
Je pense être une femme qui a toujours cru à la bonté de l'homme, naïvement, avant de rencontrer le mal incarné, un être machiavélique qui a détruit tout ce que j'étais avant lui.
Une femme détruite, anéantie qui s'est relevée seule à force de volonté et d'abnégation. Toujours droit devant, pour mes enfants.
Mais une femme qui voudrait tant se poser sur un homme, un homme que j'aimerais sans souffrances...
Voilà, ce soir pour une fois j'ai bu quatre verres de vin, mais je tape droit (sourire) et mes pensées sont celles-ci.
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