Pascale Marlier - Entre bourreau et victimes , l'après du calvaire - texte intégral

In Libro Veritas

Entre bourreau et victimes , l'après du calvaire

Par Pascale Marlier

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Table des matières
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Vie

Après la souffrance, après le chagrin, après la peur, après l'incompréhension, il y a la réflexion ...
Et la réalité d'une vie éclatée.
Avec les blessures qui restent et entachent de possibles relations, tuent de possibles amours. Parce que l'on n'est plus. Parce que l'on oscille toute sa vie entre bourreau et victimes et que tous sont durs.
Que chaque jour est un combat, une victoire, tout simplement de vivre encore avec juste  l'envie de rire, mais en ai-je le droit ? En écrivant ceci, ce sont mes larmes qui coulent. Qui suis-je ? Je vais tenter de vous l'expliquer. Une femme encore, oui, qui redécouvre son corps tout en le bridant, qui rêve d'amour tout en le refusant. Je suis l'intermédiaire, celle qu'on ne comprend pas, qui n'a pas vu le calvaire de ses bébés, qui a épousé un monstre...
Je ne suis pas que cette femme toujours accusée, devant se justifier, coupable même de ne pas être coupable. Entre bourreau et victimes, j'étouffe, refusant toute aide médicamenteuse ou refuge alcoolique ; je vis au-dessus de mes forces, maison ouverte à tous, labeur quotidien incommensurable et si peu de sommeil pour grappiller un peu de solitude avant de m'endormir quelques heures épuisée, presque comateuse. La vraie Pascale, c'est celle qui aime rire, faire l'amour, faire de la moto en passagère ou sac de sable pour les motards avertis, danser à perdre haleine... Celle qui rêvait d'être aimée toute sa vie, dans une maison où chacun vivrait heureux avec son espace de liberté.
Ou celle qui rêvait de vivre sur une péniche.
Celle qui aime la mer.
Celle qui aime écrire, faire du théâtre.
Plaisanter, faire quelques bêtises, erreurs sans se lapider à chaque fois, comme une flagellation obligée pour ne pas avoir été un jour parfaite.
Je ne veux plus porter cette culpabilité injuste qui me tue et me fait ployer...

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