Le sixième étage ou les soins déshumanisés
Lors de mon arrivée, je me suis vu attribuer un médecin, comme à tout patient, du reste. Toutefois, je ne peux pas me vanter d’avoir eu le meilleur ; le mien est un grand sec, qui dit bonjour du bout des lèvres quand vous le croisez au hasard des couloirs. Comme cependant il est ressenti de la même manière par tous ses patients, même les nouveaux (et par le personnel soignant), cela doit être normal.
Quant au côté médical proprement dit, je vais vous en dire quelques mots…
Une quinzaine de jours après être arrivé, j'ai commencé à ressentir des maux de ventre et des diarrhées, dues sans aucun doute à la nourriture, riche en légumes cuits. Ce médecin m'a alors astreint pendant plus de quatre mois à un régime à base de féculents, et surtout, il m'a donné une foule de médicaments, qui, à la longue, se sont avérés dangereux pour mon système digestif; je vomissais presque après chaque repas.
A la suite d'une discussion avec un autre patient, j'ai décidé d'arrêter tous les médicaments. Tout est alors progressivement rentré dans l'ordre.
Quant au côté médical proprement dit, je vais vous en dire quelques mots…
Une quinzaine de jours après être arrivé, j'ai commencé à ressentir des maux de ventre et des diarrhées, dues sans aucun doute à la nourriture, riche en légumes cuits. Ce médecin m'a alors astreint pendant plus de quatre mois à un régime à base de féculents, et surtout, il m'a donné une foule de médicaments, qui, à la longue, se sont avérés dangereux pour mon système digestif; je vomissais presque après chaque repas.
A la suite d'une discussion avec un autre patient, j'ai décidé d'arrêter tous les médicaments. Tout est alors progressivement rentré dans l'ordre.
Quant à ce médecin, j'en étais à me demander s'il l'était vraiment, il ne soignait que l'affection pour laquelle vous étiez arrivé dans le
centre ... vous pouviez avoir mal où vous voulez, tant que cela ne dépendait pas de votre affection première, cela n'était pas le problème de cet éminent thérapeute.
J'ai eu, quant à moi, la chance d'être bien opéré. De ce fait, la rééducation a été facilitée, elle a suivi son cours, tout simplement, sans complication.
Malheureusement, tout le monde n'a pas pu en dire autant ; j'ai eu l'occasion de côtoyer des personnes qui souffraient le martyre au quotidien.
centre ... vous pouviez avoir mal où vous voulez, tant que cela ne dépendait pas de votre affection première, cela n'était pas le problème de cet éminent thérapeute.
J'ai eu, quant à moi, la chance d'être bien opéré. De ce fait, la rééducation a été facilitée, elle a suivi son cours, tout simplement, sans complication.
Malheureusement, tout le monde n'a pas pu en dire autant ; j'ai eu l'occasion de côtoyer des personnes qui souffraient le martyre au quotidien.
Ce médecin se contentait alors de leur dire que tout était normal, et de leur donner des médicaments qui se révélaient inefficaces. Ceci, dans un établissement qui a signé une convention contre la douleur …
Pour continuer dans le registre du personnel soignant, il faut tout de même parler des infirmières; elles apportaient les médicaments sans une parole de trop, sans un mot gentil. Quant à leurs soins, c'était la même chose. Je croyais qu'elles avaient un rôle social à jouer, j'ai dû me tromper…
Pour continuer dans le registre du personnel soignant, il faut tout de même parler des infirmières; elles apportaient les médicaments sans une parole de trop, sans un mot gentil. Quant à leurs soins, c'était la même chose. Je croyais qu'elles avaient un rôle social à jouer, j'ai dû me tromper…
De plus, les soins étaient relativement réduits à cet étage, je dirai que les infirmières, comme les aides-soignantes n'y étaient pas débordées, il s'en fallait de loin ! Je pense qu'elles auraient pu consacrer un peu plus de temps à leurs patients.
En ce qui concerne les aides-soignantes, comme je ne nécessitais pas de soin de leur part, elles m'ignoraient du mieux qu'elles le pouvaient. L'une d'elles à qui je disais bonjour un matin, m'a alors répondu RE(bonjour). Comme je lui répondais de ne pas avoir souvenir de l'avoir vu ce même jour, elle m'a alors rétorqué :
"Si, on s'est vu, hier …"Bien sûr, pourquoi se dire bonjour quotidiennement, c'est fatiguant ! On devrait se dire bonjour une bonne fois pour toutes, ce serait tellement plus simple, et puis, s'ignorer superbement au quotidien; bien que pour cela, elles ne m'aient pas attendu ...
Malgré tout, à la fin de mon séjour, j'avais quand même réussi à discuter avec chacune d'entre elles ; un véritable tour de force !
En ce qui concerne les médecins, ils sont tout aussi expansifs ; peut-être est-ce dû au fait que le directeur est également médecin ? Que dire également de son frère, directeur administratif, qui ignore superbement tous les patients qui le croisent par un heureux hasard.
"Si, on s'est vu, hier …"Bien sûr, pourquoi se dire bonjour quotidiennement, c'est fatiguant ! On devrait se dire bonjour une bonne fois pour toutes, ce serait tellement plus simple, et puis, s'ignorer superbement au quotidien; bien que pour cela, elles ne m'aient pas attendu ...
Malgré tout, à la fin de mon séjour, j'avais quand même réussi à discuter avec chacune d'entre elles ; un véritable tour de force !
En ce qui concerne les médecins, ils sont tout aussi expansifs ; peut-être est-ce dû au fait que le directeur est également médecin ? Que dire également de son frère, directeur administratif, qui ignore superbement tous les patients qui le croisent par un heureux hasard.
Passons maintenant à un lieu beaucoup plus gai, facteur de rencontres et de socialisation dans l'établissement ...
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