Mon arrivée à Sancellemoz
Il s’agit d’un grand bâtiment de sept étages édifié à la fin du XIXème siècle, qui a accueilli Marie Curie, née en 1867 et morte dans ce centre (chambre 424), en 1934. Cet immeuble fait un peu penser à une "barre" de H.L.M., ce qui n’a rien d’engageant !
A mon arrivée, je hasardais un "c'est là ?" aux ambulanciers, tout en devinant la réponse ; hélas oui, c'était bien là.
Par la suite, je me suis habitué à ce lieu, que j’ai appris à apprécier mais n’anticipons pas…
L’ambulance pénétra dans le bâtiment par un sas couvert, qui permet de sortir les malades des véhicules à l’abri, en cas d’intempéries, ce qui arrivait relativement souvent. Juché sur un brancard roulant, je pénétrais en compagnie des ambulanciers dans l'entrée, assez vaste, de l'établissement.
Après les formalités d’usage pour mon admission, ceux-ci me conduisirent vers l’un des deux vastes ascenseurs, puis, vers ma future chambre, au quatrième étage.
Etant arrivé vers onze heures, le déjeuner m’est apporté quasiment tout de suite ; en effet, on mange tôt à Sancellemoz !
Je crois bien que c'est également au cours de cette première journée, que j’ai vu autant de monde défiler dans ma chambre.
Après la personne qui m’a apporté le plateau repas, l’infirmière de l’étage vint s’enquérir de mes malheurs.
Plus tard, ce fut un aide soignant qui me rangea sympathiquement mes affaires dans l’armoire de ma chambre (n’ayant pas encore de fauteuil roulant, j’étais alors cloué sur mon lit).
A mon arrivée, je hasardais un "c'est là ?" aux ambulanciers, tout en devinant la réponse ; hélas oui, c'était bien là.
Par la suite, je me suis habitué à ce lieu, que j’ai appris à apprécier mais n’anticipons pas…
L’ambulance pénétra dans le bâtiment par un sas couvert, qui permet de sortir les malades des véhicules à l’abri, en cas d’intempéries, ce qui arrivait relativement souvent. Juché sur un brancard roulant, je pénétrais en compagnie des ambulanciers dans l'entrée, assez vaste, de l'établissement.
Après les formalités d’usage pour mon admission, ceux-ci me conduisirent vers l’un des deux vastes ascenseurs, puis, vers ma future chambre, au quatrième étage.
Etant arrivé vers onze heures, le déjeuner m’est apporté quasiment tout de suite ; en effet, on mange tôt à Sancellemoz !
Je crois bien que c'est également au cours de cette première journée, que j’ai vu autant de monde défiler dans ma chambre.
Après la personne qui m’a apporté le plateau repas, l’infirmière de l’étage vint s’enquérir de mes malheurs.
Plus tard, ce fut un aide soignant qui me rangea sympathiquement mes affaires dans l’armoire de ma chambre (n’ayant pas encore de fauteuil roulant, j’étais alors cloué sur mon lit).
Comme cet aide soignant s'intéressait à la montagne, je lui racontai par le menu ma mésaventure alpestre.
Ensuite, un brancardier m’apporta (enfin !) un fauteuil roulant et un déambulateur, mais il me précisa également que je ne devais pas quitter ma chambre avant d’avoir vu le médecin !
Bon, je repris donc mon attente là où je l’avais laissée … Ce n’est que vers 17 heures que le médecin daigna enfin venir me voir. Ce fut pour me dire que je n’aurai pas l’appui sur mon pied blessé pendant trois mois, et pour me présenter mon kinésithérapeute, qui ne me ferait que de simples massages du pied, pendant ce laps de temps.
Vers 18 heures, je pus enfin quitter ma chambre, après sept heures de patience. Je compris plus tard que si les malades étaient appelés patients, c’est qu’ils auraient à patienter …
Ensuite, un brancardier m’apporta (enfin !) un fauteuil roulant et un déambulateur, mais il me précisa également que je ne devais pas quitter ma chambre avant d’avoir vu le médecin !
Bon, je repris donc mon attente là où je l’avais laissée … Ce n’est que vers 17 heures que le médecin daigna enfin venir me voir. Ce fut pour me dire que je n’aurai pas l’appui sur mon pied blessé pendant trois mois, et pour me présenter mon kinésithérapeute, qui ne me ferait que de simples massages du pied, pendant ce laps de temps.
Vers 18 heures, je pus enfin quitter ma chambre, après sept heures de patience. Je compris plus tard que si les malades étaient appelés patients, c’est qu’ils auraient à patienter …
J'allais enfin découvrir le petit monde de Sancellemoz…
Je quittais ma chambre en compagnie du kinésithérapeute, qui m'indiqua où se trouvait le gymnase, au premier étage, où je devrais désormais me rendre chaque jour pour effectuer ma rééducation.
Je descendis alors au rez de chaussée, car l'heure du dîner approchait. Je me retrouvais donc dans la vaste entrée de la maison, déjà mentionnée au début de ce chapitre.
Elle était desservie par deux vastes ascenseurs dont la particularité principale était de s'arrêter à tous les étages.
Ainsi, en semaine, ils mettaient de cinq à dix minutes pour descendre du sixième étage au rez de chaussée. Ils pouvaient s'arrêter trois fois à votre étage, pleins à craquer, ce qui faisait qu'avec l'attente, il fallait bien vingt minutes pour descendre au rez de chaussée !
Il faut dire que deux ascenseurs pour environ deux cents patients, plus le personnel, plus les ambulanciers prenant toute la place avec leur brancard, c'est un peu juste ! Certes, il y avait un autre ascenseur mais qui n'était pas beaucoup utilisé, car il ne reliait que le rez de chaussée et le premier étage. Deux ascenseurs plus petits étaient réservés aux membres du personnel … qui ne pouvaient pas les utiliser quand ils transportaient des chariots encombrants, ou des malades en fauteuil roulant.
Une pancarte insinuait que ces malades étaient des charges roulantes. En effet, elle disait ceci:
« Si des charges roulantes sont introduites dans la cabine, leur maintien doit être assuré … »
Je descendis alors au rez de chaussée, car l'heure du dîner approchait. Je me retrouvais donc dans la vaste entrée de la maison, déjà mentionnée au début de ce chapitre.
Elle était desservie par deux vastes ascenseurs dont la particularité principale était de s'arrêter à tous les étages.
Ainsi, en semaine, ils mettaient de cinq à dix minutes pour descendre du sixième étage au rez de chaussée. Ils pouvaient s'arrêter trois fois à votre étage, pleins à craquer, ce qui faisait qu'avec l'attente, il fallait bien vingt minutes pour descendre au rez de chaussée !
Il faut dire que deux ascenseurs pour environ deux cents patients, plus le personnel, plus les ambulanciers prenant toute la place avec leur brancard, c'est un peu juste ! Certes, il y avait un autre ascenseur mais qui n'était pas beaucoup utilisé, car il ne reliait que le rez de chaussée et le premier étage. Deux ascenseurs plus petits étaient réservés aux membres du personnel … qui ne pouvaient pas les utiliser quand ils transportaient des chariots encombrants, ou des malades en fauteuil roulant.
Une pancarte insinuait que ces malades étaient des charges roulantes. En effet, elle disait ceci:
« Si des charges roulantes sont introduites dans la cabine, leur maintien doit être assuré … »
Il faut dire que deux ascenseurs pour environ deux cents patients, plus le personnel, plus les ambulanciers prenant toute la place avec leur brancard, c'est un peu juste ! Certes, il y avait un autre ascenseur mais qui n'était pas beaucoup utilisé, car il ne reliait que le rez de chaussée et le premier étage. Deux ascenseurs plus petits étaient réservés aux membres du personnel … qui ne pouvaient pas les utiliser quand ils transportaient des chariots encombrants, ou des malades en fauteuil roulant.
Une pancarte insinuait que ces malades étaient des charges roulantes. En effet, elle disait ceci:
« Si des charges roulantes sont introduites dans la cabine, leur maintien doit être assuré … »
Une pancarte insinuait que ces malades étaient des charges roulantes. En effet, elle disait ceci:
« Si des charges roulantes sont introduites dans la cabine, leur maintien doit être assuré … »
Chapitre suivant : L'espace fumeurs