In Libro Veritas

Emprisonnée

Par Fred Nera

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Table des matières
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Emprisonnée

Hurlement. Coup de «couteau». Giclement de sang. Nouveau hurlement.

Alors que Bobby et Ted frappent encore et encore, je commence à ressentir un peu d'excitation.

J'ai honte et je m'en veux.

Mais reprenons par le début.

Vik', Bobby et Ted sont venus me violer sous la douche. Vik' est le chef de la bande la plus malfaisante dans la prison où j'ai été incarcérée, et Bobby et Ted sont ses deux bras droits, enfin, pour autant qu'on puisse dire que quelqu'un a deux bras droits.

J'étais la seule prisonnière, alors, franchement, je me doutais un peu depuis le début qu'on en arriverait là.

Il faut peut-être que je donne quelques explications, vu que les prisons ne sont pas mixtes et que ce genre de cas ne se présente normalement pas.

En ce qui me concerne, je suis trans', et comme j'avais - et j'ai toujours - un pénis, le juge qui m'a condamnée a décidé de m'envoyer dans une prison pour hommes.

Je dirais bien qu'il n'avait pas réalisé qu'
il n'y avait pas besoin d'avoir un vagin pour se faire violer par un groupe d'hommes, mais à mon avis il s'en doutait bien. Un de ces quatre, ça se paiera.

Même avec l'uniforme réglementaire du prisonnier, mes cheveux longs et blonds et mon début de poitrine pouvaient difficilement passer inaperçus. J'ai tout de suite eu des remarques et des mains placées à des endroits inconvenants. J'ai essayé de pas trop réagir, au début. Je voulais garder un profil bas, m'engueuler avec personne.

Et puis une fois, alors que je me servais de la cabine qui est dans la
cour pour téléphoner à un ami à l'extérieur, un type de la bande à Vik' plus con que les autres - qui ne sont déjà pas des flèches - s'est ramené et a posé sa main sur l'endroit où on remet le combiné quand on
a fini, ce qui a coupé la communication.

« Dégage, il a fait, je voudrais pas que tu nous refiles le Sida. »

J'ai mentionné qu'il était très con ?

Ce n'était pas un jour où j'étais super patiente, et je lui ai cassé trois doigts de la main.

Ce que je n'avais pas calculé, c'était qu'en m'attaquant à lui, je m'étais mis toute sa bande à dos.
Et donc le chef et ses deux gorilles sont venus me punir, et accessoirement prendre un peu de bon temps sur ce qui se faisait de plus féminin dans l'endroit.

C'est dans la douche que c'est arrivé, évidemment. Je rentrais, en fait pour aller aux toilettes, mais douches et toilettes sont situées au même endroit, et j'ai vu Vik, le chef, un type de taille moyenne mais à l'allure patibulaire, accompagné de son bras droit Ted, un homme grand, maigre et blond qui ne payait pas de mine mais était un boxeur talentueux. Enfin, pas dans les tournois, mais il était en taule pour avoir tué quelqu'un à la force de ses poings.

Derrière moi, la porte a claqué. Je me suis retournée et j'ai vu Bobby, un gars immense et un peu enveloppé contre lequel personne n'avait jamais eu trop envie de se battre.

Vik, Ted et Bobby ensemble. Les trois se connaissaient avant d'arriver en taule. Ils étaient déjà potes avant. Ici, ils faisaient la loi, et quand les trois se trouvaient réunis, ça ne laissait jamais rien présager de bon.

J'ai réalisé que ça allait être ma fête. Je me demandais quand même si j'allais résister, mais Ted a sorti un couteau, enfin un morceau de verre taillé avec du tissu pour la poignée. C'était à peu près le top de ce qu'on pouvait trouver comme arme en taule, à moins de se débrouiller pour faire entrer un flingue ; mais là il fallait vraiment avoir des contacts bien placés.

« Ok, j'ai fait. Je suppose que ça ne servirait à rien que je crie ?

- T'as tout compris, mon mignon. »

Vik' parlait toujours de moi au masculin, parce qu'il savait que ça m'énervait. Ou alors juste parce que c'était un gros con, je n'ai jamais trop su.

En tout cas, ils avaient sans doute corrompu un gardien pour ne pas entendre mes cris et, accessoirement, pour empêcher des importuns de venir prendre une douche au mauvais moment.

« Bobby ? » a fait Vik'.

Le gros type derrière moi m'a attrapée et m'a complètement immobilisée. Je n'ai même pas essayé de résister. Je savais que je ne faisais pas le poids.

Ted s'est approché de moi et a fait descendre sa lame près de ma poitrine.

« Attends, a ordonné le chef en sortant un morceau de tissu de sa poche. Commence par le bâillonner.»

Il m'a pincée le nez pour que j'ouvre la bouche, mais je n'ai pas attendu de manquer d'air pour m'exécuter.
J'espérais que les choses se passeraient un peu moins mal si j'étais docile.

La seule question que je me posais tandis qu'ils m'attachaient le tissu, c'était pourquoi me bâillonner alors que personne ne s'aventurerait à m'entendre ? Sans doute pour m'humilier encore plus.

Ted a commencé a me tripoter les seins à travers la mince veste de l'uniforme. Mes tétons ont commencé à durcir malgré moi.

« Hé, elle a quand même un peu de matériel. Je déchire, chef ?

- Sois pas si pressé, Ted. On a notre temps.»

À la place, Vik a commencé à sortir du ruban adhésif épais. Ça m'a inquiétée. S'il voulait me ligoter, c'était que ça risquait de durer un peu trop longtemps à mon goût.


Il a attaché mes deux poignets ensemble, devant moi. Puis Bobby m'a attrapée comme si je ne pesais rien et m'a placée en dessous d'un portemanteau. Ils ont placé la jonction entre mes poignets sur le portemanteau et ont rajouté du ruban adhésif, histoire d'être sûrs que je tienne bien.

Bobby et Ted ont alors attrapé chacun une de mes jambes et je me suis trouvée vraiment suspendue. Vik a encore ajouté une couche d'adhésif pour que je ne tombe pas, et ils se sont mis à rigoler.

Je ne sais pas trop si j'étais ridicule ou excitante, suspendue et bâillonnée, mais sur le coup j'avais surtout envie de pisser.

Bobby et Ted ont retiré mes chaussures et mes chaussettes et ont écarté mes jambes autant qu'ils le pouvaient. J'ai eu un peu mal aux muscles. Ils ont ensuite commencé à me les immobiliser dans cette position, un pied attaché à un porte-serviettes situé au niveau de la taille, l'autre à un robinet.

Puis Ted a fait ce dont il avait envie depuis le début, c'est-à-dire déchirer ma veste puis mon tee-shirt pour révéler ma poitrine. Il a ensuite commencé à la tripoter et à jouer avec mes tétons.

Il avait l'air tout content, alors qu'objectivement, ce n'était pas la joie. Les hormones avaient fait un peu d'effet et j'avais une poitrine effectivement féminine, mais quand même plutôt féminine plate.


Ça a duré quelques minutes.
Vik avait l'air de s'impatienter, tandis que Bobby paraissait un peu gêné. Les viols, ce n'était pas trop son truc. Et puis, on ne s'entendait pas trop mal, lui et moi. On avait pas mal discuté ensemble, vu que je lui avais appris qu'on venait du même bled. Mais bon, il était trop con pour désobéir à son petit chef.

Au bout d'un moment, ce dernier en a eu marre et il a attrapé la lame de verre pour me détacher les poignets. Je me suis écroulée par terre, les pieds bien en l'air, toujours attachés.

« Alors, a fait Ted en posant son pied juste en dessous de mon nombril dénudé. On fait moins la maligne, salope ? »

Il a commencé à appuyer. J'ai gémi un peu. Il a appuyé plus fort. Sous la pression, j'ai commencé à me pisser dessus.

J'ai senti l'urine chaude mouiller mon slip et mon pantalon, puis couler le long de mon ventre et sur mes seins, pendant que les trois types s'esclaffaient. Même Bobby.

Ils m'ont ensuite détaché les pieds et poussée sous la douche, où je suis tombée à genoux. Puis ils ont envoyé l'eau glaciale pour me nettoyer.

Lorsque ça s'est arrêtée, je grelottais.
Vik' m'a alors attrapée par les cheveux pour me faire sortir de la douche, et m'a placée à genoux face à un porte-serviettes.

« Maintenant, on va passer aux choses sérieuses. »

Ted et lui m'ont écarté les bras autant que possible et m'ont à nouveau attachée avec du scotch. Puis Ted a commencé à me faire descendre le pantalon et le slip sur les chevilles.

Je suis restée comme ça quelques instants, à genoux, face au mur, pendant qu'ils regardaient mes fesses.

De mon côté, j'essayais de retirer le bâillon de ma bouche en le poussant avec ma langue. Il s'était un peu déplacé quand Vik m'avait attrapée par les cheveux.

« Bon, a dit Ted. Chef, à vous l'honneur ? »

J'ai entendu Vik ouvrir sa braguette. Il n'y aurait pas de préliminaires. Il devait déjà bander rien qu'à me voir soumise comme je l'étais, et il n'allait pas perdre son temps à essayer de faire en sorte que je n'ai pas mal. Ce n'était pas son but.

J'ai senti son pénis tout près de mon anus.
Juste au moment où le bâillon glissait sur ma lèvre inférieure.

« Je suis pas un peu vieille pour vous, Victor ? » j'ai demandé.

Le bâillon m'empêchait encore un peu de parler, mais j'étais compréhensible.

Ted et Bobby m'ont paru s'interroger, en tout cas, mais en leur tournant le dos c'est dur à dire. Vik s'est penché un peu pour me remettre le morceau de tissu. J'ai quand même réussi à placer une autre phrase.

« Alors, est-ce que mon cul va valoir celui de Coraline ?»

Là, j'ai clairement entendu Bobby réagir. Normal. Sa fille s'appelait comme ça.

« Un peu trop large, peut-être ? Coraline m'a confiée comment vous lui disiez que hmm.... »

Vik' venait de me remettre le bâillon. Mais c'était trop tard. Bobby commençait à réfléchir. Il savait que je venais du même coin que lui ; ou en tout cas, c'est ce que je lui avais dit.
Il savait que je travaillais comme assistante sociale à l'école de son quartier ; ou en tout cas, c'est ce que je prétendais. Et il ne m'avait jamais dit que sa fille s'appelait Coraline ; mais un ami à l'extérieur n'avait eu aucune difficulté à le découvrir. Il a alors réalisé que je ne pouvais pas mentir. Techniquement, c'est possible qu'il se soit trompé.

***

Hurlement. Coup de «couteau». Giclement de sang. Nouveau hurlement.

Alors que Bobby et Ted frappent encore et encore Vik', qui les supplie de ne pas me croire et d'arrêter, je commence à ressentir un peu d'excitation.

J'ai honte et je m'en veux, un peu.

Mais franchement, quand même pas énormément.