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Histoire de Napoléon et de la Grande-Armée pendant l'année 1812, Tome I

- Catégorie : Biographies / Témoignages
- Par Philippe-Paul, comte de Ségur
-
- Date de publication sur In Libro Veritas : 15 juillet 2007 à 0h24
- J'entreprends de tracer l'histoire de la grande-armée et de son chef pendant l'année 1812.
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296 pages
Histoire de Napoléon et de la Grande-Armée pendant l'année 1812, Tome I
CHAPITRE II.
Quant à la Prusse, dont Napoléon était le maître, on ne sait si ce fut son incertitude sur le sort qu'il lui réservait, ou sur l'époque de la guerre, qui lui fit refuser, en 1810, l'alliance qu'elle lui proposait, et dont il dicta lui-même les, conditions en 1812.
Son éloignement pour Frédéric-Guillaume était remarquable. On avait souvent entendu Napoléon reprocher au cabinet prussien ses traités avec la république française. «C'était, disait-il, avoir abandonné la cause des rois.». Selon lui, «les négociations de la cour de Berlin avec le directoire décelaient une politique timide, intéressée, sans noblesse, qui sacrifiait sa dignité et la cause générale des trônes à de petits agrandissemens.» Chaque fois, que, sur ses cartes, il suivait le tracé des frontières prussiennes, il s'irritait de les voir encore si étendues, et s'écriait : «Se peut-il que j'aie laissé à cet homme tant de pays !»
Cette aversion pour un prince pacifique et doux étonnait. Comme rien dans Napoléon n'est indigne de l'histoire, on doit en rechercher les causes. Quelques-uns en font remonter l'origine aux refus que le premier consul éprouva de Louis XVIII quand il lui fit offrir des arrangemens par l'intermédiaire du roi de Prusse : ils croient que Napoléon ; s'en prit au médiateur de l'inutilité de sa médiation. D'autres l'attribuent à l'enlèvement de l'agent anglais Rumbolt, que Napoléon fit saisir à Hambourg, et que Frédéric, protecteur de la neutralité du nord de l'Allemagne, l'obligea de rendre. Jusque-là une correspondance secrète avait lié Frédéric et Napoléon ; elle était si intime qu'ils se confiaient jusqu'à des détails de leur intérieur : cet événement la fit, dit-on, cesser.
Cependant, au commencement de 1805, la Russie, l'Autriche et l'Angleterre cherchaient encore vainement à engager Frédéric dans leur troisième coalition contre la Finance.
Son éloignement pour Frédéric-Guillaume était remarquable. On avait souvent entendu Napoléon reprocher au cabinet prussien ses traités avec la république française. «C'était, disait-il, avoir abandonné la cause des rois.». Selon lui, «les négociations de la cour de Berlin avec le directoire décelaient une politique timide, intéressée, sans noblesse, qui sacrifiait sa dignité et la cause générale des trônes à de petits agrandissemens.» Chaque fois, que, sur ses cartes, il suivait le tracé des frontières prussiennes, il s'irritait de les voir encore si étendues, et s'écriait : «Se peut-il que j'aie laissé à cet homme tant de pays !»
Cette aversion pour un prince pacifique et doux étonnait. Comme rien dans Napoléon n'est indigne de l'histoire, on doit en rechercher les causes. Quelques-uns en font remonter l'origine aux refus que le premier consul éprouva de Louis XVIII quand il lui fit offrir des arrangemens par l'intermédiaire du roi de Prusse : ils croient que Napoléon ; s'en prit au médiateur de l'inutilité de sa médiation. D'autres l'attribuent à l'enlèvement de l'agent anglais Rumbolt, que Napoléon fit saisir à Hambourg, et que Frédéric, protecteur de la neutralité du nord de l'Allemagne, l'obligea de rendre. Jusque-là une correspondance secrète avait lié Frédéric et Napoléon ; elle était si intime qu'ils se confiaient jusqu'à des détails de leur intérieur : cet événement la fit, dit-on, cesser.
Cependant, au commencement de 1805, la Russie, l'Autriche et l'Angleterre cherchaient encore vainement à engager Frédéric dans leur troisième coalition contre la Finance.
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