françois d'alayrac - ET QUE LE DIABLE MARCHE AVEC MOI - texte intégral

In Libro Veritas

ET QUE LE DIABLE MARCHE AVEC MOI

Par françois d'alayrac

Cette oeuvre est mise à disposition du public sous un Contrat Creatives Commons (by-nc-nd)

Vous êtes en mode de lecture plein écran. Cliquez sur le lien suivant si vous souhaitez afficher la version classique de cette oeuvre

Table des matières
Que pensez vous de cette oeuvre ?

MÊME SI LE CIEL EST VIDE

Même si le ciel est vide,
Même si l’éternité a honte
De ses promesses non tenues,

Même si, souffrant comme une bête,
J’ai marché dans tous les sens sur la terre
Vaste salle des baisers perdus et inutiles,

Même si en criant l’amour
J’ai brûle mes muscles
A courir après le temps qui fuyait,

Même si les mots se sont noyés
Dans les vallées de l’ivresse
Où j’avais cru trouver un repos provisoire,

Même si, enfin, demain ne m’appartient pas,
Bois, oh mon amour à cet obscur secret
Dont j’ai trouvé le chiffre entre tes seins.

Car toi seule, lorsque tu t’ouvres à moi
Comme la fleur à l’abeille élue
Tu sais m’être douce.

Quand je couche sur ton ventre vide et clair
Et dans ton plaisir d’être belle,
Tu m’offres ce soleil sauvage qui m’inonde.

Entre tes jambes tu me mets à la joie
Et mes lèvres s’appuient
Sur ton front désormais familier.

Je n’ai aucun regret
D’avoir jeté dans un autodafé
Les chiens de ma mémoire.

Il ne me reste qu’un désir :
M’endormir sur ton lit
Avant que la nuit ne me prenne.

Alors, dans un dernier défi
J’ouvre en grand ta fenêtre
Pour laisser passer un cri d’orgasme ressuscité.

Chapitre suivant : LE SERPENT