... ou { Le Moment d'Albatros }
Lumière impuissante qui presse mon dosDans ce trou inconquis tu ne m'obliges pas
C'est l'inconnu, qui, vers l'obscur guide mes pas
Et déjà, devant moi, brille le collier d'eau.
Face à ce calme clair, la peau contre la pierre,
Je prends mon crayon: j'Ecris la rivière.
Gaie, je dénonce. L'arbre qui pousse l'autre au déclin,
La jalousie de l'onde pour tout ce qu'elle imite :
Elle devient ciel, feuilles, nuages et ne se limite
Qu'à tout ce qui borde son livide écrin.
Souvent, elle arbore mille éclats de soleils ;
Mais chaque coup de vent, révèle ses merveilles
Volées, en invisible, omniscient justicier.
Alors, vengeur, punissant sa sotte vanité
Son visage de pâle miroir il vient rider.
Déjà de crépuscule elle se colore
La sombre verdure, l'étroit corridor.
Cette nuit, elle fera pâlir l'Aurore
Avec sa Lune, et ses mille reflets d'or.