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Assises "Liberté, création et Internet", organisées par Libre Accès le 12 fevrier
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| boogieplayer | Ecrit le 29/01/2009 à 23h25 - Citer et répondre |
3122 messages
Inscrit le: 19/04/2005
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Deux conceptions du rapport d'internet à la culture s'opposent. Selon la première, il faudrait imposer à internet des règles favorables aux modèles commerciaux d'édition centralisée pour qu'il devienne "un nouveau canal de distribution des oeuvres culturelles". Selon la seconde, Internet est un espace de libertés, de diversité culturelle et d'échanges entre individus susceptible de rémunérer les artistes par de nouveaux mécanismes. Pour que chacun y voit plus clair, Libre Accès organise le 12 février 2009 des assises « Liberté, Création et Internet » Une première table ronde « Europe : état des lieux de la culture et des libertés sur Internet » traitera des problématiques liées aux échanges sur Internet dans la Communauté Européenne. La deuxième table « Création et Internet, le partage de la culture est-il incompatible avec la rémunération la création artistique ? » confrontera diverses approches des droits des usagers et des créateurs, en comparant les propositions de la loi HADOPI, les pratiques émergentes et diverses propositions de sortie par le haut du débat actuel. Avec la présence de Daniel Cohn-Bendit, député européen, Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne (sous réserve), un représentant du PS, Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris. Seront également présents Eric Aouanès président et fondateur de Dogmazic, Philippe Aigrain auteur du livre « internet & création », Jérémie Zimmermann co-fondateur de la Quadrature du Net, Mathieu Pasquini gérant et fondateur de la maison d'édition InLibroVeritas, Gérald Guibot président du label CC We are unique records et Imagho nommé aux Qwartz 2009, guitariste et ancien sociétaire de la Sacem, ainsi que de nombreux intervenants acteurs d'Internet et de la création. Les échanges se poursuivront autour d'un verre en toute convivialité. La soirée s'achèvera par un concert du groupe Sam (chanson française). Inscription souhaitée : inscription@libreacces.org Lieu : salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris Métro Sentier Date : 12 février 2009 18h45 Contact presse : Pauline Valaize 06.32.07.08.02 / presse@libreacces.org source : http://www.ilv-experience.net/blog/index.php/2009/01... |
| Administrateur | Mathieu Pasquini - Gérant fondateur In Libro Veritas |
| Fredleborgne | Ecrit le 30/01/2009 à 00h24 - Citer et répondre |
5646 messages
Inscrit le: 24/11/2006
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Cher Boogie Hormis le fait que je ne peux me rendre à cette réunion, je ne le regrette pas : c'est un leurre. deux conceptions s'opposent, il est vrai, mais NOTRE conception n'est pas représentée. La première table ne fait qu'un "état des lieux" très vague. La seconde table pose un débat déjà empreint d'un parti pris. "Internet incompatible avec la rémunération de la création artistique" au lieu de se demander Internet peut il être bénéfique à la création artistique ? En effet, chaque création artistique mérite -t'elle salaire ? réponse des artistes eux-mêmes. Un artiste ne touche que la rançon du succès, ce n'est pas un fonctionnaire. En effet, les artistes ne veuleent pas d'un salaire fixe, ils veulent être rétribués, non pour leur travail, mais au prorata de leur succès. A ce titre, toute "visualisation", même d'une merde doit être payante. NOUS NE POUVONS PAS DISCUTER D'ENTREE AVEC UNE TELLE PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE. BOYCOTT et "Qu'ils crèvent" Dans le même temps, le filtrage du net via des copyright numériques et des projets de ripostes graduées sont régulièrement déposés devant les parlementaires européens. Cette pression permanente 'des milieux de l'industrie culturelle" sur des organes législatifs est un abus et une insulte pour les millions de consommateurs crétins qu'ils pensent que nous sommes. Merci à un eurosocialiste portugais de m... Je m'enerve depuis 2004 à la vue de toutes ces tentatives de passe-droit législatif au profit d'une minorité au nom de cette "propriété intellectuelle". Aujourd'hui, on brevete n'importe quoi et n'importe quelle série de notes, de mot ou de photo au nom de l'exclusivité due au premier déclarant. On sait aujourd'hui que Thomas Edison a volé de nombreux brevets qu'il a mis à son nom, que des écrivains ont publié sous leur nom les oeuvres d'autres auteurs (même Molière), que certains ont copié des inconnus, que des pays même ont usurpé, pour des questions d'argent, certaines découvertes (Le virus du Sida par exemple), que des sociétés médicamenteuses changent des composants divers, mais pas le composant actif pour toujours faire payer le maxi-prix de leur produit etc. etc. Le problème de la création artistique ne vient pas d'internet, mais du monopole de quelques compagnies internationales (Les Majors) qui intoxiquent tout progrès qui pourrait nuire à leurs mega bénéfices. Internet est leur bête noire. Microsoft, ...(par peur d'attaque en diffamation) met en place des procédures (dont nous ne sommes pas toujours informés) permettant de lutter contre le piratage (c'est quoi ça ?) au profit de ces majors du même acabit que l'euro député euro socialiste mais qui aurait pu être de n'importe quel parti que je m'en fout, c'est de la m... quand il s'agit de fliquer et de taxer le net pour donner du pognon non gagné par un travail. Alors, j'irai pas, je discute pas, et j'encourage les lecteurs d'ILV à ne pas pirater ceux qui veulent nous faire payer cher pas grand chose surtout qu'ils remakisent avec dégradation plus qu'ils ne créent, et à consommer du libre sans modération et libre à eux de faire un don ou pas en fonction du centième du plaisir ressenti. ( et non pas pour chaque centième) La littérature, la musique, les dessins, la photo libres existent. LIbre ne veut pas toujours dire gratuit. Mais ne payez jamais ce qui n'est pas un service. |
| Membre du comité de lecture | |
| boogieplayer | Ecrit le 30/01/2009 à 08h00 - Citer et répondre |
3122 messages
Inscrit le: 19/04/2005
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Bah, en même temps c'est moi qui organise le truc avec libre accès. C'est beaucoup de chose, mais pas un leurre, ou alors rien ne sert jamais à rien et on ne fait rien. Ou on s'est très mal exprimé et c'est inquiétant pour nous, ou vous n'avez pas saisi ce qui est écrit ;-) Mais peut être ne savez vous pas qu'est-ce que libre accès, ce qui induit l'incompréhension ? |
| Administrateur | Mathieu Pasquini - Gérant fondateur In Libro Veritas |
| Fredleborgne | Ecrit le 30/01/2009 à 23h49 - Citer et répondre |
5646 messages
Inscrit le: 24/11/2006
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Oh la boulèèèèèètte ! J'ai même pas réfléchi quand j'ai lu l'intitulé du thème n° 2 : j'ai vu rouge, je venais de lire les infos et en particulier la nouvelle attaque contre les libertés numériques. Pour moi, la réponse est déjà dans la question. Ainsi présenté, on commence à faire pleurnicher sur les artistes, au lieu de voir ce qu'internet est utile à l'humanité. Qui a proposé ce thème ? Selon moi, c'est une faute de goût. Mais bon, "Libre Accès" n'est pas noyauté par les majors, enfin j'espère Une petite citation pour comprendre ma colère "Réaffirmons-le, il n’y a pas de création culturelle sans rémunération des artistes." Renaud Donnedieu de Vabres (2006 pour la DADvSI)) ""«la liberté d’Internet ne saurait impliquer une gratuité totale, car il n’y a pas de création culturelle sans rémunération des artistes»". Mme la sénatrice Danièle Pourtaud (PS) (2004 pour la LEN) Ce n'est pas une histoire de parti politique, mais de parti pris des ... qui votent les lois pourries. Alors, quand je lis "Création et Internet, le partage de la culture est-il incompatible avec la rémunération de la création artistique ? " C'est encore un fait acquis qu'il doit y avoir systématiquement rémunération. sinon ce serait "incompatible avec une rémunération de la création artistique" A ce moment là, la rémunération obtenue devient hypothétique, éventuelle, partielle (il existe d'autres médias qui rapportent), complète... Bref, sujet pourri, désolé Message édité le 31/01/2009 à 00h15 |
| Membre du comité de lecture | |
| Sonia Traumsen | Ecrit le 31/01/2009 à 08h11 - Citer et répondre |
976 messages
Inscrit le: 27/04/2007
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En gros je suis d'accord avec ce que vous dites, Fred. Pour ce qui est des dons, les consommateurs de plaisirs n'en font pas, parce que, il n'est pas donné à tout le monde de reconnaître un "travail" artistique intellectuel, ce qui reviendrait à reconnaître un échange, entre ceux qui ne se pensent pas vraiment artiste ou créateur, et les autres qui sont censés en être. En fait, "reconnaître" un artiste, c'est soit reconnaître que l'on n'en est pas un (humilité), soit, il s'agit de "reconnaissance" entre des personnes qui appartiennent à une même catégorie, bref entre deux artistes qui se savent déjà être des créateurs, et là on sort du problème. (Il y a des intellectuels qui ne sont pas créatifs, et qui, ne l'étant pas, n'auront aucune envie de reconnaître la création; quand ces intellectuels ont un pouvoir politique, ils se vengeront contre tout esprit créatif en lui donnant une définition. Par ex un intellectuel marxisant ramènera le "travail" de création à un travail et à un échange avec salaire. L'artiste sera ainsi "rémunéré" et rentrera bien sagement au bercail de la bonne classe ouvrière, il aura un "rôle" social etc. Pour un ecclésistique la création artistique sera rapprochée de la création divine sans jamais l'atteindre, ou encore on dira que l'artiste est inspiré de Dieu) Dans l'autre sens, tant qu'on peut ne pas payer, en profitant d'un soit disant "travail", c'est mieux, surtout quand on se croit plus malin, et que l'on prend l'autre pour une cloche, à partir du moment où il s'affiche sans demander quoi que ce soit en rétribution de ce qu'il fait. De toute façon le peuple innocent (c'est un principe acquis, passons) et bien entendu manipulé (un autre principe acquis, passons encore)ne croit pas à la générosité, ne croit pas à ce qu'un artiste puisse "travailler pour rien"(à moins que ce soit un imbécile) En effet ce que "fait" un artiste, ça doit nécessairement être ramené à du travail, et à du travail quantifiable. Par conséquent pour l'individi lambda soit-disant libre, un artiste qui s'expose gratuit est un imbécile, puisqu'il ne fait pas payer son travail. Donc, pourquoi ne pas profiter du libre accès. Ou bien Lambda va faire une hypothèse plus simple : la création n'est pas du travail, donc il n'y a pas lieu de la rémunérer. Il n'a pas tort, mais pas vraiment pour de vraies raisons. Que ce n'est pas un "travail" c'est bien exact, et l'idée tordue en effet, comme vous le faites remarquer, Fred, de parler de rémunération, revient à faire passer l'artiste pour un travailleur standard, ce qu'il n'est pas, et par conséquent à l'annuler. A quand les 35 heurs imposées à l'artiste en échange d'une rémunération plafonnée? Cependant, si Lambda a raison de ne pas considérer, formellement, la création comme un travail, et l'artiste comme un travailleur, cette "raison" provient du fait qu'il ne se représente pas ce que c'est qu'un travail de création, qui au mieux selon lui est une inspiration, un don, du génie, de l'élitisme, un privilège, au pire une chance, parfois une folie qui a eu du succès. Bien entendu tout n'est pas faux là-dedans. En outre, que ce ne soit pas considéré comme un travail, c'est intéressant, car de ce fait on ne doit rien à ceux qui ont produit ce "travail". Si c'est considéré comme un travail, on ne devra que ce qui est dû, en échange du service rendu, soit à un individu, soit à la communauté. Dans le meilleurs des cas on fait un "don", qui est un procédé indéfini, entre la reconnaissance du plaisir que l'on a pris en "consommant" l'oeuvre, et, en quelque sorte, une certaine aumone. Sans compter que le "don" est connoté, puisque, si l'on "donne", si l'on "soutient", on le fait à l'égard de quelqu'un qui n'a pas encore été reconnu. Bien sûr, dans un sens, on l'encourage, mais, puisqu'il accepte un don, c'est qu'il en a besoin, et s'il en a besoin, c'est qu'il n'est pas encore un artiste, car, s'il l'était, il serait déjà reconnu, et par conséuent ça se saurait. Le lambda, le consommateur, d'un côté admire ce qui est déjà reconnu, d'un autre côté prend soin à ce que son voisin, à ce que celui qui appartient à la même sphere que lui, à la même classe sociale, comme on disait jadis, soit bien maintenu la tête sous l'eau. De toute façon il pensera, non sans quelque raison d'ailleurs, que si l'artiste en est encore au point de recevoir des dons, c'est qu'il n'est pas assez fort, qu'il n'a pas été assez fort pour vaincre, à la fois l'opinion, et les Majors. Donc il n'y a pas lieu de l'admirer, et d'ailleurs, si l'on devait l'admirer, on ne le pairait certainement pas, car un homme admirable, on l'insulterait, en lui faisant un "don". En outre, et en général et dans l'esprit de tous, la qualité se trouve dans ce qui a déjà été reconnu. C'est cela que l'on consent à payer. Dès lors, pourquoi payer ce qui n'a pas été reconnu, puisque soi-même on peut en faire autant, ou peut-être parce que l'on pense que l'on est encore à temps pour faire autant. On fait un don parce que l'on pense que l'on a soi-même des chances en se rangeant dans le même starting blok. Si l'autre est trop loin devant, on va le payer, pour qu'il nous représente, pour qu'il soit là-bas, dans les tudios ou chez les dieux, un peu de nous même, de celui ou de celle que nous ne pouvons pas être. Quand l'autre est trop loin devant, il ne reste plus qu'à applaudir, et nous sommes solager de ne plus avoir à faire un effort que nous savons déjà inutile. L'autre est alors un peu de celui ou de celle que nous voulions être, et d'un autre côté nous pouvons retorner à notre jardin, à nos chasses ou à nos casseroles. Et nous avons tout intérêt à ce qu'il réussisse, l'autre, ou en tout cas, à ce qu'il réussisse sur la scène médiatique (il ne nous échappe pas vraiment) car si tel n'était pas le cas, notre esprit rebiendrait sans cesse sur le point de départ que nous n'avons jamais voulu prendre. Ce qui est déjà reconnu est situé dans les sphères inaccessibles. Une Star ou un produit relooké par les Majors, est par principe inaccessible au Lambda, et il se montre comme inaccessible, tout en feignant d'être accessible. Vous aurez les images, mais jamais accès à la personne. Vous avez son simulacre, et non son être. Essayez donc d'approcher une vedette de cinéma, voire, un écrivain connu : vous ne pouvez pas, car, il s'est rendu inaccessible, et d'ailleurs il n'a pu devenir ce qu'il est, qu'en se protégeant d'une façon ou d'une autre, autrement il aurait été détruit. Donc si vous, êtes accessible comme un couillon ou une conne, voyons, ce n'est pas sérieux, vous n'êtes pas un véritable artiste. Ce qui n'est pas tout à fait faux d'ailleurs, parce que lorsque l'on est en permanence sur le réseau, on ne tient plus vraiment les autres à distance, puisque, ce qui se donne désormais comme seul monde, à savaoir le réseau, vous rentre dans la tête et s'impose comme modèle de réalité, au lieu que l'art est toujours un problème ou un combat contre ce qui est censé se donner en toute bonne foi comme le "réel", y compris la "nature", qui de nos jours est "écologique" un point c'est tout, en d'autre termes sciento-esthético-spectaculaire Ceux qui ont réussi, les "véritables" artistes, qui d'ailleurs pour beaucoup ont été cautionnés et validés par les spectateurs, la population ou je ne sais quoi, se trouvent pour ainsi dire hors d'atteinte et hors du temps, leur apparition est truquée par le média, qui feint de montrer les stars comme étant accessibles. Mais quid du spectateur-consommateur eu égard à ceux qui ont réussi, aux véritables artistes : non, certes, ils ne voudraient pas nécessairement le devenir, artiste, devenir célebres, ils sont bien peinards dans leurs coins. Ce qu'ils voudraient, c'est la réussite, ou le fantasme de la réussite, mais sans le sacrifice, et en tout cas sans le "travail" de l'artiste. Personne n'est dupe, bien entendu, et tout le monde reconnaît bien qu'il y a du "travail" (mais lequel), et pas seulement du talent, "derrière" tout ça. Contrairement à ce que l'on croit, le spectateur ou consommateur est assez sain, en fait : il ne jalouse pas ceux qui ont réussi, non, le spectateur-consommateur se délègue : l'autre qui est loin là-bas, sur la scène inaccessible de la création, eh bien, il est lui, il est le spectateur qui se voit là-bas, un peu comme on s'identifie au héros d'un film. Quand on va au ciné pour voir le Christoffe Colomb avec de Pardieu, ce n'est pas pour Colomb, mais pour VOIR Depardieu, la "réussite" de Depardieu, pour voir le comédien, l'artiste, alors que dans le même temps on se persuade que l'on ne pourra pas être lui, à la fois parce que l'on n'a pas envie vraiment de le devenir, et surtout parce que, au fond, on ne le veut pas, on ne veut pas courir le risque d'essayer, et de se planter la gueule. On doute de soi, on ne se lance pas, on ne court pas le risque; mieux encore : Depardieu admiré dans le film nous DISSUADE d'avoir par exemple de Destin d'un Colomb. L'acteur, et peu-être l'artiste nous SAUVE d'un DESTIN que nous ne voulons pas, il est payé et devient riche grâce à nous, les Lambda, parcequ'il nous sauve en nous évitant de devenir nous-mêmes, et dieu sait si le destin est fatal. Mieux encore : devenir soi-même, voilà qui est évité par le spectacle de la réussite, qui nous dit sans arrêt que la réussite est le seul destin, autrement que la vie ne peut pas être destin, mais à la limite réussite, sauf que pour beaucoup la réussite, ce serait rentrer dans un processus fatal, qui ne serait pas supportable, voire, mortel. L'artiste en quelque sorte se sacrifie pour nous éviter d'être; nous ne voulons pas devenir ce qu'il est, et c'est pourquoi au fond le spectateur n'est pas envieux, il ne s'identifie même pas à la star, puisque la star l'aide à se débarrasser de lui-même, et d'autant, qu'il n'y a de réussite reconnue qu'au spectacle, ou donnée en spectacle. Un destin réussi est un destin qui se montre et s'affiche, et par conséquent un destin prisonnier de ceux qui le voient, et dépendant du fait qu'il s'expose et qu'il est vu ! Voilà pourquoi les Majors se font du fric en orchestrant la "réussite" des stars, ou en transformant toute réussite, tout destin en réussite de star. Il n'y a de marché que par le spectacle, il n'y a de réussite artistique, ou dite telle, que dans le spectacle et la reconnaissance des masses, parce que le spectateur-consommateur ne paie que pour ceux qu'il fait semblant d'envier, qui lui ouvrent un avenir fictif, ou une évasion, en lui évitant de courir le risque d'être, si l'on entend par là que être c'est la lutte acharnée contre tous, contre l'opinion, la famille, l'état, l'intelligenzia, la patrie, la nature, dieu, les lambda, les éditeurs, les majors, etc etc. C'est donc, in fine, la perte et le déclin, bref, ce dont personne ne veut. Et pour ça, pour l'éviter tout en se faisant croire qu'on le veut, on est prêt à payer, mais certainement pas comme on "rémunere un travail" |
| Fredleborgne | Ecrit le 01/02/2009 à 10h08 - Citer et répondre |
5646 messages
Inscrit le: 24/11/2006
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En voila une participation qui pourrait être "commentée" à cette fameuse table ronde. plus les sous-questions - les lecteurs/internautes attirés par le mot "gratuit" sont-ils des cibles commerciales potentiellement rentables ? - doit-on subir la pub comme un "mal nécessaire" pour rentabiliser un site ? - le don est-il efficace ? (A ce propos, quand on a un "super projet", on a des "résultats intéressants" : en quelques donateurs, j'ai réuni 80% de la somme pour le projet de Quetz: les "mécènes" existent et je les en remercie encore ici. Sans compter les bonnes volontés qui m'ont donné un coup de main pris sur leur temps : PS : laissez moi aussi une participation pour moi ;o) ) - doit-on faire payer l'accès à certains contenus (justifié par un service supplémentaire) ? etc. etc. |
| Membre du comité de lecture | |
| Sonia Traumsen | Ecrit le 01/02/2009 à 12h20 - Citer et répondre |
976 messages
Inscrit le: 27/04/2007
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Oui, Fred, si il y a un projet solide, qui déclare ses buts et son intention, s'il est bien monté, et s'il se fait connaître où il faut, il trouvera sans doute des mécènes. Reste, qu'il faut toujours mettre l'accent sur l'oeuvre, et non sur son auteur. Ou plutôt sur l'auteur, oui, mais attention, il y a un être sensible "derrière" Personnellement je trouve qu'il ne faut pas trop exposer sa personne, mais soi, en tant qu'auteur. Quand on évoque la santé d'un auteur, on l'expose, bien que, son succès dépend aussi, dans notre monde, de l'idée générale que l'opinion se fait de la personne de l'auteur. Je trouve qu'il vaut mieux ne pas donner son pathos en pâture, déjà que l'opinion s'évertue de confondre écrivain et auteur, auteur et narrateur... |
| Fredleborgne | Ecrit le 01/02/2009 à 12h37 - Citer et répondre |
5646 messages
Inscrit le: 24/11/2006
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Pas mis de pathos. Juste cité le projet. Et c'est au nom de l'amitié qu'on a pu avoir avec lui que ce recueil est constitué. J'ai les noms des "donneurs", pardon, des donateurs. C'est un cadeau qu'ils font, parce que Quetz dans ses oeuvres se livre beaucoup, sans pour autant, jusqu'au dernier moment, avoir parlé de ses problèmes. Mais je clos la parenthèse ici. Je fais un peu de pub pour aussi montrer que les projets communs existent. Actuellement, nous avons en cours en commun le "Simurgh", les projets des "auteursdulibre", le smurgle plus provocateur de Lieung Kit et Momo Lière, le prochain volume de Fandefantasy qui se fera pour l'année prochaine, et on peut d'ores et déjà contacter Mestr Tom et écrire en vue d'être publié en octobre prochain. Comme les auteurs gagnants du concours ILV 2007 n'ont pas tous été publiés, j'espère qu'ils le seront avec les auteurs gagnant de la version 2008. Personnellement, je recrute toujours des auteurs pour mon agenda ILV pour 2010, même si je ne remue pas très fort aujourd'hui parce que je ne peux être partout à la fois. Ces projets sont économiquement peu couteux quand les frais d'édition sont partagés. Ils sont économiquement peu rentables, mais permettent à chacun d'avoir son ou ses exemplaires. Ensuite, c'est aux lecteurs de choisir dans la bibliothèque ILV s'ils veulent lire une personne ou plusieurs. Quant aux participants, il y a toujours cette aventure partagée qui est un beau voyage. Ce sentiment n'est -il pas déjà une certaine rémunération, mais pas au sens de cette table ronde ? Voila pourquoi je regrette le choix et l'énoncé de ce thème. Mais je semble être le seul, et bien sûr, je souhaite tout le succès possible à cette manifestation |
| Membre du comité de lecture | |
| Vincent Cuomo | Ecrit le 01/02/2009 à 20h24 - Citer et répondre |
410 messages
Inscrit le: 11/07/2006
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C'est-à-dire? ;-) |
| Thomas Mur | Ecrit le 17/02/2009 à 09h25 - Citer et répondre |
154 messages
Inscrit le: 08/01/2009
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Boogie, j'ai reçu l'invitation sur Facebook pour le groupe LibreAccès. Du coup je tente de me renseigner mais les infos ne sont pas profusion. Sur www.libreacces.org je lis :
Un "cadre économique" ? Une "bonne" rémunération ? Et en invitant des politiques ? De même que Fredleborgne, j'ai peur que ça se traduise par la revendication d'une rémunération de l'artiste prise de force à des contribuables qui n'ont rien demandé. Et :
Qui impose à Internet des règles favorables aux modèles commerciaux ? De quelles règles parle-t-on concrètement ? Le seul capable d'imposer ou de centraliser, c'est l'État. Dans l'attente d'informations plus précises sur les intentions de ce groupe, je préfère ne pas soutenir. |
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