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Microcosme versus gens normaux ? - Ou comment ne pas devenir élitiste ?
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| Tsaag Valren | Ecrit le 02/05/2008 à 09h09 - Citer et répondre |
369 messages
Inscrit le: 19/01/2008
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Merci beaucoup pour votre soutient, c'est très gentil ! Je vais reprendre mon texte comme je le sentirai ce WE. Bonne journée tous. |
| Vincent Jost | Ecrit le 02/05/2008 à 10h29 - Citer et répondre |
1993 messages
Inscrit le: 26/10/2005
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Tsaag, là ne sera pas le chemin. On n'écrit pas pour que tout le monde comprenne. On écrit pour ressortir de nous tout ce que l'on a à dire et pour le faire partager. On écrit avant tout pour soi. Par contre lorsqu'on veut que son externalisation soit comprise par l'autre et que cet autre est "tout le monde", il faut adapter son langage au langage de tout le monde. Mais là, je pense que tu t'y perdras. Car tout le monde ne parle pas le même langage. Il te faut donc écrire des choses qui te plaisent et te satisfont, pour le reste il adviendra ce qui doit advenir... Souviens toi de ne jamais renoncer à toi, tu n'en seras que plus grande pour l'autre. à bientôt sur d'autres vers |
| Aquilegia Nox | Ecrit le 02/05/2008 à 11h07 - Citer et répondre |
1755 messages
Inscrit le: 11/01/2007
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Bonjour, Un bon truc est de se lire à voix haute. Ça aide à reprendre un regard un peu "extérieur" sur un texte que l'on finit par trop bien connaître pour en voir les défauts. C'étaient mes deux centimes de contribution, bonne journée ;-)! |
| Alain Tchungui | Ecrit le 02/05/2008 à 11h33 - Citer et répondre |
146 messages
Inscrit le: 26/01/2006
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Tsaag pose une question intéressante : pour qui écrit-on ? Elle répond qu'elle veut écrire pour tout le monde, pas pour une chapelle de lecteurs. Hélène, Emmanuel et Denis répondent plus ou moins qu'elle doit écrire pour elle. Alors je me pose également la question : pour qui écris-je quand je relis mes textes (courts) de la première à la dernière ligne jusqu'à ce qu'aucun mot ni aucune tournure "n'accroche" aussi bien du point de vue des sonorités que celui du sens ou de la syntaxe ? À cette question, c'est Tsaag qui répond : "Je ne veux pas changer mon style, il m'appartient, je cherche juste à le rendre plus fluide, léger et accessible". Ce qui revient à ranger la question intéressante pour la remplacer par : comment écrit-on ? Et là, peut-être que l'idée de Colette répond parfaitement : "Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne". Le "tout le monde" est présent, mais pas là où on l'attendait. Si le langage que l'auteur emploie n'est pas celui de "tout le monde", alors sans doute n'écrit-il que pour une chapelle ou que pour lui. |
| Vincent Jost | Ecrit le 02/05/2008 à 13h30 - Citer et répondre |
1993 messages
Inscrit le: 26/10/2005
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C'est pour ça que j'adore Alain Tchungui. Toujours là où on ne l'attend pas. Et ici encore ses mots nous forcent à aller plus loin dans notre propre raisonnement. Cependant qui peut donc avoir l'ambition de pouvoir écrire dans le langage de tout le monde sachant que ce dernier n'existe pas. Il suffit d'aller d'une région à l'autre pour qu'un terme dérive de sens en fonction d'où on est ou d'où l'on vient. Se lire et se relire ne pourra jamais nous faire comprendre que telle phrase, si claire et limpide pour celui qui l'a écrite, reste du domaine de l'incompréhensible pour mon autre. Combien de poèmes ont trouvé un nouveau sens à mes yeux après le commentaire de mes lecteurs! En fait, je pense que beaucoup d'entres nous écrivent en espérant pouvoir être lus par tout le monde, mais au final, on écrit toujours pour soi et pour une chapelle qui peut elle varier en fonction de l'écrit. |
| Emmanuel BOURDAUD | Ecrit le 02/05/2008 à 14h59 - Citer et répondre |
304 messages
Inscrit le: 22/02/2007
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Le problème contenu dans cette idée, en apparence séduisante, est le suivant. Quels sont les mots de tout le monde ? Déjà, l'auteur n'écrit que pour des lecteurs potentiels, donc des gens qui lisent. Première chapelle, déjà élitiste par essence. Un deuxième questionnement : comment considère-t-on le lecteur ? Doit-on donner à lire au lecteur quelque chose de "tout cuit", qui ne lui demandera, finalement, que peu d'efforts ? Une lecture simple, facilement digérée, facilement oubliée. C'est bon, on a déjà des Marc Lévy, des Guillaume Musso, ou des Anna Gavalda : inutile d'en rajouter. N'est-t-il pas intéressant, au contraire, de voir le lecteur comme un véritable acteur du texte, un vrai participant, qui devra comprendre, interpréter à sa sauce, imaginer ce qu'il y a dans les vides (ce qui est important dans un texte, c'est ce qu'on n'écrit pas : place de lecture). J'aime à considérer le lecteur comme ça. Je ne prétends pas que ce soit une vérité quelconque, juste un point de vue. Bien à vous |
| Alain Tchungui | Ecrit le 02/05/2008 à 17h30 - Citer et répondre |
146 messages
Inscrit le: 26/01/2006
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Je suis tout à fait d'accord avec Vincent et Emmanuel : c'est en prenant, en quelque sorte, le "dictionnaire" d'un groupe -humain, politique, social, régional, d'âge…- que l'auteur écrit pour ce groupe. En fait, il n'écrit pas pour ce groupe, mais "à partir" de ce groupe. S'il veut s'adresser à vraiment tout le monde, il prendra le "dico" le plus en vogue, avec ce que ça comporte de facilité. Une fois son "dico" choisi, à l'auteur d'écrire comme personne ne l'a fait. J'ai lu les critiques apportées au texte de Tsaag : si plusieurs commentateurs disent que Tsaag écrit bien mais qu'ils ne se reconnaissent pas dans cette écriture, c'est peut-être parce que ces lecteurs n'étaient pas "tout le monde", vu le contexte. En revanche, je suis moins d'accord avec Emmanuel lorsqu'il veut faire du lecteur un acteur du texte. Le texte –l'écrit, donc– n'est pas, pour moi, un dialogue –de quelque façon que ce soit– parce qu'il est achevé : lorsque j'ouvre un livre à la première page, le dernier mot est déjà écrit à la dernière page. À l'auteur de m'y mener par la qualité de son écriture en premier, par l'intérêt du récit ensuite. C'est ma façon de lire et je ne suis pas un "grand lecteur". |
| Denis Nerincx | Ecrit le 02/05/2008 à 19h43 - Citer et répondre |
2520 messages
Inscrit le: 11/12/2005
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M en fait, quand je visionne un film, j'attends du réalisateur qu'il me guide là où il veut que j'aille et je me laisse faire. En tant que lecteur, j'apprécie beaucoup de me laisser partir là où l'auteur veut m'emmener, même, et surtout, si je n'en ai pas envie. Comme auteur, j'adore entraîner mes lecteurs là où ils ne s'y attendent pas. Alors je les guide sans les guider, je leur montre la route et il leur suffit de tourner la page pour y arriver. M bon, c'est seulement mon truc perso o_O Bonne soirée, Denis |
| g@rp | Ecrit le 02/05/2008 à 20h41 - Citer et répondre |
2433 messages
Inscrit le: 09/10/2005
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Très intéressant sujet. Et en lisant les différentes interventions, je m'aperçois qu'il y a autant d'auteurs...que d'histoires à raconter. Donc de lecteurs. Je crois, mais j'ai toujours du mal à parler de l'écriture, qu'on ne doit pas écrire pour un lecteur, mais pour l'histoire - ou parfois l'absence d'histoire, comme le dit Manu, le vide est particulièrement intéressant, le non-dit raconte aussi une histoire. Ensuite, au(x) lecteur(s) d'adhérer (tiens ?) ou pas. Si les lecteurs ne sont pas au rendez-vous, personnellement, j'estime que je me suis vautré. Mais parfois, je pense m'être vautré, et ils sont au rendez-vous - mais ce ne sont pas forcément les mêmes que les précédents. (tout le monde suit ?) OK, je sors, je suis un peu HS ce soir...^^ |
| ati | Ecrit le 02/05/2008 à 23h07 - Citer et répondre |
1486 messages
Inscrit le: 21/08/2006
|
Ah la communication ! Parce que finalement l'écriture, c'est de la communication Et ce n'est pas facile. Chacun comprend ce qu'il veut en fonction de son état d'esprit. L'auteur peut écrire des textes superbes, si le titre n'attire pas tel ou tel lecteur car ce jour là son esprit est d'une humeur qui n'accepte pas le "sujet", il n'y aura rien à faire. Le lecteur potentiel ne cliquera pas ou n'achètera pas ! Par contre, si le titre attire... tiens au printemps, un bouquet de muguet en image et un titre évocateur de soleil... attirera peut être plus qu'un parapluie ! IL y en a marre des parapluies, non ? Et après avoir franchi la première barrière, il y a la lecture, enfin ?! Non, pas vraiment. Le lecteur essaie de s'imprégner de l'ambiance du texte. Si elle ne lui plait pas, il s'en va. SI elle lui plait mais que le texte contient un certain nombre d'erreurs, voire de fautes, l'oeil se relève. Si cela continue sur les pages suivantes, en tout cas moi, c'est rare que je m'accroche, sauf pour certains auteurs dont je sais que le message est important (ils sont très rares) Et si le lecteur continue, que le texte l'entraîne au point d'oublier le temps qui passe, alors là, c'est gagné ! Mais pour cela effectivement, il faut un language qui puisse s comprendre par beaucoup. "Tout le monde" ? impossible, vous l'avez bien exprimé. Chaque région à ses particularités. Mais il ne faut pas pour autant les laisser de côté, elles sont la richesse de notre langue. Des phrases non alambiquées, assez courtes, qui coulent comme de l'eau de source par petits rebonds qui attirent l'attention... et qui captivent... Tsaag a raison de vouloir reprendre ses textes s'ils ne lui conviennent pas. Ou bien si un autre auteur de confiance lui a donné des conseils. Il faut qu'elle soit bien dans ses mots pour mieux les communiquer aux autres. |
| Membre du comité de lecture | |
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