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Critiques postées par Steve Pitcher
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Il ne manque pas une rime en "al" dans la 2e strophe de ce poème comique?
Écrire et dire ne s'emploient pas indifféremment, selon moi.
Quand on dit, on parle nécessairement.
Quand on écrit, on ne remue pas nécessairement les lèvres.
Pourquoi cette précision? Pourquoi insister?
Parce que Jules Renard a déjà dit: "J'écris parce que j'en ai marre de me faire interrompre par des cons."
Je cite de mémoire mais l'esprit de l'auteur est préservé.
Donc, quand on dit, j'ai encore des choses jusqu'à dire, on ouvre la bouche.
Mais quand on dit: j'ai encore des choses à écrire, c'est plus puissant, plus complexe et... plus frustrant.
Écrire suppose qu'on ouvre un tiroir, qu'on tire sur les supports parfois usés de sa mémoire. Même si ce n'est pas toujours le cas.
Parler, dire quelque chose suppose qu'on ouvre la bouche en conservant le bon usage de son utile mâchoire.
Bref, c'est pour cette raison que les gens qui écrivent comme dans les livres sont souvent emmerdante alors que ceux qui écrivent comme d'autres parlent demeurent fascinants: par leur candeur, leur sincérité et l'aspect quasi confidentiel de leur confidence lancée à travers le globe par le biais d'une lentille qu'on appelle l'écran de l'ordinateur.
Je ne connaissais pas Vercors avant de lire ce recueil de citations et maintenant que je l'ai lu, je le connais encore moins.
Mais comme stimulant pour l'écriture, comme étincelle qui pique les yeux et la curiosité, c'est bien.
Mes préférées, placées dans des catégories...
Masochiste : « Tout ce qui viendra de vous me sera toujours joie, même la douleur. »
Catégorie lent courrier : « « Je pense qu’on ne pourra jamais ramener l’évolution à un seul facteur. Je pense que ceux qui le font sont des ânes. »
Sceptique : « Il faudra bien que l’on se décide un jour si ce sont des singes ou des hommes. »
Rassurant : « L’étude, l’expérience et l’observation multiplient l’incertitude. »
Douanier : « Alors si vous pouvez nous dire où finit le singe, où commence l’homme, vous nous rendrez un fier service ! »
Candide : « Ne peut-on aimer sans souffrir ? »
Un résumé de l’Histoire de la France : « Ainsi le bien public et l’équité s’oppose implacablement. »
Liberticide : « Des interdits non fondés, qu’est-ce que c’est, sinon des tabous ? »
Zoologique : « Des animaux dénaturés, voilà ce que nous sommes. »
Défaitiste : « Mais pratiquement vous savez bien qu’en politique, avoir raison ne sert à rien. »
Difficile de ne pas continuer à lire un texte où on y voit la phrase suivante: "Quand elle s’est déshabillée il était trop tard pour partir."
Malheureusement, le reste du texte n'est pas de la même eau et on s'impatiente un peu.
Je sais, je devrais arrêter de regarder du porno...
J'aime, j'aime pas, on s'en fout. Le style est propre et le ton est bon. Amandine, sacrée coquine, va!
La meilleure blague de cet auteur ne se trouve pas dans ce texte.
Elle se trouve plutôt dans sa bio: "Vers l'âge de huit ans il découvre que La guerre des mondes est un livre sur la fin du monde mais que la guerre des boutons n'est pas un livre sur la fin de l'acné..."
PS: Jean Marcel serait un exemple à suivre si seulement il faisait partie du "meilleur du Simurgh 2009", receuil de textes auxquels il manque quelques présentations... fin du rappel.
Bonne nuit!
Un résumé qui capte l'attention d'un trait pointillé.
Un texte qui coule comme la cire sur un vieux chandelier.
Une belle manière d'écrire la cassure des maux et de décrire la déchirure des courbatures qui vous déforment le dos à force d'écriture et de cette vie entière faite de rature.
Mon passage préféré?
Le trait d'union de ce texte en deux parties (si je ne m'abuse):
"Ma lueur.
Vie trop sombre
Derobée, sans fleurs
Lueur morte."
Pardonnez-moi d'insister...
"« C’est le propre de l’idéologie que de s’appuyer toujours sur un argument vrai ; cela n’empêche pas de s’interroger sur les marches et contremarches. »
... mais c'est vrai, qu'on ne parle jamais assez des contremarches quand on parle de monter des escaliers.
Lire ce genre de texte, ça donne le goût d'entrer chez les scouts ou joindre l'église cathodique.
Enfin un poème aux yeux doux!
Bellidée! :)
Maintenant que j'ai lu ça, je peux aller me coucher tranquille et terrorisé.