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Critiques postées par Jodelle
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Le fond est dérangeant, c’est le but et le constat est désespérant ; la forme imposée enfonce le clou de cette boucle sans fin.
J’ai un peu de mal avec certaines formulations qui ne coulent pas toutes seules, ou des rimes trop « attendues », mais l’essentiel est dans le message et l’exercice du pantoun semble lui apporter de la vigueur.
J’ai aimé la petite entorse d’un ajout de verbe au premier vers pour donner de la force au final.
Si je peux me permettre : ça « patine » un peu à l’avant-dernier quatrain où le vers « Un blizzard des deux pôles blancs et glacés » ne trouve pas de nouvel élan.
Ceci dit, je m’aperçois que les rimes ne se répondent que par intermittence - comme si le vent soufflait son désordre dans les vers - et cela n’est pas désagréable.
J’aime bien l’idée des « câlineries du vent du sud » même si je n’accroche pas forcément à tout l’ensemble dont l’élan est peut-être freiné par la forme imposée.
Enfin un peu de romance !
Joli parfum, subtil, où les colorations rouges ne sont pas que sur le rideau.
J’apprécie beaucoup :
« La nuit, les étoiles et la brume, décor rêvé
Des serments échangés après rêves éveillés
La lune brune lui a souri, l’a attrapée
Pour elle, il a levé le voile de l’entrée »
Et tout ce que suggère ce dernier vers qui est aussi le premier pas vers une autre histoire.
Belle idée que de planter un tel décor dans les coulisses.
Pour quelqu’un qui n’apprécie pas trop cette forme, l’exercice est habilement mené. ;-)
J'ai oublié : j'ai aimé et mon appréciation sur la forme va à "POUR L'ÉTERNITÉ".
BON SANG DE VIE !
Il y a comme une leçon du père au fils dans le reflet du grand-père…
(Je ne sais pas si je suis claire, là)
En tous les cas, il rougit les yeux ce pantoum là et l’exercice est bien appliqué.
COMME UN ETENDARD
J’ai un peu plus de mal avec celui-ci, comme si j’avais du mal à suivre.
Bien que j’apprécie beaucoup ce quatrain :
« Comme un rêve de mer
La grand voile levée
Sinueuse et féline
Étendard de nos rêves »
POUR L'ETERNITE
De loin mon préféré pour lequel la forme du pantoum participe à cette fuite en avant particulièrement bien scandée. Pour le coup, on est vraiment dans le rouge et si je peux me permettre : il a de « la gueule » ce texte.
Chapeau pour ce triple exercice, il a tout compris le gars du Médoc !
Bon, il n'y a toujours pas de rouge mais le dernier vers permet au pantoum de retomber sur ses pied, enfin, sur sa forme.
J'ai trouvé l'expression un peu simpliste tout en appréciant l'idée de cette porte qui claque.
C'est sympa de participer en découvrant une nouvelle forme. (C'est pas facile, hein ;-)
C'est sympa d'avoir essayé et de varier la contrainte, mais honnêtement : sans plus.
Pour ma part, j’aime et j’admire le jeu entre l’écrivain et le « cœur vain » :
« L’écrivain en chemin
Explose la césure
Et rhabille en fissures
Le cœur vain des demains. »
« Son triste parchemin
Se nourrit de blessures. »
Une vague d’amertume revient comme un ressac sur le texte, par l’effet du pantoum.
Comme d’autres l’ont dit : très bien fichu.
J'ai aimé la part d'enfance que l'on retrouve dans une expression simple, sans être simpliste et ce joli parallèle avec la magie suscitée par Peter Pan qui permet à l'adulte de redevenir enfant, par le souvenir et le souffle du vent.
Je veux aussi mettre ce pantoum à l'honneur, car ici, la forme sert avec adresse le sentiment nostalgique.
J'apprécie beaucoup ce vers :
"Eau froide sous les pieds, tête dans les nuages,".