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Critiques postées par Vincent Jost
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J'avais déjà aimé vos larmes et vous en faites ici des armes pour nous faire retrouver nos L.
Vous avez une sensibilité qui me rappelle pourquoi j'ai aimé écrire et qui me fait soudainement tant de sensations.
À bientôt sur d'autres vers.
Comment taire ces larmes si belles et si fortes.
J'aime, j'aime vraiment.
À bientôt sur d'autres vers.
Très bon à lire
Sans vraiment savoir pourquoi, je passerais bien cette porte histoire d'à mon tour être invisible.
À bientôt sur d'autres vers
Un poème visionnaire?
C'est bon de vous lire et de savourez les images de vos mots.
Fluide, lecture efficace et agréable et une lecture aux multiples facettes.
A bientôt sur d'autres vers.
Bien bien tout ça.
Ca me rappelle ça: http://www.jamendo.com/fr/track/42025
Un vrai petit régal ce matin.
J'enlèverai juste le "bien" à bien trempé ou je chercherai autre chose.
Merci et
À bientôt sur d'autres vers
La mort reste pour le moment La rencontre vers laquelle nous nous dirigeons tous.
Je n'aime pas la fin de ce poème. On est sorti de poésie pour rester sur terre.
A bientôt sur d'autres vers.
merci némascope a dit :
Pour qui cherche des histoires
Vincent Jost
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre25591.html#...
L'amort
Vous connaissez Dellamorte, Dellamore ? Un film étrange où un gardien de cimetière doit faire face au réveil de ses occupants. L'amort parle aussi de la corrélation entre la mort et l'amour mais par l'entremise d'un serial killer religieux.
Dans ce sous-genre policier, tout repose sur le développement du personnage, ce qui peut-être casse-gueule tant il est facile de verser dans le cliché. Fincher l'avait magnifiquement réalisé avec Seven et Dexter est pour moi la dernière réussite du genre.
Vincent n'a malheureusement pas la même (réussite, faut suivre) avec le sien. Faute en est à une profondeur psychologique loin d'être abyssale (fallait p'têt l'appeler Marianne).
Ainsi le narratueur nous indique posséder une intelligence remarquable et c'aurait été sympa de nous le démontrer par l'ingéniosité de ses crimes. Il se déclare aussi au fait de la religion catholique mais sort des bourdes impardonnables (je suis pas Dieu moi) :
1 Dieu ne tue pas puisque nous sommes déjà morts : « « laissez les morts enterrer leurs morts. »
2 Les animaux ne rejoignent pas Dieu (j'en sais rien mais c'est pas ce qui est marqué dans la bible)
3 Le Jardin D'Eden n'existe plus.
De plus la linéarité de l'histoire et l'absence de rebondissements (au moins décrire de façon réaliste les scènes de meurtre pour provoquer une réaction du lecteur) l'empêchent de décoller. C'est plat comme le style trop relâché qui m'a donné l'impression d'un texte écrit par un collégien persuadé d'être le nouveau Jeff Lindsay.
Alors tout est à jeter ? Non, il y a de l'humour noir, à froid, qui m'a permis de lire jusqu'au bout. Peut-être que Vincent aurait pu sauver les meubles grâce à un twist final plus percutant, malheureusement il a choisi une fin ouverte qui ne donne pourtant pas envie d'un « to be continued. »
Quelques remarques :
La première fois que j'ai tuée, c'était mon gentil canari jaune
C'est peut-être un premier de la classe mais pas grâce au français.
Le premier être que j'ai tué, c'était mon gentil canari jaune.
baigner dans un seau d'eau jusqu'à ce qu'ils s'en aillent vers le Tout Puissant
qu'ils rejoignent. Un langage moins relâché donnerait plus d'étoffe au personnage. Il est ici petiot mais c'est lui âgé qui raconte.
ces chatons que j'avais tant aimés ne me plaisaient plus guère
guère plus.
voire de la naissance à mon essence
bizarre je verrai plus de mon essence comme de mon être profond.
par l'échange des fluides corporels
de fluides
Martin
Une histoire que n'aurait pas reniée HLM ou Jean Pierre Pernault, car elle est bien contée (l'art de l'anecdote). Est-ce suffisant ? Non, il aurait fallu une chute qui ne soit pas aussi frustrante et bâclée.
Ça commençait donc bien avec ce Martin, réparateur/contrôleur-régleur de génie de bicyclette. On s'y intéresse, c'est original, et on se demande où veut en venir Vincent : quel est le secret de Martin ?
ça se gâte ensuite avec l'entrée en lice de l'enquêteur (quelques erreurs signalées en remarques), mais c'est surtout la chute qui m'a déçu.
Attention spoiler :
Je vois mal Martin assassiner quelqu'un à coup de rayon.
L'explication du secret n'est pas sibylline : donc il construisait en douce un vélo à l'usine qu'il ramenait ensuite à sa boutique pour le vendre. Personne ne l'a compris en l'observant ? Comment sortait-il le vélo sans se faire voir ? Quid du sac (c'est pour brouiller les pistes) ? Et je ne vois pas le rapport avec le talent de Martin.
Bon, je ne pense pas être un génie mais pas que con donc il me semble que le dénouement mériterait quelques éclaircissements.
Quelques remarques :
Le style sert bien le genre mais attention à l'abus de relatives.
Voilà déjà trente ans que Martin travaille à l'usine
Mauvaise transition.
Et Martin officia consciencieusement année après année jusqu'à mériter la médaille d'ancienneté du travail vermeil.
par ce qui était pourtant sous les yeux de Duthertre depuis fort longtemps, je cherchai le nom
Un point ou deux à la place de la virgule.
Martin était entré dans le commerce de son père il y a près de quarante ans comme apprenti. Il y a trente ans, à la mort du père, il hérita de la boutique mais en confia la gestion à son collègue qui commença avec lui en tant qu'apprenti vendeur. Dans le même temps, il se présenta à la fabrique pour y postuler au poste de contrôleur–régleur qui venait de se libérer, ce qui eut pour effet de mettre la boutique à l'abri de la voracité de Duthertre.
Flashback répétitif avec le début.
Je l'observai ainsi pendant plus d'une heure puis, par lassitude de ne rien découvrir ce jour–là, je décide de recommencer ainsi pendant une semaine
Concordance des temps : décidai
Attention spoil :
Il est étonnant que Duthertre ait attendu trente ans avant de l'espionner en dehors du travail ou qu'il n'ait pas eu l'idée de l'attendre un matin.
Après la lecture de ces deux textes, mon sentiment est qu'il est intéressant qu'un poète s'essaye au récit mais pas en oubliant sa poésie.
Plaisir de lecture : léger frétillement