InLibroVeritas remercie les 123 lecteurs, auteurs et sponsors nous offrant leur soutien (voir la liste / apporter votre soutien).
Navigation : InLibroVeritas.net > Critiques à propos des oeuvres > Lancelot > Critiques postées > Page 1
Critiques postées par Lancelot
In Libro Veritas permet aux lecteurs de donner leur avis sur les oeuvres publiées sur le site. Ce geste encourage fortement les auteurs et leur permet de recevoir des critiques constructives afin d'améliorer leurs écrits. C'est aussi le lieu où vous pouvez laisser éclater toute votre admiration pour un auteur méritant d'être connu et reconnu.
Page : 1 2 3 4 suivante >
Page : 1 2 3 4 suivante >
- Votre livre papier
- ILV vous permet d'acheter un livre papier comportant les oeuvres de votre choix.
- Edition classique
- Publiez votre livre
- Roman, Nouvelle, recueil de poésie, bande dessinée, ILV-Edition vous publie
- Publier un livre en auto-édition
- ILV Bibliotheca
-
- Notre catalogue éditeur dispose maintenant de son propre site.
- Le Mur d'ILV
-
- ILV
- Pour un libre accès à la culture
- Newsletter
- Recherche
- Lecture libre...
-
- Romans / Nouvelles
- Humour
- Actualité
- Poésie
- Informatique
- Théâtre
- Essais / Critiques
- Tribune libre
- Biographies / Témoignages
- Documents
- Contes et fables
- Jeunesse
- Vie pratique
- Économie/Finances
- Sciences humaines
- Sciences / techniques
- Correspondances
- Scénarios
- Chroniques
- Thèses
- Esotérisme / Spiritualité
- Citations
- Philosophie
- Textes fondamentaux
- Lyrics - Chansons
- Concours de nouvelles « Les futurs du 3e ! »
- Plus de lecture...
- À découvrir
-
Christian Epalle
Le temps d'un mensonge
Une machine à remonter le temps, une secte, un...
Confidentialité | Conditions générales de vente | Questions fréquentes | Partenariats | Nous contacter
© 2004-2012 Reverbere.net. In Libro Veritas est une marque déposée.
Crédits complets | Propulsé par : Reverbere |
In Libro Veritas soutient Les Petits Bouquins du Web














"Viens te battre"
Lors des éloges funèbres de Francine (http://lipietz.net/spip.php?breve323), le président de Villejuif-Autrement, Dominique Guibert, a fait une remarquable lecture commentée (http://lipietz.net/spip.php?article2289) de « Viens te battre », dernier chapitre de « Cité des solitudes » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page55.html#page)
"Viens te battre"
Lors des éloges funèbres de Francine (http://lipietz.net/spip.php?breve323), le président de Villejuif-Autrement, Dominique Guibert, a fait une remarquable lecture commentée (http://lipietz.net/spip.php?article2289) de « Viens te battre », dernier chapitre de « Cité des solitudes » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page55.html#page)
Ailleurs
Joli fil de blog sur Francine lancé par Tatiana, des "Humains associés" <http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2008/11/07/in-memoriam-francine-segeste-comte/>
Magnifique rapprochement
J'avais complétement oublé cette chanson de Brel que j'adorais dans mon adolescence. Peut-être l'ai oubliée (la chanson) quand je l'ai rencontrée en vrai (la fée).
Claudie a eu raison de mettre son commentaire ici faute de mieux. C'est aussi ma nouvelle préférée entre toutes, même si "La lettre" est plus savante dans sa construction, "Les mots" plus explicite dans son contenu. C'est pourquoi j'en ai extrait le tire de ma postface.
Curieusement c'est la moins lue en ligne. Titre ou résumé inadapté ? hasard de sa position ?
Pas du tout à côté
Merci, JYD, pour votre commentaire très juste de « Perséphone ». En effet, Francine Ségeste a préféré que je mette en ligne tel quel cet ouvrage interrompu par sa « fin de vie » comme on dit, mais sous son stricte contrôle, acceptant ou refusant des suggestions, y compris sur des points où la tentation était forte de « faire joli » ou de donner une interprétation simple au lecteur (notamment dans les passages les plus oniriques, les plus obscurs, comme le chap 10)
En fait une première version, intitulée « Madeleine », date des années 60. L’auteure me l’a fait découvrir quand j’ai fait sa connaissance au début des années 70. On trouve dans son ordinateur une version de 2003-2004 (donc réécrite en parallèle avec la rédaction de « La femme à la fenêtre ») : « Tour à tour les saisons », avec des titres. Un calvaire pour Francine Ségeste que de choisir un titre ! cf. « Destin de sable » où chaque titre de sous-recueil est un poème en soi. Cette version 2004 était beaucoup plus « chargée » poétiquement, presque baroque, entrecoupée de poèmes surréalistes.
« Perséphone » est donc le produit d’une épuration, d’un élagage, sur un manuscrit qui a « germé » (puisqu’on est chez Perséphone) en presque un demi-siècle. Je mettrai peut–être en ligne à titre posthume la version 2004, dans un but documentaire (en plus il y a de très belles choses « non retenues »). Mais il est rageant que son destin lui ait enlevé les « combien de jours encore » qui auraient permis de parachever son roman (ne serait-ce qu’en trouvant des titres, ce que d’un commun accord nous avons compensé en puisant dans son œuvre plastique, sans trouver de solution satisfaisante pour la quatrième partie).
L’auteur a donc fondamentalement voulu cet aller-retour du réalisme poètique de l’enfance à la sécheresse (relative !) des derniers chapitres (y compris la partie 4 avec sa tranquille assurance), en passant par le réalisme psychologique douloureux des 3 histoires d’amour et le point d’onirisme souterrain que constitue le nadir (opposé du zenith) du chapitre 10, sans doute prescience de ce qu’elle « vit » en ce moment-même.
Cet aller-retour stylistique me semble en concordance avec le contenu, la trajectoire assez orphique (descente aux enfers de l’amour malheureux, renaissance par l’art et par la procréation d’une fille « libre », mais peut-être suis-je influencé par ma propre lecture de Mallarmé…) Donc, quoique inachevé, le roman répond aux exigences d’une œuvre d’art achevée (adéquation de la forme au fond, pour aller vite), même s’il manque ici ou là tel coup de pinceau ou de ciseau qu’aurait voulu donner l’auteure.
« Dionysiaque » dites-vous. Oui bien sûr ! En fait les « tragédies grecques » sont des cérémonies en l’honneur de Dionyssos (le « deux fois né »). Leur coté sombre est porté devant la Cité (comme l’histoire de Léa) afin que par le débat celle–ci renaisse, meilleure, à elle-même (comme l’histoire de Véronique et de sa fille Ada)
Héraclite a dit : « Dionyssos et Hadès sont un seul et même dieu ». Dionyssos est le dieu du cycle de la mort et de la renaissance (fondement des société agraires réglées sur les saisons), qu’illustre autrement le mythe de Déméter (la déesse Terre-mère) et de sa fille Koré-Perséphone, enlevée pour épouse par Hadès, dieu du monde souterrain, et qui renaît dans l’efflorescence de chaque printemps. (Cf. wikipedia ou mon étude « Phédre : identification d’un crime » : tous ces gens sont de la même famille. Perséphone est la demi-épouse d’Hadès, Phédre la belle sœur de Dionyssos).
Il y a en effet un aspect « Ariane à Naxos » dans le second roman de Francine Ségeste, qui n’a pas choisi par hasard pour pseudo le nom d’un temple dorique de Sicile, l’île de l’enfance de Perséphone.
O buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires
Au début on a l'impression, encouragée par l'auteur, que ce texte ne mène nulle part. On se laisse prendre à cette dérive doucement humoristique sur les affres de l'écriture (trouver un sujet). Et puis, à la page 10, 3e paragraphe, les larmes me sont monté aux yeux.
Le narrateur n'a pas eu la chance de Francine Ségeste qui, dans "Mémoire de la mer", pouvait encore extorquer quelques souvenirs de sa mère. Mais on y pense toujours quand il est trop tard, même s' il n'y a pas de tradition de secret dans la famille, à poser les questions "comment c'était ?". On le sait bien, et puis on oublie (cf http://lipietz.net/spip.php?article1017)
Quelle magnifique idée de poser la question à un meuble ayant appartenu à un être cher !
Véronique et Léa
Il serait intéressant de comparer le destin de Léa (l'héroine du roman précédent, La femme à la fenêtre, http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre19626.html), étant donné leurs "bases" communes.
Léa et Véronique
Après la mise en ligne du second roman de Ségeste, Perséphone en personne (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre20032.html), il peut être intéressant de comparer le destin de Léa et celui de Véronique.
Jocate emprisonnée
Quand j’ai eu fini de mettre en ligne ce roman, j’ai demandé à Francine : « Mais comment peux-tu avoir écrit quelque chose d’aussi terrible ? — Oh, mais ce n’est qu’un roman, ce n’est pas moi du tout… C’est une vie qui est venue en recouvrir une autre, et puis ça c’est vissé. »
Quand même. Un écrit aussi personnel, une telle intimité de l’auteure avec ce personnage de « Médée par amour névrotique », écrit avec une telle puissance, ne peut pas ne pas avoir de résonance personnelle.
Bien sûr, sous cette forme, le roman a été écrit pendant la durée du cancer de Francine (entre 2003 et 2007). Mais les poèmes de cette époque, « Corps irradié », irradient justement de courage et d’optimisme.(http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16523.html)
Bien sûr, ce roman est le développement d’une des nouvelles de « Cité des solitudes », « La fenêtre » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page25.html#page). Il reprend la même anecdote, mais la développe en étude minutieuse, hallucinante, de la lente dérive d’une « mère célibataire » qui ne s’en sortira pas.
D’où vient donc la nouvelle initiale ? Francine était alors active dans le Groupe Femmes du XIIIè arrondissement de Paris, qui essayait de monter une crèche parentale. En faisant du porte à porte, elle est tombée sur une femme écrasée par ses taches de mère, et l’homme qui était avec elle a interdit à Francine de revenir. De cette anecdote est née la nouvelle, vers la fin des années soixante-dix. Oui, ce genre d’histoire « arrive », comme au temps des Fantine et des Petits Poucets.
Est-ce qu’elle aurait pu arriver à Francine, cette histoire terrible qui s’est « vissée » sur une histoire qui aurait pu être ? Oui, objectivement (l’authenticité des détails du récit en témoigne). Non, parce que justement Francine a vécu l’histoire qu’elle voulait vivre, avec ses enfants, avec les hommes qu’elle a aimés. Et elle l’a même théorisée dans « Jocaste délivrée » (http://catalogue.cdeacf.ca/Record.htm?idlist=1&record=19160882124919880649) , bilan de son expérience de féministe et de mère de 4 enfants. Un livre où elle explique comment une mère est normalement « suffisamment bonne » pour ses enfants, que le père biologique compte moins que le triangle d’amour qu’elle parvient à construire avec son enfant et un ou d’autres adultes, parent biologique ou non, homme ou femme, pour peu que cet adulte sache exalter la mère en tant que femme devant l’enfant.
Derrière la dynamique terrifiante de ce roman, je crois que se cache une sorte de parabole inversée, le contre-exemple de « Jocaste délivrée » : un destin « raté » de femme (et non de femme ratée), toujours menaçant. Un livre aussi nécessaire donc que « Mémoire de la mer » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14491.html).
Réversibilité
Mais… quand j’écris pour les autres (des livres d ‘économie, d’écologie), quand j’écris sur les poètes que j’aime (Racine , Mallarmé, Ségeste…), quand j’écris pour faire rire ceux que j’aime, j’écris aussi pour moi !
Puisque « Je est un autre ».