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Critiques postées par Jean-Baptiste Messier
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Ah et je voulais aussi ajouter que si parfois nous sommes les metteurs de nos mots, il arrive souvent surtout quand on écrit des textes assez longs que nos mots, expressions, détails fortuits de nos histoires révèlent involontairement des choses de nous.
"En chacun de nous gît un écrivain, cet abstrait qui sommeille en nous, il le sort de l’opacité pour lui donner vie."
J'aime beaucoup cette phrase. En fait, écrire permet d'affiner notre vision, de la cristalliser de nous révéler. C'est un processus catalyseur. Ca me fait penser que j'ai un texte là-dessus, faut que je le mette en ligne.
Parfois on s'habitue à son malheur et il paraît plus facile de se laisser aller à la noirceur.
Merci Hadjera pour ces petits textes.
Personnellement je pense qu'il y a une écriture féminine. Non que je veuille vous enfermer dans quoi que ce soit.
Mais souvent j'ai remarqué que les femmes auteures sont plus dans l'analyse psychologique, ça aura même une place prépondérante.
L'analyse des motivations, des sentiments, une sensibilité souvent bien plus développée.
Les hommes auteurs sont plus dans le récit de l'histoire, l'imaginaire, la description, le cartésien. L'ampleur des sentiments y aura moins sa place, ou sera suggéré de façon plus timide.
Ce que je dis n'est pas valable pour tout le monde mais quand même je l'ai souvent observé.
Très joli poème aux accents celtiques, ensorcelants, qui ouvre l'imaginaire.
XM :))
Comme un air de Bernard Lancourt dans votre "blague" ;).
Hadjera au-delà des discrimination qui existent et donc je parle ici, c'est aussi que nous sommes devenus des rouages d'une machine efficace en perdant peut-être de notre humanité, de notre bienveillance, nous l'avons sacrifié sur l'autel de l'efficacité, pourtant est-ce obligatoire ?
Il faut dire Hadjera réussit ici un véritable tour de force.
Elle réussit à nous tenir en haleine pendant 43 pages sans même raconter une histoire juste en livrant les remous de l'âme de sa narratrice.
Une narratrice qui a le réalisme de l'Ecclésiaste ou me fait penser aussi au début de l'excellent roman Sinouhé L'Egyptien ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Sinouh%C3%A9_l%27%C3%89gyptien ).
Poussière, nous retournerons à la poussière.
Pour moi, ce texte est un peu comme une gigantesque pierre noire, aux angles dures sur lesquels toutes nos illusions potentielles et souriantes viendraient s'échouer. Une thèse sans antithèse, absolument monolithique, un bloc.
Du coup, il résonne un peu comme avertissement, "regarde jeunesse, fais attention à ne pas gaspiller ton temps". Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.
Le plus fort étant qu'en étant jamais précis, ce texte arrive à nous faire réagir, car c'est un texte essentiellement abstrait, de la vie de la narratrice, on ne sait rien ou presque, on devine à la mesure de ce qu'on peut imaginer ou presque.
je me suis fait certaines réflexions et d'autres lecteurs en feront des différentes. C'est donc encore un miroir pour nos interrogations, sur la société, la justice, le bien, le mal, l'hypochrisie, notre côté autruche aussi.
Il y a pourtant un postulat fort dans ce texte qui semble source de bien des désillusions : la croyance en un dieu rempli d'amour qui voudrait pour la terre l'harmonie et la paix.
Quant à moi je préfère prendre la vie telle qu'elle est.
Ca permet d'éviter les fossés entre idéaux et réalité.
On trouvera ainsi en creux si on fait l'antithèse par nous même de cette thèse "noire" un chemin vers la sagesse souriante et le bonheur.
Merci Hadjera, un texte très intéressant une nouvelle fois.
C'est marrant, je vous imaginerais bien la plume à la main, une bougie sur le bureau en bois vermoulu, l'encrier et le papier devant vous, la flamme éclaire votre visage serein et concentré.
Comme un tableau de delatour.
peut-être qu'en empruntant plus gratos à la banque centrale, on évite l'inflation ... ;)