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Critiques postées par Tina Noiret
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Brillantissime : Fredleborgne dans un double rôle de créateur de nouvelles (mmmhhh il n'a pas dû inventer beaucoup) et de commentateur des dites expériences cybernétiques.
A lire, à relire, et à continuer à écrire, à la folie.
Saviez-vous que certains de vos titres - Le Dernier Homme, mais aussi Les pas d'Orphée, etc ... sont des titres de Maurice Blanchot ?
Comme si vos écrits répétaient, ressassaient, modulaient cette voix froide et impersonnelle au futur, "Le livre" toujours "à venir". Il y a là comme un jeu de ping-pong, entre écrit et lecture.
Voix qui se perd pour se trouver, ou plutôt pour exister en dehors des contingences : dans ce cube, est-ce nous ?
Nous qui tentons de dire et taire infiniment, une Chose obscure qui trouve sa raison d'être, entre dire et silence.
... il fallait encore le dire, ou le prédire.
Voilà, c'est chose faite : merci -
Exactly so : someone lived there before - Lough Dergh is the name of this silent place -
And upon that time the language was written on stones :
Voices of stone
Voices of carbone
And the ghost came back alive
thirsty like the sahara
but I met this place
away from everywhere
nowhere rapped me
I crossed the river
with the dead
moving towards a language
that was not even mine
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre8417-page7.html#page
Exactly so : someone lived there before - Lough Dergh is the name of this place -
And the language was written on stones :
Voices of stone
Voices of carbone
qui avance, à pas de danse
- et qui culmine, grise mine, en contredanses : "Nous sommes sauvés" -
Quetzalcoatl se prend-il au jeu du dieu ? à la frontière si ténue entre rêve et réalité, fantasme et quotidien.
La réalité est bien assez complexe comme cela -
N'écrivant pas, lisant : le même mouv-e-ment.
Histoire mystique d’une métamorphose, au départ d’une Légende, celle du chaos.
«Un battement d’ailes de papillon, une catastrophe à l’autre bout du globe», vous connaissiez ?
Au départ d’«un regard noisette» tirant tour à tour sur les doré ou sur les noirs, toute une légende se déroule, révélant l’originelle androgynie et le triste constat de KO, car comme chacun sait, de longue éternité :
tu es moi
tu hais moi
tu émoi
corps
accords
et à-cris
tuez-moi
Les sonorités déjà contenues dans le titre ne demandaient pas de développement original et pourtant il faut bien reconnaître que les missiles garpiens (ses mots particuliers) une fois de plus ont tiré en plein dans le mille : touché !
On ne devrait peut-être pas réfléchir dans un parking de supermarché. La «Honte du Monde» ne risque-t-elle pas de vous éclabousser ?
Et pourtant, c’est toujours comme un petit événement lorsque cette «Honte du Monde» trouve une voix, une voie d’expression.
Une injustice tellement quelconque, que d’autres ne l’auraient même jamais relevée, jamais ressentie, jamais transcrite. Une simple iniquité des plus ordinaires, des plus imperceptibles.
Et pourquoi ce titre en latin ? par allusion aux Evangiles ? C’est Saint-Jean je crois qui dit qu’il n’est ni le Christ ni un prophète, mais «la voix de Celui qui crie dans le désert».
Ou alors parce que l’auteur croit qu’elle parle sans être entendue telle une voix qui clame dans le désert ?
Ce que Trouillefou dénonce «in deserto» résonne dans un désert qui se ramifie à l’infini : internet.
Et plus le désert est infini plus les voix portent loin, comme le vide de la plénitude se griffe rapidement à la moindre égratignure étrangère.
La voix qui clame dans le désert, tôt ou tard, attire ce qui s’y cache : d’autres voix pareilles, à l’écoute ou au repons.
Alors n’en disons pas plus : la voix qui retentit désire vous dire quelquechose, dans le désert du cœur et de l’esprit : recueillements et bonne lecture.
Tina Noiret
Non, Benoît, je ne connaissais pas "Le tombeau des rois" d'Anne Hébert, ni Anne Hébert elle-même d'ailleurs -
Quel rapport à votre avis avec Le Caprice des ... ???