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Critiques postées par laziz
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J'ai voulu voir de quoi ce texte en retournait et j'ai cliqué n'importe oü. Voici ce que j'y ai lu: "De fait, la quête de sens conduit naturellement, sauf autocensure, à celle du Sens, c'est à dire à celle d'une Conscience Créatrice, d'un Créateur qui seul connaît la raison de Son oeuvre. Ainsi naît l'idée de Dieu."
Puisque vous êtes en philosophie, vous devriez donner des exemples de ce que vous avancez, sinon c'est gratuit et ne rime pas à grand chose, à par avec les idées reçues.
"S'il existe un Dieu créateur,
De tout il est le responsable"
Il n'y a qu'à lire ces deux premières lignes pour se dire que le reste doit être de la même eau: des clichés éculés jusqu'à l'os. Tout ce que l'on comprend par là, c'est que vous préféreriez vivre au paradis qu'en enfer. En fait vous en voulez à Dieu de vous laissez choisir le lieu qui, finalement, ne convient pas à vos plaisirs.
Vous avez écrit: "Etre philosophe, c’est être capable de s’étonner, même les enfants possèdent ce don de s’étonner de tout, sauf qu’ils ne se posent pas de questions."
Je vois que vous ne connaissez pas les enfants.
Ah, J'ai oublié d'inclure l'image *
http://www.bladi.net/forum/albums-8950/40228.jpg
Voici donc quelques réflexions rapides au sujet de quelques pages lues. En gras, les vôtres, en italiques les miennes.
Oups !
Bon, je recolle ce message en précisant les interlocuteurs...
Sylvain RICHARD : Dans un premier temps, on verra qu’approcher le monde signifie pour Husserl se détacher de ses préjugés naturels pour l’appréhendé d’un façon nouvelle. Il faut donc bien sortir de l’attitude naturelle, s’arracher au monde pour mieux y revenir.
Moi : Il y a donc une attitude non naturelle plus efficace, la nouvelle phénoménologie. On quitte et on revient de plus belle. On va voir...
S. R : Husserl pousse plus loin la pensée de Descartes, dans ses Méditations cartésiennes. Il évacue la question de l’âme.
Moi :Pour revenir de plus belle si j'ai bien compris?En attendant, on la case dans une cellule étanche du cerveau.
S. R :Cette visée va être complétée –remplie – par une intuition. C’est cette intuition, détaché de tout préjugés, qui donne son sens au monde à travers l’objet.
Moi : Mais l'intuition, n'est-elle pas naturelle, pour qu'il en fasse son outil?
S. R :On peut dès lors établir une comparaison avec le doute cartésien. Descartes pose les fondements de la science.
Moi : “ les fondements de la science”? Nouvelle, la science nouvelle, mécaniste, faudrait-il préciser, à l'opposé de la science naturelle. Car n'en déplaise aux dévots de Descartes, la science existait bien avant le XVI siècle. Mais pourquoi Husserl ne met-il pas cette conception “entre parenthèse” elle aussi?
S. R :Ainsi, selon l’épochè, aucune science ne peut servir de modèle à une autre.
Moi :“selon l’épochè” donc, il devrait également mettre Descartes de côté.
S. R :Ce que propose Husserl c’est de poser la philosophie comme la science universelle
Moi : pas mal comme programme, il assume son rôle de philosophe.
pour cela sur le recours à l’attitude phénoménologique
S. R :Ce qui conduit à une méditation sur soi-même libérée de toute influence extérieure.
Moi : C'est philosophique, ça? C'est bouddhiste en tout cas, un mélange de rationalisme et de religieux qu'est cette idée de cesser le flux de la pensée. C'est impossible. Le mental est -toujours- ventilé par les pensées. Le zéro de la conscience n'existe pas, du moins pas vivant.
S. R :En d’autres termes, le monde ne va pas de soi, c’est la conscience qui lui donne un sens ...
Moi :Bizarre comme déclaration, pour dire le moins. Le monde est le monde de toute façon, ce n'est pas ma conscience qui le matérialise.
S. R : puisque l’on abandonne tout savoir préalable pour repartir sur un terrain neuf.
Moi : Le fameux tabula rasa*
Mais il n'y a rien de neuf. On se tient toujours sur du naturel et du vieux, comme illustré sur cette image.
PS. Je me suis arrêté à la page 5.
«Il poursuit en ce sens la démarche engagée jadis par Descartes mais la pousse plus loin en dégageant l’ego de l’âme. »
Voilà comment cela commence et là ou ça coince déjà. Serait-ce parce que nous sommes en philosophie? Avant d'aller de l'avant, il faut réaliser que nous ne pensons plus comme dans les cercles d'intellectuel du milieu du 20 ème siècle, aux tendances du précédent, mais en relevant la sauce. L'âme n'est plus un concept judéo-chrétien qui ne veut pas dire grand-chose en fait ni en ontologie. (C'est moi qui le dit: autant affirmer qu'un arbre est tombé dans la forêt mais personne ne l'a entendu)
Je vais tout de même lire la suite, sinon on ne lit plus rien.
Là, sur le rêve, quelqu'un ici pourra te chatouiller, si ce n'est déjà fait.
Quand tes rêves seront moins universels, il sera plus facile, il me semble, de traiter la cause de tes souffrances. Si bien sûr, elles ne te servent pas et qu'au fond tu ne t'en accommodes pas religieusement.
Merci pour ton appréciation.
Morale bouddhiste et morale de la Bhagavad-gita (quelle grossière orthographe!) ne vont pas ensemble.
Le bouddhisme n'est qu'une philosophie de la contemplation; il était destiné avant tout aux hommes renonçants. Son rayon de méditation, comme tu le dis, ne porte que sur la souffrance. Or, la souffrance n'est qu'un aspect du monde. Et celui-ci a sa raison d'être et une origine, une explication, qui n'est pas qu'illusion, mais Bouddha ne s'est pas penché sur ces questions ontologique, car elles impliquaient d'étudier et d'assimiler les instructions de la BG, et, par là, le Mahabharata, considéré comme le cinquième Véda. Or, des Védas, Bouddha ne voulaient rien en savoir, il avait d'autres chats à fouetter.
Il faut se faire une raison: écrire pour écrire et non pour être publié, avant tout, et cela vaut pour tous les arts. L'erreur commune est de s'imaginer que notre destin dépend de nos balbutiements en ce monde, alors que ce sont les étoiles qui décident du cours des événements. On naît comme on est, on ne le devient pas dirait Dany Laferrière.* Un écrivain véritable, à mon sens, ne se préoccupe pas d'être ou pas publié, même si c'est son intention, naturellement; il ne se préoccupe pas non plus du temps que lui prendra la correction de son texte, car ce n'est même plus lui qui écrit, en vérité, mais une force qui le pousse à agir ainsi. C'est là une grande partie de son bonheur, cette intimité, cette relation qu'il a avec cette force qui le pousse à écrire. À moins qu'il ne cherche à devenir un écrivain professionnel, pour gagner sa croûte et jouir de ce statut social. La personnalité prend alors le dessus et l'écriture n'est que l'outil pour la mettre en évidence.
*Selon l'auteur de L'énigme du retour, on peut apprendre à mieux écrire, comme on peut apprendre à mieux faire de la photo. « Mais on ne peut apprendre à devenir un écrivain. Être écrivain, c'est avoir un type bien particulier de présence au monde. C'est échapper à l'accélération du temps. C'est à la fois être en mouvement constant et être immobile, disponible, présent au présent. »
Je n'ai rien lu dans ce cri du coeur sur les solutions spécifiques à des problèmes spécifiques à apporter au mal être de ce monde sinon les généralités à la mode, genre les Indignés, qui ne sont qu'indignés mais ne proposent rien de concret et de pratique pour tous. C'est bien beau de dire que les riches sont trop riches et qu'ils sont les fauteurs de troubles, qu'ils ne méritent pas le paradis; tout ce que l'on fait là, c'est reporter nos difficultés sur un bouc émissaire. De nos jours, tout le monde se veut écologiste et amoureux de l'harmonie, mais dans les faits, dans le fond, il n'y a pas de révolution, juste des mises à jours des comportements ringards. Si les "Disciples" de Jésus sont éveillés et déterminés, qu'ils soient clairs dans leurs objectifs au lieu de simplement sauter dans le train bondé; c'est l'impression qui en ressort à la lecture de ces pages; qu'ils nous expliquent en quoi ils se distinguent de la masse qui sent bien que tout va mal mais est incapable de changer son mode de vie et les concepts moraux qui les ont conduits à ce cul de sac.