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Critiques postées par Emily Ned
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C'est la première fois que je vous lis. J'ai trouvé un peu trop plein de mots de trois syllabes et plus à mon goût. Il est indéniable que vous avez un vocabulaire riche et évocateur, que vous maîtrisez le rythme, la respiration... mais mon dieu, que vous êtes éreintant à lire ! Votre facilité à trouver le beau mot est handicapant dans le sens où elle demande beaucoup de ressources au lecteur. en vérité, on a souvent opposé cette critique à mes vieux textes... et maintenant que je vous lis, je comprends :-)
Enfin... votre écriture est captivante, mais il faut vraiment s'accrocher dans un premier temps. J'ai eu du mal à me plonger dans les deux premières pages, mais je me suis aperçue que j'étais captivée aux alentours de la sixième.
Par ailleurs, votre nouvelle me rappelle certains textes d'Isaac Asimov... alors je suis forcément sous le charme.
J'avais lu, il y a de ça un bon bout de temps, la première version. Et je dois dire que je suis époustouflée par ce que tu en a fait : ce texte tient bien mieux la route que dans mon souvenir. Mieux : il vous prend par la main et vous propulse en peu de lignes dans un paysage, un personnage et son temps. L'ambiance est vraiment bien travaillée.
On désirerait que ce soit plus long parce qu'à la fin, on se sent un peu abandonné. J'étais un peu à Brocéliande quand je me suis retrouvée horriblement coincée devant mon ordinateur.
Cela étant dit, il y a encore certaine virgules et quelques point qui me chagrinent. Et puis un "avec" qui me chiffonne (avec une vitesse inhabituelle", page 6). Et puis les termes "normal" et "normaux" qui me déplaisent parce que la norme à l'époque ne devait pas vraiment compter.
Ce ne son là que des questions de goût. Alors bravo, tout simplement.
Je n'ai lu deux laborieuses pages, sans vouloir te faire de peine... Mais il y a tant de choses qui ne vont pas que je ne peux pas plus.
D'abord, les initiales pour les personnages : c'est un choix, alors pourquoi, pourquoi pas... Moi je trouve que d'emblée on s'attache moins à des initiales qu'à des noms. Sauf, peut-être, s'il n'y a qu'une initiale bien choisie au milieu de nombreux noms. Bref : indique toujours les noms complets.
Maintenant ce qui est vraiment choquant :
Premier dialogue : pour comprendre de quoi il retourne, il faut vraiment le vouloir. Si on se laisse simplement porter par la lecture, on croit que les interventions n'ont pas de rapport. Bref, pour un incipit, c'est mauvais, ça n'accroche pas. On se demande trop longtemps (une page et demie pour moi) dans quoi on est tombé.
Encore en dialogue, tu sembles avoir des dispositions, tu aimes le répondant, ça se sent... mais en matière de simple prose descriptive, tu n'épargnes pas ton lecteur :
"Inévitables courants d’excitation grimpent, graduellement des pieds, mollets, genoux, ainsi de suite."
Traduction : "Inévitables, les courants d’excitation grimpent, graduellement, le long des pieds, des mollets, des genoux, ainsi de suite..."
"Pas de cérémonie d’accueil, la « nature ». Pleine, totale, dominatrice. Les ramène à leur place."
On dirait du Christian Jacques. Tous ces points. Au milieu. D'une phrase qui perd. Sonn sens.
"L’âge, la sociabilisation (sic), lui donnèrent du fil à retordre ; le rassura."
Je ne comprends simplement pas : quel est le sujet du verbe "rassurer". Si c'est l'âge et la socialisation, "rassurer" s'accorde comme "donner".
Dialogue de la page 2 : même chose : une seconde lecture est nécessaire à la compréhension.
"Il saigne, la barque pour étanche quelle soit ne filtre plus tout à fait"
A ce stade, j'ai déjà renoncé à comprendre la globalité de la phrase. Enfin, peut-être comprendrais-je s'il était écrit "la barque, pour étanche qu'elle soit, ne filtre plus tout à fait".
Vraiment, je suis désolée... Mais 30 pages de cette soupe ne sont pas comestibles. Mon conseil : essaie d'abord de faire trois pages parfaites sur le plan de la grammaire et de la syntaxe. Ensuite, si le coeur t'en dit, ajoute une pointe de style.
J'aime beaucoup. On aime suivre ce personnage paumé, se demander s'il l'est vraiment ou s'il fait semblant. n tout cas, c'est bien plus savoureux que du James Joyce, dans le genre (si, si !).
J'aime beaucoup, surtout les derniers vers très aériens. Dommage que ce soit si court !
Je ne pratique pas la poésie, mon avis n'est donc que de peu de valeur.
Ce que j'aime dans ton poème c'est le rythme assez étrange : objectivement saccadé, mais fluide à l'oreille. Certains passage sont plus heureux que d'autres. J'ai particulièrement accroché avec "Un petit « oui »
Fragile
Sensuel
Exquis
"Explosant sa douceur
Sur mon âme
Sur mes drames
Juste comme ça
Tendrement
Sans détour
Par amour"
Je trouve que ça coule tout seul, que ça révèle un sentiment profond et sincère. Ca me rappelle un peu le style de La Grande Sophie (oui, je suis plus musique que poésie pure et dure, j'avais prévenu).
Un poème qu'il m'est doublement agréable à lire : parce qu'il est tout simplement beau et parce qu'il me rappelle la grande époque !
J'ai un faible pour la première strophe que je trouve équilibrée, douce et pas évidente.
Dans ce petit essai votre style est agréable car il se fait aisément oublier, l'absence de longues phrases trop personnelles permet au lecteur de ce concentrer sur le fond.
quel dommage que par ailleurs, vous ne développiez pas plus votre pensée et n'accordiez pas plus d'importance aux articulation logique. J'ai sincérement l'impression que vos idées son interessantes mais je n'ai pas le temps de m'en impregner pour les confronter à ma propre pensée. Tout est traité presqu'en même temps : l'importance du langage pour définir l'homme, le langage comme base du commerce (au passage je ne suis pas certaine qu'il faille des références culturelles communes pour commercer : les premiers espagnols sur les côtes africaines, les premiers premiers européens foulant le sol américain s'en passèrent bien.), le dialogue et les médias (la presse est traitée après l'internet, voilà qui est étrange, voire même révélateur), le pouvoir des médias et immédiatement remplacé dans l'esprit du lecteur par la censure. On peut donc venir à penser que leur pouvoir est facilement et, pire, naturellement limité.
Des média on passe au développement à l'international de l'anglais puis on en revient au médias. De la langue internationale on passe aux langues régionales : est-ce bien dans ce sens qu'il faut traiter la question ? J'avoue qu'à partir de la page 7, tout me semble si mélangé que j'ai du mal à suivre et à isoler un message essentiel, construit et défendu par vous.
Pour remédier à ce problème, si vous le désirez, vous pouvez découper votre texte paragraphe par paragraphe et tenter de le reconstruire en groupant les divers morceaux par thèmes(média, culture, commerce...). Ensuite essayer de rajouter une bonne dose de "donc", "ainsi" "en revanche" "pourtant" "néanmoins" de plus" "qui plus est"...
Je ne dirai pas que la chute est inattendue. Au contraire, on se demande comment l'auteur va s'en tirer et on sait que finalement il va rester décent. Même si la chute est réussie, c'est presque dommage qu'elle soit là. Elle fait penser à un tour de passe-passe d'auteur pour se tirer d'un mauvais pas.
Le début m'a rappelé une vieille lecture à peu près aussi trash et écrite avec à peu près le même ton naïf par endroit. (un cocktail que j'aime beaucoup !) mais dans cette vieille lecture(un prix Sade du premier roman), point de soulagement final. Peut-être qu'à cause de ce souvenir, ta conclusion exempte d'audace me chagrine un peu.
Car en soi, ta nouvelle est très bonne : le ton est savoureux comme je l'ai déjà dit, mais en plus, je trouve que chaque mot est à sa place : on ne saurait en ôter un sans casser l'édifice, sans perdre en "suspense" ou en ambiance ou en cohérence. Voilà bien l'équilibre que je préfère retrouver dans les bons textes courts.
Je vois bien l'idée mais quelque chose m'empêche de la prendre en pleine gueule comme une bonne claque. Peut-être le nombre conséquent d'exclamations qui souligne l'indignation de l'auteur mais n'augmentent pas pour autant la hargne du lecteur. De simples points auraient autant d'effet ! Ce qui en revanche donne une force considérable à votre texte, c'est l'interpellation constante née du vouvoiement.
Votre prose m'aura rappelé ces joyeuses paroles de Didier Super "pour aller au Paradis faut faire des bonnes actions comme par exemple donner du pain, à des sales clochards mais si t'es gentil avec les sales clochards juste pour avoir ta place au Paradis ben Dieu il va trouver qu't'es un peu hypocrite mais ça c'est dur de comprendre quand on est catholique Alelouia, Alelouia."