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Critiques reçues par JOST VINCENT
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émoulte bonne figure que la perlitude de volectance m'émulsionne!
une nouvelle de Vincent !
J'aime bien l'originalité du sujet. Et le style sans prétention.
J'aime bien aussi l'arme du crime.
un deux trois quatre cinq six sept !
Le compte y est.
Une belle histoire où chacune d'elle joue son rôle, en toute poésie.
Je trouve que c'est tout en finesse. Et très suggestif. J'ai cru voir l'Olympe...
Wouahou ! 130 poèmes à digérer d’un coup !
Impossible de commenter un à un, ni même dire celui que je préfère. C’est plein d’images, de vie, de passion, et surtout c’est de mieux en mieux au fur et à mesure qu’on avance. Vincent apprend en pratiquant, il a encore de la marge de progression, comme on dit des champions…
J’ai commencé par me demander pourquoi ce titre, « Semblables ». Je ne prends pas très au sérieux le très humaniste préambule ni le baudelairien épilogue. Il s’agit avant tout de poèmes d’amour. Et comme Vincent n’est manifestement pas un mufle qui suggérerait que ses amours sont semblables, quid ?
Vous connaissez Facile d'Eluard ?
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil
Le tien
Tu es la ressemblance
Je cois que, dans Facile, la Femme est une allégorie de la poésie, dans sa capacité à transfigurer le monde (symbolisé par les 4 éléments) . Semblables de Vincent nous dit un peu la même chose, l’amphore du préambule étant la forme-poème elle-même.
Bon, alors pourquoi je ne mets qu’un 9 ? Parce que je ne suis pas fana du vers régulier, et je sens qu’à cette étape, il vous gêne, Vincent. Vous avez plein d’idées et d’images et ensuite vous les faites rentrer dans l’alexandrin (ou autres règles), parfois comme avec un chausse-pied : qu’il y ait le bon nombre de pieds. Où est-ce qu’on pose son souffle ? J’ai dû parfois relire 4 fois un poème pour comprendre comment vous, vous le liriez à haute voix (et c’est le test absolu de la poésie).
La poésie est d'abord affaire de rythme, cadence, puis d'image. Les images, vous les avez, le (les ?) "sujet" aussi. Il vous manque un peu de cadence. Vous avez choisi le vers régulier, qui a l'avantage de se mettre en chanson (Ferré ne met en musique que des poésies en vers réguliers, Brassens aussi, les autres il les dit). Mais c’est une contrainte terrible pour le souffle, le rythme. Essayez des vers plus libres, il faut que vous puissiez les dire à voix haute et qu'on sente le rythme, ses variations. Le souffle.
Le dernier grand poète régulier est Hugo. Il avait la capacité géniale de combiner le sens, le rythme, et la métrique. Regardez [url=http://poesie.webnet.fr/poemes/France/hugo/163.html]Les pauvres gens[/url], pas un poème génial, mais ce tour de force :
"Mon pauvre homme ! ah ! mon Dieu ! que va-t-il dire ? Il a
Déjà tant de souci ! Qu'est-ce que j'ai fait là ? »
« Mon pauvre homme… » est un rythme ultra classique (1-2-3, 1-2-3, 1-2-3-4, 1-2, souvent utilisé dans les slogans des manifs !!
Mallarmé a continué, tout en râlant contre la façon dont Hugo avait tout monopolisé dans la « cadence nationale » (l’alexandrin), et il a cherché à inventer de nouveaux rythmes pour l’alexandrin (son chef d’œuvre : [url=http://poesie.webnet.fr/poemes/France/mallarme/10.html]Le vierge, le vivace...[/url]). Puis a laissé tomber ([url=http://www.psychanalyse-paris.com/Un-coup-de-des-jamais-n-abolira-le.html]Un coup de dé...[/url] mais je ne le trouve pas en libre dans sa vraie présentation typo). Ensuite deux grands poètes passés par le vers libre y sont revenus (au régulier) : Apollinaire et Aragon (et Ferré les a mis en musique…)
Pour contourner le problème, la poésie moderne préférant la cadence et le souffle à la métrique, Eluard fit des vers libres et courts, St John Perse des vers libres et longs (des versets), Rimbaud fit les deux.
Sur ILV, Ségeste illustre (magnifiquement) la tendance « mèche courte », je ne vois pas trop la tendance « mèche longue ».
Pour que votre prochain recueil m’arrache un 10, et si vous tenez au régulier, il peut vous être utile , si vous me permettez un conseil, de penser un vers comme une scansion et pas comme un nombre de pieds. (Re)lisez donc, de temps en temps, à haute voix et sans oublier un pied, le Maître absolu, Racine (c’est justement fait pour n’être lu qu’à haute et intelligible voix, vous pouvez vous contenter de Phèdre, tout le reste est moins bien), Booz endormi de Hugo, et Le vierge, le vivace… de Mallarmé.
Et jetez quand même un œil sur les vers-libristes (par ex. Le dur désir de durer d’Eluard,
Anabase de St John Perse). Et bien sûr Ségeste sur ILV : n’importe quel poème de la maturité ([url=http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16434.html]Lucioles de sang[/url]). Ou au moins [url=http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16064.html]Combien de jours[/url] (en faisant totalement abstraction du contenu, bouleversant, mais ce n’est pas le but de l’exercice.)
En tout cas chapeau bas et bon courage !
Excellent texte!où les lettres se détachent puis se reforment différemment.
Vincent change un peu l'angle de vue et nous présente une variation du texte de Denis.
C'est tout aussi beau, tout aussi réussi.
Bravo Vincent !
Sans être poète, je ne peux être que charmé par tant de délicatesse et ce flot si entrainant.
Je mettrai en exergue les descriptions particulièrement réussies.
Une bien belle illustration de ce que permet la Licence Art Libre.
J'ai aperçu un deuxième rebond, signé Lembaumeur.
J'y vais de ce pas.
Une belle réponse au texte de Denis avec des images splendides !
je vois ces moments mis en images dans un film, disons ''Les muses de St. Tropp''