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Critiques reçues par Arthur Rimbaud
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Un sale gosse, oui ! M...
Un sale gosse, oui ! Mais quelle incroyable modernité, quel avant-gardisme dans l'écriture.
Un autre monde ...
Une autre vision ... des textes assez hypnotiques qui nous entraînent dans un, des ailleurs ...
" ... des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse."
Un véritable bijou que...
Un véritable bijou que ce recueil, taillé dans le langage, par un orfèvre qui en connaissait les secrets intimes.
S'il y en avait deux à emporter avec moi : enfance et aube.
Quel sale gosse !... e...
Quel sale gosse !... et quel génie !
A lire ABSOLUMENT si on veut comprendre l'entreprise de Rimbaud.
Enfin ! Trouver cette...
Enfin !
Trouver cette oeuvre majeure sur ILV est un vrai bonheur !
A lire et à relire !
Bonne question Melina...
voyons, un agitateur de 17 ans qui mélange le latin et l'argot comme qui rigole, qui maîtrise la forme classique mais s'en amuse en allant plus loin que Victor Hugo quand il s'agit de "disloquer ce grand niais d'alexandrin"...
Un garnement qui ne tardera pas à laisser tomber le ver pour écrire des poèmes en prose...
Mais ce poème "Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs", comment oublier que Rimbaud l'a écrit pour se moquer du pauvre Banville, trop coincé à son goût...
Oui, comment aurais-je accueilli Rimbaud ?
Peut-être comme Verlaine !
Il faut bien que je dé...
Il faut bien que je défende Arthur.
1) Il écrivait en 1870 et non en 2009.
2) Il écrivait de la poésie et non des histoires.
3) Pour cette poésie en particulier, le vocabulaire horticole n'est pas gratuit. Il vise, justement la surenchère.
Et Rimbaud n'a jamais été vocabuleux et est tout à fait abordable par quelqu'un comme moi qui a peu de vocabulaire et de culture. Contrairement à d'autres postérieurs (non, je parle pas de culs), comme un certain GA, pour ne pas le citer (il risque de se vexer).
Ce qu'on dit au poète à propos de fleurs
un discours trop soutenu pour les "critiques" de Laura Parpillon.
Clin d'oeil : si Arthur était venu sur ILV de son vivant... comment l'auriez-vous accueilli ?
... " On est pas sérieux quand on 17 ans..."
http://www.youtube.com/watch?v=8xiXfLXtsT4
Il y a quelques mois, ...
Il y a quelques mois, une jeune femme qui avait lu Flaubert avait lu aussi Rimbaud. Alors je l'ai rencontré. J'ai pris une claque et c'est pourquoi je suis ici.
Tout a commencé comme ça, par ce premier écrit :
Avec Rimbaud
Une nuit que je vais déboire à mon auberge,
Je prends, en compagnie, les pages du Voyant.
Que de sa langue impie et de l’alcool émerge
Un prompt dérèglement de mes sens ! En avant !
Enluminons le vide amusant de ce ventre
Craquelant sous le poids d’un trop humain désir.
Zutons ensemble, fiers qu’en ma voix se concentre
Le cynisme glacé des âpres souvenirs.
De ces bulles de bière, acrostichons ces princes
Hideux. J’en connais un bouffonnant et benêt.
Composons-lui un beau sonnet, à quatre pinces.
Tu diras les quatrains, je dirai les tercets.
Moi aussi mon ami, je pisse sur ces dingues
Porte-flingues d’autel : Bonne-sœurs, curetons.
Levons mon verre à tous ces cons que tu dézingues
A charges arrondies. Mon bel ami, buvons !
Mais au lieu de trinquer, tu scandes monologues:
Sauvage mexicaine et carillons aussi,
En la rue orgiaque, un ego un peu rogue,
A qui veut bien le jouir au ventre de Paris.
D’une exquise menteuse (et classique pimbêche)
J’aimerais te conter, comment à ses genoux
Je fus nu et crasseux. Mais face à toi je pêche !
Débite ton refrain, commence mon courroux !
Par exemple le A, je le voyais bien jaune,
Caracolant en tête et le cou serti d’or.
Tu ne veux pas débattre en face d’un béjaune ?
Je m’en vais, contre toi, dérégler ça dehors !
Dehors, l’air est limpide en nos nez faméliques.
Allons donc de ce pas les emplir de poisons
Assassins. Fi du diable ! Ô déesses antiques,
Caressez de vos seins nos fumeux horizons.
Et nous dormirons nus devant la préfecture.
Et nos dos engourdis par la fièvre des mots
Ne souffriront jamais des futiles gelures
Que crachent curetons, pimbêches et idiots.
Ô Rimbaud, Marabou de mes sens, « tu » n’est autre
Que papier noirci. Reviens donc en ces temps
Où l’ennui me dévore à plein feu, que soit nôtre
La nuit que nous boirons de l’automne au printemps.
JBM
Depuis, j'en ai trouvé des Rimbauds. Ils n'ont pas son génie mais ont la flamme tout autant.
Merci.
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Ce recueil ne me semble pas chronologique, c'est bien dommage. Ma préférée : "l'orgie parisienne ou Paris se repeuple"
A quand "une saison en enfer" et surtout "les illuminations". Je vous livre un court passage de ce dernier que je relis régulièrement :
"Cette idole, yeux noirs et crin jaune, sans parents ni cour, plus noble que la fable, mexicaine et flamande ; son domaine, azur et verdure insolents, court sur des plages nommées, par des vagues sans vaisseaux, de noms férocement grecs, slaves, celtiques.
À la lisière de la forêt - les fleurs de rêve tintent, éclatent, éclairent, - la fille à lèvre d'orange, les genoux croisés dans le clair déluge qui sourd des prés, nudité qu'ombrent, traversent et habillent les arcs-en-ciel, la flore, la mer.
Dames qui tournoient sur les terrasses voisines de la mer ; enfantes et géantes, superbes, noires dans la mousse vert-de-gris, bijoux debout sur le sol gras des bosquets et des jardinets dégelés - jeunes mères et grandes soeurs aux regards pleins de pèlerinages, sultanes, princesses de démarche et de costume tyranniques, petites étrangères et personnes doucement malheureuses.
Quel ennui, l'heure du « cher corps » et « cher coeur »."
L'enfance, I
je refuse de noter Arthur !
mais alors je note le commentaire ci-dessus,
25/10 pour syhemalik...
J'adhère à 1000000000000000000.../100 !