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Critiques reçues par Francine Ségeste
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Scandale de la poésie.
Oui, c’est vrai, Frelon Noir fabrique des merveilles avec de l’horreur. C’est un des miracles et des scandales de la poésie. Ne pas se voiler la face : ce recueil parle de corps mutilés, suppliciés, bombardés. Comme « Corps irradié d’ailleurs », mais c’est le sien, et là, l’amour semble vaincre la mort.
D’après « Mémoire de la mer », on sait que l’auteur, de la guerre, n’a connu que les bombardements et peut-être, dans le Limousin, les règlements de compte entre le Maquis et les supposés collabos. Elle a dix ans en 45, donc elle écrit au moins 20 ou 30 ans plus tard. Mais entre temps elle a lu des livres, vu des films sur ce qui s’est vraiment passé, et surtout sur les guerres suivantes (Algérie, Viet-Nam). C’est donc une reconstruction artistique, comme Guernica qu’elle cite, mélange d’impressions d’enfance et de savoir d’adulte, sublimé par la poésie.
Un ami poète (qui reconnaît que Ségeste vaut du bon Eluard) a contesté ce que je dis plus haut (« plus fort que les poèmes de guerre d’Eluard »). Faut que je relise Eluard. Mais Eluard écrivait sur le coup, il est mort 7 ans après la fin de la guerre. Charlotte Delbos a écrit « Aucun de nous ne reviendra » , livre magnifique sur Auschwitz, mais 25 ans après. Faut-il un délais pour l’alchimie artistique ? ( cf Baudelaire « Car j’ai de toutes choses extrait la quintessence/ Comme un parfait chimiste et comme une âme sainte/ Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »).
Chère Francine, j'a...
Chère Francine,
j'ai longtemps hésité à t'écrire par ce canal d'ILV... S'inscrire, trouver un pseudo etc...
Je voulais d'abord te dire que j'aime lire tes histoires, et surtout j'ai aimé cette histoire de maison de tes parents. Les maisons qu'on quitte sont les nôtres et ne sont plus nous, et écrire sur les maisons permet qu'elles restent quand nous n'y sommes plus.
Je voulais aussi te dire comme j'admire ton courage d'écrire et de publier. C'est très impressionnant. Parfois, je n'ose pas te lire, comme si je lisais une histoire privée.
Ce n'est pas la même chose de lire une biographie d'une inconnue et de lire les mémoires d'une personne qu'on connait.
Je voulais aussi te dire que beaucoup de gens me demandent de tes nouvelles, et que je réponds "elle écrit, elle publie, ça lui donne la force de supporter la douleur". Je t'admire beaucoup, vraiment.
Encore et toujours de ...
Encore et toujours de la magie. Autant dans la forme que dans le fond.
Je trouve ce conte superbement écrit, avec de belles images très poétiques. Beaucoup de réalisme très évocateur, des descriptions subtiles dans leur précision et toute une ambiance festive qui s'épanouit sous nos yeux.
Jusqu'au rejet final du "vulgaire", le non initié... Qui transforme ces héros féériques en incompris solitaires.
Et toujours, un enfant porteur du message à capter.
Un conte des temps modernes.
Et probablement, énormément de travail sous cette apparente fluidité d'écriture.
bravo Francine.
Lu su papier
Ce fut ma première lecture sur la plage. Une lecture assez rapide et prenante. Tout au long du livre (livre journal), l'auteur nous délivre et nous ouvre nos portes à nos souvenirs. Les questions se posent et ne trouvent pas de réponse. Mais où vont donc nos souvenirs ? Nous qui ne sommes pas encore atteints de cette maladie, sommes-nous réellement en pleine possession de nos souvenirs? Ou sont-ils comme ces vagues qui s'échouent sur une plage après une longue dérive au large ?
Le titre se comprend tout au long du livre, on retrouve cette mère perdue dans la mer de ses souvenirs. Par vagues parfois l'un d'eux s'échoue sur le rivage jusqu'à ne plus être qu'une mère, une mer immense et sans côte...
Pour ne pas gâcher la lecture, la plume est aussi de grande qualité. Très littéraire pour un journal, mais cela nous laisse poindre l'âme du poète...
Merci pour ces maux livrés à tous.
A bientôt sur d'autres vers
Hé ! Hé ! J'ai lu...
On ne peut demeurer indifférent à ces poèmes.
des poèmes profonds su...
des poèmes profonds sur la cruauté du monde. Très suggestif. Certaines images me donnent la chair de poule.
N'est-ce pas là tout l'art du poète ?
Bravo Francine : même si j'ai horreur de tout ce qui touche à la guerre, j'ai quand même lu jusqu'au bout, emportée par les mots.
une très belle histoir...
une très belle histoire je trouve. Ecrite sur la simplicité des mots ou plutôt des sons. La magie des sons (devenus des mantras ?"
C'est réaliste et poétique et surtout, d'une grande originalité.
J'ai adoré : "la nuit est enfermée dehors".
J'ai beaucoup aimé. Je vais lire les autres.
Des poèmes d'âme : pro...
Des poèmes d'âme : profonds, pudiques et touchants. Avec toujours en filigrane un nuage d'espoir.
J'ai adoré : "l'amour est l'ouvroir de la mort".
Je trouve que c'est bien écrit, délicat malgré les descriptions très suggestives. L'évocation d'une fin rejoint la foi d'un commencement, ailleurs.
Et moi aussi, j'y crois.
Ce recueil de poème est, à mon avis, un moment d'harmonie paisible, un retour sur soi-même plein de réalisme mais aussi de sérénité.
Je vais lire les autres.
j'aime cette poèsie......
j'aime cette poèsie...
Les vers sont si vrais, si frais, si purs...
Ils donnent un sens à l'humain !
Ils expriment si bien la clarté d'un coeur !!
Que dire de plus ?
Il suffit de les lire....
Merci Francine Segeste pour ce si joli moment de lecture....
amicalement
bruno
Leçon 1 : S’écouter écrire
Intéressant commentaire de Brian : « l’auteur s’écoute écrire ce qui transparaît à la lecture ». Je pense en effet qu’un poème doit être lu à haute voix, et que donc vraisemblablement les poètes se « disent » leurs textes et « s’écoutent écrire ». Flaubert (qui est aussi un maître du style) avait son « gueuloir » pour tester.
Personnellement j’essaie toujours, pour « comprendre » un poème, de deviner comment l’auteur l’aurait lu (on a déjà discuté de ça sur un forum, mais j’ai la flemme de chercher où. Quelqu’un suggérait même de faire entendre sur ILV la voix des auteurs…)
Plus intéressant encore, Brian, qui a visiblement fait le même exercice, trouve dans « L’Ange debout » des « associations qui écorchent les tympans ». Je partage cet avis, et j’aurais aimé que Brian donne ses exemples, pour recouper. Moi, je les avais perçues comme volontaires, ces assonances brutales, et comme dit mon alter ego Lancelot un peu plus haut, il y a là, par rapport à « Lucioles de sang » par exemple, des aspects durcis, « masculins », reflétant une période d’engagement (guerre d’Algérie ? 68 ?)
Du coup Brian n’aime pas . « C’est une question de goût ».