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Critiques reçues par Francine Ségeste
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Jocate emprisonnée
Quand j’ai eu fini de mettre en ligne ce roman, j’ai demandé à Francine : « Mais comment peux-tu avoir écrit quelque chose d’aussi terrible ? — Oh, mais ce n’est qu’un roman, ce n’est pas moi du tout… C’est une vie qui est venue en recouvrir une autre, et puis ça c’est vissé. »
Quand même. Un écrit aussi personnel, une telle intimité de l’auteure avec ce personnage de « Médée par amour névrotique », écrit avec une telle puissance, ne peut pas ne pas avoir de résonance personnelle.
Bien sûr, sous cette forme, le roman a été écrit pendant la durée du cancer de Francine (entre 2003 et 2007). Mais les poèmes de cette époque, « Corps irradié », irradient justement de courage et d’optimisme.(http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16523.html)
Bien sûr, ce roman est le développement d’une des nouvelles de « Cité des solitudes », « La fenêtre » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page25.html#page). Il reprend la même anecdote, mais la développe en étude minutieuse, hallucinante, de la lente dérive d’une « mère célibataire » qui ne s’en sortira pas.
D’où vient donc la nouvelle initiale ? Francine était alors active dans le Groupe Femmes du XIIIè arrondissement de Paris, qui essayait de monter une crèche parentale. En faisant du porte à porte, elle est tombée sur une femme écrasée par ses taches de mère, et l’homme qui était avec elle a interdit à Francine de revenir. De cette anecdote est née la nouvelle, vers la fin des années soixante-dix. Oui, ce genre d’histoire « arrive », comme au temps des Fantine et des Petits Poucets.
Est-ce qu’elle aurait pu arriver à Francine, cette histoire terrible qui s’est « vissée » sur une histoire qui aurait pu être ? Oui, objectivement (l’authenticité des détails du récit en témoigne). Non, parce que justement Francine a vécu l’histoire qu’elle voulait vivre, avec ses enfants, avec les hommes qu’elle a aimés. Et elle l’a même théorisée dans « Jocaste délivrée » (http://catalogue.cdeacf.ca/Record.htm?idlist=1&record=19160882124919880649) , bilan de son expérience de féministe et de mère de 4 enfants. Un livre où elle explique comment une mère est normalement « suffisamment bonne » pour ses enfants, que le père biologique compte moins que le triangle d’amour qu’elle parvient à construire avec son enfant et un ou d’autres adultes, parent biologique ou non, homme ou femme, pour peu que cet adulte sache exalter la mère en tant que femme devant l’enfant.
Derrière la dynamique terrifiante de ce roman, je crois que se cache une sorte de parabole inversée, le contre-exemple de « Jocaste délivrée » : un destin « raté » de femme (et non de femme ratée), toujours menaçant. Un livre aussi nécessaire donc que « Mémoire de la mer » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14491.html).
c'est émouvant de réal...
c'est émouvant de réalisme et de sincérité.
L'histoire d'une femme, qui me semble bien névrosée, défile comme un train ordinaire. Un ordinaire fascinant par son apparente vacuité qu'il suffirait d'approcher autrement pour en faire une merveille de petits bonheurs quotidiens.
Mais, toujours centrée sur elle-même,Léa en est-elle capable ?
Très bien écrit, je trouve. Avec beaucoup de finesse dans l'analyse.
Touchant sans être mélo.
J'aime beaucoup.
Que nous révèlera la suite ?
des mots qui émergent ...
des mots qui émergent de ces plongées solitaires...
Des mots d'une femme...
des mots dont on ne sort pas indemne !
bouleversant d'authenticité !
merci Francine Segeste
Superbe, terrifiant ! ...
Superbe, terrifiant ! Un ton très juste, une histoire extraordinairement prenante. Quelle magnifique écriture !
"l'abîme originel", su...
"l'abîme originel", superbe expression.
Je la ressens amicale, maternelle, même.
Rassurante pour qui a fait le chemin, avant.
Très beau poème que je trouve particulièrement émouvant. Et plein de profondeur, comme d'habitude.
Toujours aussi émouvan...
Toujours aussi émouvant et d'une grande profondeur.
Sans vouloir la comparer à qui que ce soit, j'aime incontestablement tout ce que j'ai lu de Francine Segeste jusqu'à présent.
Et, en tant que néophyte, le lien que je ressens entre ses oeuvres (si toutefois il y en a un) serait son art de raconter la condition de la femme, souvent si malmenée et considérée par l'homme ou la tradition comme un objet dont on va s'emparer.
Alors oui. Personnellement, je ressens peut-être ce que d'autres sont incapables de ressentir : le silencieux désespoir de ces femmes asservies. Et je comprends leurs choix pour échapper à cette non-existence qu'on veut leur imposer.
Je me sens très proche de Francine Segeste.
A cela s'ajoute son style d'écriture qui, à mon avis, respire autant le talent que la maturité.
Une belle oeuvre !
je lis très peu et, de...
je lis très peu et, de toute façon, rien des écrivains dont vous parlez.
Mais, en toute simplicité, je peux dire que cette nouvelle m'a touchée.
Peut-être parce que je suis une femme ?
Je comprends tout le cheminement suggéré de Maryssa qui renonce à tout parce qu'on lui a tout pris.
Très symbolique, très imagé, tout en nuance et très pudique, comme d'habitude chez cette auteur(e) que je ne connaissais pas non plus mais que j'apprécie beaucoup de découvrir.
En plus d'un style agréable et sensible, j'y trouve toujours l'originalité du quotidien, une vision très subtile de l'ordinaire et une façon de raconter qui, moi, m'émeut beaucoup.
Sujet devenu banal, oui peut-être. Mais existe-t-il encore quelque chose qui n'ait pas déjà été écrit ?
Et si la difficulté n'était pas justement de réécrire le banal ? En lui redonannt un second souffle ?
A mon avis, dans cette nouvelle, c'est le cas. Et c'est réussi.
Très beau livre.
Très beau livre. L'émotion y est forte mais contenue. Pas de pathos et pourtant le sujet s'y prêterait. Voir la quatrième de couverture. Compte -rendu réaliste et poétique d'un naufrage à travers lequel se dévoile la personnalité de la narratrice. Elle retrace ses errances en voiture à la recherche d'un indice qui redonnerait vie à la mémoire de sa mère, elle note les changements survenus dans la ville et la détresse de certains de ses habitants. On pense aux derniers livres d'Annie Ernaux et de Henry Bauchau. Poignant et léger à la fois tant par sa composition (un récit divisé en courts tableaux d'une ou deux pages) que par son écriture dépouillée et si incroyablement juste.
Combien de jours ?
A la lecture de ce poème, en ce moment, c'est une prémonition qui se dévoile. Envie de répondre par une autre poésie...
Et puis non, ce ne sera pas une poésie.
La poésie est pour le moment trop occupée à veiller au dessus de sa couche.
A ses débuts sur ILV, ne sachant pas son état, alors que moi-même je ne comprenais pas trop ce qu'un certain Lancelot faisait en idolâtrant tant cette auteure, bien avant d'avoir fait légèrement connaissance avec F Ségeste, je lui ai envoyé des missives par MP parce qu'elle n'avait pas répondu aux suggestions que je lui avait fait sur certains de ses poèmes.
Et savez-vous la réponse que j'ai reçu?
Le choc !
Elle s'excusait auprès de moi !
Pour cause d'hospitalisation il lui était très pénible et difficile d'avoir accès au net. Par contre une fois son accès repris, je recevais une réponse à chacune de mes remarques. Et je commençai à découvrir une amoureuse de la poésie.
Je n'ai pas connu Ségeste mais j'ai connu ses gestes.
J'ai lu cette femme qui se désespère de figer ses souvenirs voyant dans quelle mer ils peuvent aller à la dérive en accompagnant sa mère.
J'ai lu les nouvelles grises, non noires mais grises de sa cité des solitudes.
J'ai parcouru rapidement, trop rapidement sa poésie et regrette à présent de savoir que je ne pourrai pas m'entretenir avec elle de cette poésie autre que la mienne, plus libre et pourtant si pleine de rigueur.
Et j'ai vu son écriture, celle qui ne ment pas et qu'on laisse sur papier avec de l'encre, oui elle m'a dédicacé un livre et j'ai vu cette écriture si souffrante que j'en ai eu peine à lui avoir demandé une dédicace.
Et si j'écris cela aujourd'hui, c'est pour qu'elle sache avant de faire le grand voyage qu'une trace d'elle va rester en moi et que même si je ne suis rien, ce n'est pas rien du tout.
Sincèrement et
à bientôt sur d'autres vers
Mon propre commentaire a été supprimé à ma demande...
... par l'administrateur du site, pour ne pas ajouter à une polémique qui a assez duré, même si je réprouve aussi cette manie d'utiliser ILV pour se livrer à des attaques ad hominem.