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Critiques reçues par Francine Ségeste
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Je découvre par hasard ce roman, en furetant sur le forum.
J'ai lu. Tout. J'y ai retrouvé une et les femmes, je m'y suis retrouvée, cette chose qui peut s'exprimer de mille manières différentes et qui pourtant est nouvelle et unique à chaque fois. Etrange impression d'un rassemblement au-delà des mots.
Et puis l'écriture d'un journal, comme un journal.
Tout "comme". Avec des qualités littéraires qui ne gâchent rien.
Merci pour ça.
Est-il besoin de mettre 1/10 à une oeuvre d'un auteur parce que t'es pas contente ? Tu changeras jamais ! Tu pollues ILV.
Si j'en crois les commentaires de Sonia Quemener et de Agnès Andersen, leur avis est très favorable à cette oeuvre. Leur pseudo ne souffre d'aucune présomption de "camaraderie" visant à surévaluer une oeuvre.
C'est l'oeuvre, et non les commentateurs, fussent-ils suspectés d'être partisans, complices ou de carton qui doit être estimée à un juste avis.
Cette note est une atteinte à la règle, et s'attaque à l'auteur comme à l'oeuvre.
Un commentaire peut aussi être incendiaire en étant écrit posément. On n'a pas à régler des comptes ainsi...C'est anti-ILVien
Lisez, relisez et faites lire « la femme à la fenêtre », témoignage si fluidement, si précisément, si férocement écrit, mais sans le moindre reproche à qui que ce soit. Si vous êtes un homme, vous découvrirez « le continent noir », ici lumineux grâce au courage et à la grâce de Francine Ségeste. Instruisez vous.
Et si vous êtes femmes, n’ayez plus peur de votre solitude, de votre drame si bien habillé, si bien caché, si courageusement déguisé et ce depuis des millénaires. Ce livre remet si tendrement, si élégamment, si tragiquement en question l’image judéo-chrétienne de la maternité, l’image machiste de l’amour féminin. Quel courage et quel succès, tant de mythes détruits par ce petit bout de femme, ces petits bouts de femmes : l’héroïne et son auteur ; A diffuser d’urgence pour que commence à diminuer le malheur.
Si Francine vous était contée, Jost, elle ne pourrait mieux résumer ce qu'elle est et vit par ses mots : "Déjà la mort s'avance...La vie véhémente Ne souffle mot
D’un corps elle n’a que faire Du monde elle s’émerveille." Elle n'ose pleurer et moi j'ai du chagrin, un gros chagrin pour elle, pour sa souffrance silencieuse et pour son amour de la vie.
J'ai rencontré Francine sur un plateau de télé, animé par un idiot, entourée de femmes écrivains. Moi, je n'avais rien écrit du tout, je témoignais sur la difficile relation mère-fille. Il s'est passé quelque chose de si fort entre Francine et moi que j'en suis encore toute surprise et émue. Les autres écrivaines me snobaient mais ce n'était pas grave, car je venais de faire une rencontre unique qui passait par les mots vrais et les silences.
"Du monde elle s'émerveille"... nous nous sommes émerveillées dans une complicité sans lendemain, juste par le bonheur de savoir que l'autre existe. Quel délice !
Aussi ses poésies cognent dans mon âme comme un écho aux amours de sa vie. Avez-vous déjà vu ses yeux ? Plus grands, plus beaux que jamais dans ce corps décharné par ce foutu cancer. Alors, lisez ses poèmes et vous saurez combien ses yeux ont l'immensité de la mer(e).
certains vivent avec les lézardes de leurs vies, d'autres les quittent ou sont poussés à les quitter pour ne pas avoir à les affronter. C'est ainsi que j'ai perçu cette cité de nos solitudes...
C'est un peu comme rêver de partir, faire ses valises et les poser sur le quai en regardant le bateau s'éloigner dans un impossible rêve. Destins sans jugement lus d'une traite dans le train...avec un réel plaisir.
Les avions qui frôlent Longjumeau m'agacent parfois, mais il y a un je-ne-sais-quoi de familier dans cette ville qui me touche. Maintenant, je sais ; c'est l'ombre de Francine, de son enfance, de ses errances qui a imprégné cette délicieuse cité.
A chaque fois que je m'y retrouve pour donner mes cours, je sens son souffle de vie et c'est sûrement elle qui m'inspire. Voilà une mère qui a eu bien de la chance d'avoir eu cette fille là qui écrit avec tant de délicatesse !
Quand j’ai eu fini de mettre en ligne ce roman, j’ai demandé à Francine : « Mais comment peux-tu avoir écrit quelque chose d’aussi terrible ? — Oh, mais ce n’est qu’un roman, ce n’est pas moi du tout… C’est une vie qui est venue en recouvrir une autre, et puis ça c’est vissé. »
Quand même. Un écrit aussi personnel, une telle intimité de l’auteure avec ce personnage de « Médée par amour névrotique », écrit avec une telle puissance, ne peut pas ne pas avoir de résonance personnelle.
Bien sûr, sous cette forme, le roman a été écrit pendant la durée du cancer de Francine (entre 2003 et 2007). Mais les poèmes de cette époque, « Corps irradié », irradient justement de courage et d’optimisme.(http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre16523.html)
Bien sûr, ce roman est le développement d’une des nouvelles de « Cité des solitudes », « La fenêtre » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14045-page25.html#page). Il reprend la même anecdote, mais la développe en étude minutieuse, hallucinante, de la lente dérive d’une « mère célibataire » qui ne s’en sortira pas.
D’où vient donc la nouvelle initiale ? Francine était alors active dans le Groupe Femmes du XIIIè arrondissement de Paris, qui essayait de monter une crèche parentale. En faisant du porte à porte, elle est tombée sur une femme écrasée par ses taches de mère, et l’homme qui était avec elle a interdit à Francine de revenir. De cette anecdote est née la nouvelle, vers la fin des années soixante-dix. Oui, ce genre d’histoire « arrive », comme au temps des Fantine et des Petits Poucets.
Est-ce qu’elle aurait pu arriver à Francine, cette histoire terrible qui s’est « vissée » sur une histoire qui aurait pu être ? Oui, objectivement (l’authenticité des détails du récit en témoigne). Non, parce que justement Francine a vécu l’histoire qu’elle voulait vivre, avec ses enfants, avec les hommes qu’elle a aimés. Et elle l’a même théorisée dans « Jocaste délivrée » (http://catalogue.cdeacf.ca/Record.htm?idlist=1&record=19160882124919880649) , bilan de son expérience de féministe et de mère de 4 enfants. Un livre où elle explique comment une mère est normalement « suffisamment bonne » pour ses enfants, que le père biologique compte moins que le triangle d’amour qu’elle parvient à construire avec son enfant et un ou d’autres adultes, parent biologique ou non, homme ou femme, pour peu que cet adulte sache exalter la mère en tant que femme devant l’enfant.
Derrière la dynamique terrifiante de ce roman, je crois que se cache une sorte de parabole inversée, le contre-exemple de « Jocaste délivrée » : un destin « raté » de femme (et non de femme ratée), toujours menaçant. Un livre aussi nécessaire donc que « Mémoire de la mer » (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre14491.html).
c'est émouvant de réalisme et de sincérité.
L'histoire d'une femme, qui me semble bien névrosée, défile comme un train ordinaire. Un ordinaire fascinant par son apparente vacuité qu'il suffirait d'approcher autrement pour en faire une merveille de petits bonheurs quotidiens.
Mais, toujours centrée sur elle-même,Léa en est-elle capable ?
Très bien écrit, je trouve. Avec beaucoup de finesse dans l'analyse.
Touchant sans être mélo.
J'aime beaucoup.
Que nous révèlera la suite ?
des mots qui émergent de ces plongées solitaires...
Des mots d'une femme...
des mots dont on ne sort pas indemne !
bouleversant d'authenticité !
merci Francine Segeste