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Critiques reçues par Pétronille Memphis
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Je n'ai pas dit que c'était semblable à Mozart, Picasso, ou Proust, mais que comme ces grands noms, il y avait un quelque chose d'assez inexprimable - ce que je pense qu'on pourrait appeler talent =) (après j'ai fait l'amalgame avec le génie, ne sachant trop la définition de l'un et de l'autre...)
Téléchargez et imprimez ce texte puis rendez-vous dans le grenier. Asseyez-vous près du coffre familial et commencez votre lecture à la lueur d’une chandelle.
1ère mouvance (les premières quarante pages) : le classique ou Lise, nouvelle Clarissa Dalloway
Cette œuvre pourrait se confondre avec celles du XIXème, si ce n’était la date de naissance de l’héroïne. Balzac, Flaubert, puis Zola, évoquaient admirablement les états d’âme. Pétronille a son style bien à elle. Je pense, en particulier, à la modernité et à la gouaille de son héroïne. Pétronille semble surtout regarder, comme elle le signale, du côté de Virginia Woolf ou de Wilde (qu’elle a mis comme favori). Avec ces « Souffrances de la Jeune Lise » (j’arrêterai là les références), version une femme aime une autre femme, comment ne pas saluer un tel respect de la littérature. L’amour qu’elle attache à cet art transpire de ces pages. Un travail d’écriture remarquable : l’image évocatrice, le mot juste, aucune répétition malvenue.
Un exemple : Pétronille utilise l’expression : « j’aime penser » puis, trois pages plus loin, nous avons le droit à « elle caressait l’idée ». Ce sont les petits détails qui font les grandes Œuvres.
Ce type d’écriture comporte des risques, le premier, révélé par l’auteur, est d’être pédant, l’autre, que je vois, est d’être trop dans la contemplation. C’est une affaire de goût. Dans un monde, toujours plus rapide, toujours plus tape à l’œil, ce texte pourra en rebuter certains. D’autres en aimeront, la réflexion, l’introspection qu’il propose mais aussi son humour abrupt et cruel. J’en fais partie.
Deuxième mouvance : le moderne ou Lise se rapproche de Septimus Warren Smith
L’héroïne s’impatiente, son langage et le rythme de l’histoire s’en ressentent. Ce que le texte perd en qualité littéraire (le mot « cool » fait tache, les dialogues avec Thomas sont moins élaborés), il le gagne en humour noir (cf. le passage dont sont tirés « Fragments »).
Je ne résiste pas à l’envie de vous donner cette petite perle ; un baiser langoureux selon Lise : Tu me colles du chaud de la viande morte énorme dans la bouche c'est dégueulasse.
Si vous regardez l’âge de cette écrivaine, vous comprendrez à quel point la valeur n’attend pas le nombre des années. Alors, si Pétronille est comme bon le vin, je lui souhaite longue vie.
peut-être pas assez pour un éditeur, certainement pas assez pour invoquer Mozart, Picasso et Proust. Mais la référence à Woolf est assez jouissive. ;)
En tout cas il se passe quelque chose par ici.
...et le respect.
rien à dire de plus
c'est vachement drôle,continuez, c'est dommage que ça s'arrête
poignant. sensuel. Dans une certaine tradition symboliste, la fin est très réussie, merci
Autant pour Mac Do, j'ai des doutes, autant pour Pétronille, je le dis haut et fort : c'est tout ce que j'aime. De vraies qualités littéraires, un humour féroce et subtil, des références majeures ..., j'en passe et des meilleures.
Ah ,la jeunesse n'est plus ce qu'elle était ...
Bon là, je vais noter sur mon agenda : lire l'original (ouai, je sais, j'ai un AGENDA, moi mademoiselle). Dommage, que l'on ne puisse acheter le talent, tu serais riche (enfin, parles en à Momo Lière, tu réussiras pt'êt à lui soutirer quêquchose).
Non seulement la voix, les voix s'affirment au fur et à mesure des chapitres ajoutés, mais le rythme et les atmosphères prennent le lecteur pour ne pas le lâcher.
Il y a également des trouvailles de forme particulièrement réussies car trouvant parfaitement leur place dans le récit.
A chaque relecture, j'en reste soufflé.
Et je mesure l'écart qu'il y a entre un auteur et un écrivain.
Lise Deshoulières est une oeuvre d'écrivain.
qu'après les combats ridiculs de nos comms on peut aller lire des textes comme celui-ci. Heuresement il y des mots et heuresement il y en a des magiciens qui savent jouer avec
j'applaudis très lentement, sans bruit, longtemps
Toujours aussi bon. Le texte gagne en rythme, sans perdre sa langueur caractéristique. Je suis persuadé que cette oeuvre trouvera éditeur à son pied une fois achevée. Grand talent.