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Critiques reçues par Dolce
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frais, accrocheur, sans prétention, pas du Grrrrrrrrand Arrrrrrrrt, il y a tant de blabla avant qu'en rajouter, je ne suis aps écrivain "à peine", pas une grande peine, "écrivant". cela fait voyager, sourire aussi, un côté Bridget jones(sans l'avoir lu)
Nous avons beau savoir que cela perdure, de temps en temps, ce genre de texte nous remet les idées en place .... Et comme disait les Poppies : Non non rien a changé, tout tout a continué hey hey
J'aime toujours autant l'écriture de Dolce. Et je suis à fait d'accord avec le commentaire de Clopine sur le ton à fois très subjectif et drôle de cette nouvelle. J'aime beaucoup le début où le personnage glisse lentement et dicrètement dans l'ivresse par ennui. Le tiraillement entre le plaisir et la culpabilité est très très bien évoqué. En tout cas, du vécu en ce qui me concerne :) L'argument "on n'a qu'une seule vie" est tellement magique et d'une telle mauvaise foi : très drôle !
Je trouve aussi que le glissement du léger d'une fête de fiancailles au sujet plus grave des droits de la femme est écrit avec une très grande adresse et finesse. La prise de conscience progressive de la narratrice de la situation est vraiment très fluide et naturel.
J'aurais juste un petit questionnement sur la fin qui me semble trop pirouette pour moi. Pendant toute la fête de fianciailles, j'ai l'impression que seule l'incrédulité empêche le personnage de se révolter ouvertement. Par contre, au moment où elle apprend de la bouche de Thabo qu'il s'agit bien d'une pratique sérieuse et usuelle en Afrique du Sud, le personnage semble perdre son sens critique et accepter la coutume sans broncher. Le rapide changement de point de vue du personnage m'a surprise et du coup ne m'a pas semblé vraisemblable.
Bref, bravo Dolce !!
Je suis une très très grand fan de ce style : en tout cas sur moi, ça marche à chaque fois :)
Mistigri
C'est bizarre, mais je pense exactementle contraire d'Emily Ned, la première commentatrice. Je trouve en effet que ce récit "anecdotique" ne prend toute sa force paradoxale que par le côté resserré de l'écriture. A mon goût, il faudrait même que Dolce raccourcisse encore le début (le passage de l'église...) pour en arriver à deux seules scènes : la première avec les trois personnages, la Française candide, les Pères, les futurs mariés, la seconde, la Française et son pote-collègue, le tout très vite, très incisif pour en arriver à la pirouette finale.
Et je ne trouve pas du tout qu'il y ait des tons disparates. Le style Dolce, c'est au contraire un "ton" -mélange de subjectivité assumée et d'humour- unique, et fort plaisant.
Et puis le fond de l'anecdote est en effet assez stupéfiant. Ca me rappelle des débats des années 80 avec des étudiants étrangers -marocains, sénégalais - tous, la main sur le coeur, se déclarant féministes, mais avouant, au bout de deux heures de discussion, qu'ils n'admettraient qu'une vierge quand ils se marieraient, de retour au pays...Donc, l'histoire rigolote de Dolce a des arrière-plans "sociaux" qui pourraient faire réfléchir certains, et j'aimerais bien lire une réaction d'un membre de ces "élites" noires sud-africaines, travaillant à l'ONU, à cette lecture. IL faut du courage, en effet, pour aller contre l'angélisme ambiant qui commande d'encenser les pratiques sociales, du moment qu'elles proviennent de groupes sociaux "opprimés" et qu'elles s'habillent des oripeaux de la "coutume" !!!
Dernière question, subsidiaire : dans sa nouvelle, Dolce indique que les pères sont de hauts fonctionnaires, au travail international. Et je me gratte la tête : où vont-ils donc mettre les vaches ?
Clopine Trouillefou
L'idée de confronter deux éthiques est sympa. L'ambiance exotique pour un lecteur français l'est aussi. Le tout est pas mal rendu, mais je trouve deux choses regretables : la chute est bien trop rapide. En outre le retournement est raconté avec trop de légérté pour paraître franchement réaliste. (on dirait du Tyne O'Connell, c'est trop fantasque à mon goût pour un sujet aussi riche).
Autre chose, il y a plusieur registres de langue dans ce texte. Le mélange est en général délicat à gérer, ici, il pourrait être amélioré. Il est délicieux quand on passe du discours de la narratrice à celui des pères. En revanche, au début le "nonobstant" choque, "malgré" irait aussi bien.