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Critiques reçues par Hervé Devereaux
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Elaguez, désherbez, trop d'adverbes, trop lourd, trop pompeux...On coule dès le début.
Superbe et si vrai ...
une oeuvre à lire en période électorale, faites le avant d'aller voter dimanche
Je vais donc me contenter de copy/paster (à ne pas confondre avec "antipasto") un des commentaires qui résume parfaitement ce que je pense de "L'instant".
[citation]
Cette nouvelle me fait penser à "Les morts de Ben Baxter" de Robert Scheckley. Plusieurs mondes parallèles, plusieurs façons de mourir. Je n'ai pas relu cette nouvelle de Scheckley depuis longtemps mais la structure de cette nouvelle m'y fait penser.
Peut être pour cela que je n'ai pas été désorienté par la structure de l'histoire. Encore une bonne nouvelle d'Hervé Devereaux.
Commentaire posté par Krys TOFF le 22 novembre 2006 à 10h30
[/citation]
Et, une fois n'est pas coutume, je vais radoter. Hervé Devereaux est un auteur à suivre. De près. De TRES près.
Etrange, très étrange texte dans lequel j'ai trouvé des rythmes décalés, comme quelque chose qui se déglingue, qui fout le camp, qui part dans tous les sens, comme une musique sans harmonie, cassée, ou une danse désarticulée.
L'histoire prend bien, en tout cas.
Je suis surprise de ces décalages, mais j'aime être surprise.
Si je peux me permettre :
Page 2 : elle engloutit (et non elle engloutie).
Il y a plusieurs idées intéressantes dans cette nouvelle :
- la non-linéarité du temps (pas mal le jeu de mots "yah-weh" = "y'avait" à ce sujet),
- la notion de 2 types de gens (ceux d'Avalon et les autres, mais les autres ne semblent pas tous savoir qu'Avalon existe),
- la possibilité de voir les traces "d'essence des gens" sous forme de pierres précieuses par le biais de champignons hallucinogènes, un peu comme un Longshot (personnage de comics Américain) sous LSD.
Mais l'ensemble du texte est assez déroutant au départ car on passe d'un personnage à l'autre sans s'en rendre bien compte et ce n'est qu'une fois passé plusieurs pages que toute la structure de l'histoire prend sa cohérence.
En fait, il faut passer outre la perplexité initiale pour vraiment entrer dans le texte.
Dommage enfin que la nouvelle soit trop courte : comme pour "L'écrivain", on distingue au final un univers SF propre à l'histoire à partir duquel un roman est possible. Alors, c'est pour quand ce roman ?
Je l'ai imprimé pour arriver à le lire, mais malgré tout ce texte n'est pas facile d'accès. Cette nouvelle a sans doute nécessité un gros travail, notamment au vu des références scientifiques énoncées et des constructions de phrases, mais il reste difficile à lire.
Je l'ai relu deux fois et je reste toujours perplexe bien que le texte dégage une certaine force, une atmosphère à la fois froide (c'est le côté scientifique) et chaude (c'est le côté des ressentiments de personnage).
Un texte étrange à lire à tête reposée et sans être dérangé en tous cas.
Ah le papier, le vrai, le jauni.
Celui qui fait vibrer, les généalogistes, les écrivains, les lecteurs ...
Votre boutique me rappelle certaines boutiques de bouquinistes, c'est là, tout près, génial.
Cette histoire démarre très bien mais me laisse un goût d'inachevé. Il retrouve le plaisir d'écrire, mais ensuite ? J'espère une suite, pas forcément un roman, mais au moins une suite, une nouvelle plus longue.
Quelle réaction du vieil homme dans sa boutique ? Quelle(s) réaction(s) du public ? Quel(s) impact(s) sur la société décrite dans l'histoire ? Quelle vie ensuite pour l'auteur ? Il y matière à développer cette histoire. Je t'y encourage.
Second commentaire pour signaler que j'ai écrit "Scheckley" au lieu de "Sheckley" dans mon commentaire précédent et apparement il n'est pas possible de modifier les commentaires...