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Critiques reçues par Carla Bruni
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Un petit texte qui vaut le détour...
Un grand détour, mais quand même ! Quand on a soif, on a soif. Il faut par contre garder assez de patience et de retenue pour goûter. Si je comprends bien la morale de l'histoire...
Et alors, vous l'avez ...
Et alors, vous l'avez ou pas encore cette âme ? Je pense qu'il me faut une suite...
Yesterday, all my trouble seem so far away
J'ai apprécié ces poèmes sobres, y compris dans leur lyrisme.
I wanted to tell how m...
I wanted to tell how much I enjoyed the third opem ("A Song"), its solennity and sense of peace, of gratness. The others did not touch me.
Délicatesse et légèret...
Délicatesse et légèreté rare, qui est celle du vent, et du vide, ou peut-être d’un dieu disparu dans l’écologie, je veux dire, un dieu de l’Automne.
Un dieu, ça ne vient pas comme cela, ça s’évoque, car autrement, on ne le retient pas, comme un poème, en somme, qui le laisse voir : c’est une invocation :
seul vient dans le visible, vers nous, seul se montre ce qui est invoqué, avec des mots droits, et convenants.
Si tu ne parles pas, il ne vient pas, le dieu ; si tu ne l’invoque pas, il ne se montrera pas. S’il n’est pas invoqué, tu ne pourras plus l’évoqué.
Certes, il est déjà là, il n’a pas besoin de nous ; mais il n’est pas un objet. Il s’adresse à toi, mais c’est dans l’invocation qu’il t’enveloppe et te protège :
Autumn
you come
enfolding me in wings
of gold and crimson
Lui, il vient le dieu de l’Automne, dans toute sa magnificence, il se suffit, pendant que Toi, tu étais absente, cherchant ailleurs ce qui était là :
While I
dreamed only
of glory.
Puis, dès lors qu’il a été invoqué, c’est à peine si l’on peut oser, le décrire, mais toujours délicatement : il n’est toujours pas objet, il est sujet, il est le sujet de l’automne, il est un dieu.
Si l’on cesse de l’invoquer,donc, il cesse, vire à l’objet, se fait nature écologique.
Là, Tu le décris bien, mais comme un personnage, comme un personnage de roman, c'est-à-dire bien réel, pr^t à s'incarner.
Et puis, on le sent bien, quelque chose de toi passe en lui, entre les branches, et c’est là peut-être un personnage qui à son tour pourra te voir, t’accueillir auprès de lui.
Nature qui est intérieure, l’intérieur de Toi, aussi, l’une en l’autre en un seul dieu :
your dark berries hold joy
and hunger
still stronger
Oui, les "berries" sont bien les siennes, les berries de l’automne, tout comme l’ensemble de ses parures, de ses costumes, de ses fruits, et de son vin.
L’automne est en eux, et il est aussi derrière ; il n’est pas complètement eux, il n’est pas complètement la vigne, le vin, les berries : il y a de la place pour Toi, pour que ton corps aussi soit comme ses fruits, qu’il fasse partie du dieu, qu’il en soit une part.
Et voilà, c’est bien cela, on peut y entrer maintenant, « dans » l’Automne, il nous le permet.
C’est seulement en apparence, que l’on passe de l’invocation à la description : on sent bien, toujours, ici, que la nature, que l’automne ne sont pas des objets à décrire, et, ce qui est très intéressant, pas même des tableaux, ou bien, des tableaux, des peintures dans lesquelles on entre :
Fountain
where I draw
the living word
Sands of escaping
hours
Time past
transparent
as dawn
breath
of the valley.
Toi alors, Carla, tu t’installes en elle, dans la vallée. Tu respires avec elle. L’automne est habité, tout autant qu’il t'habite. Il a été invoqué, et il vient : Tu es Là.
Oui, alors seulement tu peux décrire, comme de l’intérieur, comme si tu étais Lui :
Certain lives
intertwine
persistent as the vine
Et maintenant, alors, il va peut-être t’aider, le dieu :
The awakening day
wears your face
ever new
You hold in your hand
the captive bird
to be delivered
by my words.
Car les mots de Toi, sont aussi les siens, et il libère ce corps bien au-delà des autres.
En vérité je vous le dis, le paganisme n’est pas mort, avec Carla. Vous l'excuserez sans doute, s'il parle anglais.
et finalement, :
"Oui, lecteur, innombrables sont les poèmes de joie ou de chagrin qui se sont gravés successivement sur le palimpseste de votre cerveau, et comme les feuilles des forêts vierges, comme les neiges indissolubles de l'Himalaya, comme la lumière qui tombe sur la lumière, leurs couches incessantes se sont accumulées et se sont, chacune à son tour, recouvertes d'oubli(...)Charles Baudelaire
et...
le pathétique.
je veux dire que je ne puis le lire en passant
sans m'arrêter pour dire que je l'aime. Il y a des textes qui nous parlent au-delà de la langue et alors nous sommes obligés de leur faire un signe. Je ne suis pas une spécialiste de la langue anglaise alors, je ne puis me permettre d'analyser. Simplement le feeling... et la douceur.
une chanson douce pour femme douce
... A gentle woman... très tendre et mélancolique, cela ne se comprend pas : la mélodie tout simplement : je suis obligée de dire que j'aime.
feeling... or not poetry...
Grumpyman
He was a nasty nervous noob
who deeply dug his tomb
with a stone made of tears
turned into ice
and there buried
was his mind
C'est sympa l'anglais (j'y comprends rien). On peut dire plein de choses mignonnes qui ont l'air belles (et vice versa).