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Critiques reçues par Virginie Népoux
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Parfait. Notons au passage que les "jours" de la Genèse ne sont pas des jours solaires puisque le soleil n'est créé que le quatrième jour... je crois.
Il s'agit donc de "périodes", au sens géologique.
Mon avis :
Juste un point important : Je ne critique pas la génétique, la biologie, les sciences du vivant, mon point de désaccord est uniquement fondé sur la théorie de l’évolution telle qu’elle est encore enseignée dans les établissements scolaires. Je milite pour le retrait de cet enseignement, car il est infondé et fausse la réflexion des élèves qui n’ont pas encore forcément l’esprit critique propre à réagir à de telles inepties.
Il est remarquable de constater la suffisance des spécialistes des théories darwinienne. Par comparaison, louons la modestie dont font preuves les physiciens qui eux s’étonnent tout les jours quant à la nature de la matière. Ils ont construit un système remarquable pour placer toutes les particules (Quarks, Leptons, Bosons) découvertes depuis 50 ans et appelé « Le Modèle Standard ». Seulement à la lumière des dernières découvertes ce fameux modèle prend l’eau de toute part. Eh bien, ils le remettent en question et ne s’acharnent pas à le maintenir en l’état contre vent et marré. Voilà comment la science progresse, les tenants du darwinisme eux restent figés sur des idées que Darwin lui-même avait du mal à interpréter … il a laissé cela aux générations futurs !
Quelle patience ! quelle abnégation !
Avant de lire votre document (ce que je vais m'empresser de faire... lentement), surpris par le nombre de commentaires, j'ai commencé par lire ceux-ci. Comment parvenez-vous à répondre à Zénon? Pour ma part, je ne comprends rien à ce qu'il prétend expliquer: abondance de fautes, phrases déstructurées, affirmations gratuites, et "je crois / je ne crois pas"... J'ai l'impression de retrouver mes Témoins de Jéhovah familiers... Allez, bon courage. Et moi, je vais réviser la biologie en lisant votre texte.
@ laziz Les croyances
Les croyances on la vie dure mais pas autant que le têtes des croyants .
Les croyants de tous les pays unissons nous !
TienS ce n'est pas facile, voir c'est impossible.
ALLEZ
Darwin akbar !!
Je viens de tourner la dernière page...
Voilà un livre à mettre entre toutes les mains ! Je craignais au départ de me perdre dans les méandres de la génétique et au final, simplement expliqué, avec des exemples très concrets et familiers, ce livre m’a permis de dépoussiérer mes quelques notions de l’évolution du vivant.
En outre, j'ai particulièrement apprécié la postface de Tadeusz Kawecki.
Une lecture à recommander, sans hésiter !
vous avez une fervente admiratrice
en la personne de Sonia Traumsen !
Alors, je suis venue sur ses indications (elle n'a laissé aucun commentaire sauf erreur de ma part ?).
Je serai brève :
Prenons le résumé pour commencer :
" Ce texte s'adresse en priorité aux gens qui n'ont pas de connaissances particulières en biologie (cela signifie déjà que nous ne pourrons absolument pas juger de votre travail puisque nous n'y connaissons rien de rien et que votre seul argumentation est insuffisante à nous instruire, n'est-ce pas ?), et à ceux qui "ne croient pas en l'évolution" ("l'évolution" est-elle un dogme, une religion, quelque chose à quoi nous devons ou pouvons croire ?) , car il est important de comprendre avant de porter un jugement (qu'est-ce que le jugement vis à vis de cette croyance dont vous venez de parler ? Quant à comprendre, s'il est nécessaire de comprendre pour apprendre, je ne crois pas que cela le soit toujours pour croire ?).
(et voilà que votre dernière affirmation infirme ce que vous avez dit précédemment):
La science n'est pas affaire de croyance, mais de raison".
Je n'en suis qu'au tout début de ma lecture et voilà déjà de nombreuses questions soulevées.
Je reviendrai, mais je ne sais pas si je pourrai commenter à chaque fois de la même manière...cela risque d'être un peu long.
Et je ne note pas car je ne possède pas les moyens scientifiques de juger ni même d'évaluer votre travail.
Je comprends
Vous choisissez votre cible, dans un format que vous choisissez. Peut-être que je vous demandais de faire ce que j'ai la flemme de faire... Mais vous, dans un autre livre de poche en effet ?
Adapter notre stratégie à notre environnement (idéologique)
Chère Ancolie
Excusez moi d’avoir été un peu rapide, j’avais lu d’une traite sans prendre de note sur les numéros de pages, tant votre papier est passionnant.
Ma première remarque visait la page 13 : « C'est à dire que si un caractère permet à un individu d'avoir une descendance nombreuse, mais l'amène à mourir jeune (mais après sa reproduction), il sera sélectionné. Pourquoi? C'est mathématique : un allèle qui permet d'avoir une descendance nombreuse, étant transmis à cette même descendance, lui permettra à son tour d'avoir une descendance nombreuse. » Ca donne l’impression que seule existe la stratégie r. Or justement les expériences de Thomas Tilly soulignent l’importance de l’environnement sur ces paramètres d’histoires de vie.
Il me paraît important de le dire à votre boulangère, qu’il existe une stratégie K, et que ça dépend de l’environnement, car c’est celle que pratique consciemment l’humanité (je ne savais pas qu’elle partageait cette stratégie avec certains de nos cousins bicontes de la filière verte, merci), ça s’appelle « transition démographique » et votre boulangère, voire certains enfants de 15 ans, peuvent en avoir entendu parler et seront choqués par cette phrase de la page 13. De là à ce qu’ils se mettent à croire au « dessein conscient » ;-)….
De même vous expliquez très bien la sélection « paysanne » (cas des éleveurs de chien) et la sélection naturelle par dérive/sélection, à plusieurs pages de distance, mais j’aurais aimé un paragraphe où les deux sont rapprochées et opposées aux manipulation génétiques. J’ai un copain qui a dirigé au Génopole le séquençage du blé. Il me dit « moi, je ne fais pas de politique. À partir de ce que nous avons fait, on peut faire évoluer la plante par sélection ou par génie génétique, ce n’est plus notre affaire ». Il a théoriquement raison, mais en général le génie génétique de va pas coller dans une plante un allèle qui y est déjà, mais un gène qui n’y était pas (cas célèbre : le maïs Bt, c’est à dire avec un gène du Bacille de Thuringe). Or si le monde vit en équilibre depuis des millions d’années avec des organismes ayant leur stock d’allèles se mangeant les uns les autres, on ne sait pas ce qui va arriver si l’homme introduit comme ça dans la nature des « chimères » inconnues. Ce n’est pas la seule critique à faire sur les OGM, mais je pense qu’en France il n’est pas inutile de mettre un petit paragraphe contre la propagande « les manipulations génétiques, c’est juste de la sélection médicalement assistée »
De même, la notion de coévolution des espèces est en effet dans votre texte, mais sa puissance ne me semble pas assez soulignée vue l’importance sociale du phénomène. Aujourd’hui l’humanité non seulement provoque une « grande extinction des espèces » mais ce qui reste est de moins en moins sauvage. D’où ma remarque sur le marronnage (cf aussi le paysagiste Clément), avec bien sûr le débat de « espèces invasives », comme la taxifolia échappée d’un aquarium qui est en train de bouffer toute la Méditerrannnée, et l’Ibis Sacré qui, échappé d’un zoo, est entrain de bouffer tous les œufs des espèces endogènes des estuaires atlantiques français, alors qu’il est lui-même espèce protégée. Je ne pense pas que ces deux espèces aient déjà muté, mais les questions « invasifs/marronnages » sont souvent mélangées dans l’esprit des boulangères qui ont affaire aux chats de gouttière , lesquels ne sont pas une espèce différente des chats domestiques, alors que le chat africain (l’origine) et le chat furieux crétois (le marronné) ne sont (probablement) pas des « chats ».
Ok bien sûr pour « convergence = cas particulier d’une série de mutations sélections ». Mais nous sommes au pays de Lamarck, et certains croient que les phénomènes de convergence morphologique (qui semblent une adaptation directe et « acquise » à une niche écologique) vengent notre Lamarck contre cet anglo-saxon de Darwin. Ben non, mais ça mérite d’être expliqué. En plus, une fois qu’on a dit aux enfants de 15 ans que les cétacés (baleine, orques et dauphins) qu’ils voient au cinéma n’étaient pas des poissons, contrairement aux requins, mais des mammifères, qu’on a expliqué aux boulangères que les crocodiles étaient plus proches des oiseaux que des varans, il faut expliquer pourquoi ils se ressemblent quand même (dauphins et requins, varans et crocodiles). Où sont les pattes arrières des baleines ? et leur nageoire codale elle vient d’où ? (Plus profondément, les biologistes m’agacent parfois un peu parce qu’à force ils font tant de micro qu’on ne voit plus la macro-évolution, qui est beaucoup plus « adaptativiste ». Ils ont raison sur le comment, mais ils oublient un peu le « pourquoi », ou plutôt n’en parlent pas assez.)
Sur le melon : ne confondriez-vous pas Theillard de Chardin et Bernardin de Saint Pierre (cf Wikipedia) ? Dans la bataille qui vous tient à cœur contre les créationnistes, nous n’avons pas intérêt à mépriser de possibles alliés.
Vous l’aurez compris : nous n’avons pas la même boulangère et elle ne me pose pas les mêmes questions. Comme elle me sait écologiste, elle s’intéresse plus à l’évolution des écosystèmes complexes. Comme elle me sait législateur, elle me demande la différence entre l’obtention d’une variété d’une espèce végétale (le blé) et la manipulation génétique de cette espèce. Et comme je suis européen, elle me pose plutôt des questions sur les débats qui font rage en Europe (même si je sais qu’en bien ou en mal les USA sont souvent les précurseurs de ce qui va se passer en Europe).
Et comme vous me paraissez très douée pour expliquer, je préfère vous laissez la parole pour lui répondre.
Très cordialement
"Expliquée aux nuls"...
…... aurait peut-être évité le problème de la boulangère, mais peut être les droits sur les titres ainsi construits font-ils déjà l’objet d’un dépôt de brevet (grrr…)
En tout cas bravo !! c’est excellemment raconté, et… très bien illustré.
Vous demandez dans vos annonces des propositions d’amélioration et corrections ! mama mia ! à part vous et vos collègues , qui peut en faire , sinon par « on dit » ? quant à l’adaptation aux enfants de 15 as, c’est à eux qu’il faut demander…
Mes « on dit » :
- la théorie de survie des gènes telle que vous l’énoncez pose que sont toujours selectionnés les trajectoires de vie « plus de naissances, même si vies plus courtes ». Les expériences de Thomas Tully sur ces petites bêtes blanches qui vivent dans la terre des pots de fleurs (berk) montrent que ça dépend un peu de l’environnement. Et ç’aurait été l’occasion de souligner qu’une des spécificités des espèces rationnelles comme Homo sapiens (et peut–être d’autres) c’est qu’elle peuvent influer consciemment sur leur propre évolution.
- Dans le même ordre d’idée, il aurait été amusant de souligner que l’évolution des espèces dépend de la pression d’environnement, donc de celle des autres espèces. Ainsi, l’irruption du protestantisme dans une vallée suisse, alors qu’une vallée voisine restait catholique, a fait qu’elles ont renoncé à se rendre à la même foire. Du coup les souris de ces deux vallées se sont retrouvées isolées les unes des autres et en moins d’un siècle ont formé deux espèces séparées (souris catholiques et souris protestantes en somme) ! De même on sait que l’allèle « blé tendre » était contenu dans les graines de l’Antiquité, mais les humains ne se sont pas préoccupé à l’époque de sélectionner le blé tendre (ils avaient sans soute d’autres sélections à faire avant sur le blé dur).
- Plus généralement, les bilogistes devraient rappeler aux boulangères que la convergence des formes par sélection d’environnement peut être plus déterminante que l’évolution au hasard. Ainsi, comme l’apparition des mammifères précède la formation de l’Atlantique, on a des mammifères des deux cotés qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau (lesquelles il est vrai sont plus différentes qu’il n’y paraît) alors que leur phylogénétique est très différente (les taupes…)
- La tripartition de l’arbre de vie que vous donnez est contestée. Comme la grande majorité de la biodiversité est inconnue, certains pensent que les « archées » sont un fourre-tout, plus différentes entre elles que ce qui les sépare des eubactéries.
- Un petit paragraphe sur le marronnage (l’apparition d’espèces sauvages à partir d’animaux domestiques, qui explique la présence de mammifères sauvages dans les petites îles comme la Crète) aurait été d’autant mieux venu que vous partez de l’exemple loup-chien. (cf aussi la discussion de « qu’est ce qu’une espèce indigène dans une ile très récente », voir http://lipietz.net/?breve310, onglet « Biodiversité »)
- Vue l’actu européenne, il aurait été intéressant de pousser les explications, plutôt que sur le créationnisme, sur les différences entre évolution naturelle, sélection « paysanne » et OGM.
- La critique du « dessein conscient » est féroce et juste mais porte sur des versions fortes (mais fortement bêtes) de cette idée. Le christianisme ne s’oppose pas majoritairement à la théorie darwinienne, il pense simplement que le dessein conscient du créateur était de laisser évoluer les choses jusqu’à l’Homo sapiens. Et encore : Theillard de Chardin, prêtre et paléontologue du début du siècle dernier, qui employait explicitement des concepts téléologiques (« l’évolution doit converger vers une créature semblable au créateur ») était extrêmement souple dans sa propre pratique paléontologique. On peut dire qu’il est l’ancêtre de la théorie de l’évolution en « rateau » (il disait « en feuilles d’artichaut ») : il n’excluait pas que plusieurs hominidés conscients et potentiellement « croyants » puissent avoir coexisté. Ce que l’on admet aujourd’hui : les néandertaliens n’étaient pas des homo sapiens, mais commerçaient avec eux (ils se faisaient aussi la guerre, mais ça , ça n’a rien d’original) et pratiquaient l’art et la religion, et on vient de trouver une troisième espèce contemporaine de la notre dans le même cas (mais isolée sur une Ile indonésienne).
- Etc, etc, etc. Vous savez sûrement tout ça, et c’est votre choix de ce qu’il est important d’expliquer à votre boulangère ;-)
Y a un truc que je ne comprends pas, c’est l’article me semble-t-il similaire avec le titre « Je ne crois pas en la confiture de fraises » en catégorie « Humour ». Si on lit les commentaires, on a bien l’impression pourtant qu’ils parlent d’un texte très différent ? C’est mon Firefox qui déconne, ou vous avez fusionné les deux articles ?
A part une boulangère qui n'a pas aimé...
Bonjour,
A part une boulangère qui n'a pas aimé le titre, peut-être n'a-t-elle pas de sens de l'humour.
Peut-être aurais-tu du appeler ce texte : "l'évolution expliquée aux canards et aux poissons" pour faire plaisir à d'autres...
Evidemment un sujet comme celui-ci pose un problème, celui du néo-créationnisme sous toutes ses formes. Cette croyance qui ne repose que sur des textes religieux écrits il y a plusieurs siècles et parfois plusieurs millénaires par des hommes sans connaissance scientifique, textes eux-même destinés à des hommes sans connaissance scientifique.
Il n'est pas étonnant d'avoir des réactions négatives, et c'est bien de susciter le débat.
La théorie de l'évolution, est tirée d'abord de l'observation et est confirmée par la génétique.
Qu'ont donc à dire les créationnistes à part que les résultats sont faussés par un dieu omniscient ? Un peu de sérieux.
Bravo pour ce boulot.