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l'insupportable constat de l'anéantissement de la nation française et des idéaux républicains qui l'animent
Publiée le 30/01/2010 sous licence Creative Commons by-nc 2.0
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Idéaux désarmés
M. huétantpis, vous répondez sans me prévenir… Pas d’inquiétude, je crois que vous ne connaissez pas ce site où vous publiez. En tout cas, jusqu’à maintenant, vous me plaisez. Une intelligence qui se débat pour assurer sa cohésion face à l’inattendu adversaire me donne toujours quelques satisfactions. C’est si rare. Les gens comme vous ne s’exposent pas en public, généralement, en l’occurrence sur les forums virtuels. C’est un aspect démocratique qu’ils répugnent, à tord ou à raison. Voilà un art que je ne connais pas aux français. Les intellectuels fuient les lieux de discussions. Jamais vous ne les entendrez s’exprimer face aux questions inquisitrices, de peur de voir leurs convictions si enracinées dans leur dogmes se faire défoncer. Ou d’être simplement ridiculisés.
Par exemple, vous me faites sourire lorsque vous écrivez : « Je juge coupables ceux qui refusent à nos enfants l'enseignement et la maîtrise de la langue française, ceux qui crient au génie à tous propos et taisent Socrate, Aristote, Descartes, Pascal, Montaigne, La Bruyère ou Molière, Camus, Malraux, Baudelaire ou Rimbaud et tant d'autres, …» On voit que vous ne m’avez pas lu. Ou alors, vous êtes encore meilleur que je le crois. Du moment qu’il n’y a pas de tribunal et de vexations pour le coupable, je vous écoute avec plaisir. (Et puis, Socrate et Aristote, z’étaient pas français, monsieur. Vous auriez dû comparez avec leurs émules si vous en avez en tête. Ne me dîtes pas que vous êtes fiers d’un Charlemagne. . .)
Je vous rassure tout de suite, ne prenez pas mes commentaires trop au sérieux. Je suis, comme expliqué dans ma présentation biographique, out of place. Je n’appartiens à aucune tradition. Pour moi, le monde est pourri, barbare. Je m’oppose, sans prosélytisme, à ceux qui veulent en faire un idéal civique, par patriotisme ou pour asseoir, au fond, leur religion sectaire sous couvert de psychologie et autre démagogie. (Allez donc lire ma dernière publication sur le sujet, c’est une lettre à Francesco Alberoni: http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre28680.html
Mes objections devrait vous servir à une meilleure compréhension de ce monde; un monde que vous craignez tant mais que vous ignorez insouciamment dans votre intense préoccupation à sauvegarder un patrimoine suspect. Sinon, je vous renvoie à mon dicton de prédilection : Autant en emporte le vent.)
Vous me demandez si moi aussi je crois à « l'exception de l'homme dans le règne animal? » Je ne sais pas ce que signifie cette expression. Je réponds tout de même, devinant… : Évidemment que je crois l’homme radicalement différent des singes, des éléphants, des pingouins, mais aussi des arbres et des carottes. Chaque espèce est exceptionnelle. En outre, pour allez plus loin et que vous compreniez mieux ma position, à mon sens la planète Terre n’est pas « une exception » dans l’Univers. Bon, j’arrête, puisque je n’ai pas vraiment compris cette formulation.
« Vous semblez choqué à l'idée que l'homme ait inventé ses dieux » Comment pourrais-je l’être? c’est ce que j’ai toujours entendu, ce qui est enseigné. Personnellement, je trouve ça enfantin. Comme l’enseignement de l’évolution, lamarckienne ou darwinienne. Toute l’idée est une espèce de conte, simpliste au boute comme disent ici les Québécois. Les hommes ont inventé les dieux… Monsieur huetantpis, quels hommes, quels dieux?? Donnez des noms, que l’on sache de quoi on parle, où l’on se situe, dans le temps et l’espace. Les mots, les noms, c’est important, vous le savez. Si vous décidez de porter des jugements péremptoires sur les croyances des peuples et des civilisations antiques, alors vous devez bien connaître votre sujet. Parce que je vous y attends dans cette béante solitude où seules la poésie et la science-fiction s’aventurent encore, sans conviction et avec balourdise. Vous pouvez en lire un exemple encore tout chaud sur ces forums où des auteurs dédient leurs talents à la prière, religieuse, mais posent comme postulat, qu’elle n’a aucun pouvoir spirituel; ils font ça juste pour le fun. (J’essayerai de vous trouvez la référence exacte.)
De quelle fratrie je me réclame? Là, vous allez mieux comprendre : je suis un déraciné (ça frôle l’anarchiste.) D’abord, je ne suis pas français, je ne l’ai jamais été et je vis au Canada. Je suis Canadien sur mes papiers.
Pour ce qui est de votre « richesse », je vous félicite, sincèrement. J’appelle ça : du bon karma.
Et vous concluez : « A force de la délaisser, a force de l'oublier, elle s'imposera à nouveau. »
C’est magique!
Adieu, Laziz